Bon parfois, pas la peine de traquer les détails, de dénicher des indices, les pochettes et les noms de groupes sont suffisamment explicites pour qu’on pige du premier coup.

Ainsi, avec les russes de BESTIALITY BUSINESS, pas de grosse tromperie sur la marchandise, on s’attend à du bon gros Brutal Death des familles, et on se retrouve avec un Death à tendance Grind assez épais, et donc, la logique étant respectée, tout le monde est content et on peut y aller.

Quinette d’Ufa (Snike - guitares/chœurs, Immortal – lead, Beast – chant, Blasthate – batterie et Rakoth – basse), créé en 2011, les BB ont donc pris leur temps pour accoucher de leur première œuvre, qui prend donc les traits d’une abominable grosse bestiole cornue qui dézingue tout sur son passage. Sacrée cover cela dit en passant, au trait aguicheur et aux tons vert pale séducteurs, et d’ailleurs, un poil plus fine que la musique qu’elle dissimule.

De ce côté-là, rien à craindre, le Death est roi, et rien que le Death, ce qui fait de Rise of the Beast la énième sortie de l’année 2016 dans le créneau.

Photos promo en compagnie de molosses, mines patibulaires de colosses, pseudos à l’avenant, on sent que les mecs ne sont pas là pour plaisanter. En effet, ils ne badinent pas avec l’amour, mais tronçonnent un gros Death tout ce qu’il y a de plus balourd, qui rappelle les DISMEMBER, SUFFOCATION en moins technique et bourrin, et mille autres références entre 1990 et demain.

Aucun désir de s’émanciper des règles, juste de proposer une musique efficace et violente, qui toutefois ne dénigre pas offrir quelques riffs plus accrocheurs que la moyenne.

Belle ambiance délétère, atmosphères parfois putrides, le contexte est travaillé, et le rendu assez pointu. On pense d’ailleurs parfois aux origines du genre (« Grave Water »), même s’il est difficile de dater les influences de ces barbares.

Evidemment, on subit une rythmique à la double grosse caisse triggée à outrance, ce qui rend les passages les plus rapides assez indigestes, mais c’est une figure imposée alors autant l’accepter.

D’autant plus que lorsque les gaillards ralentissent le tempo, ils versent dans le Death bien costaud, et nous jettent même en pâture quelques thèmes sans usure (« Doomsday »).

Ardu de disserter sur une musique qui est produite pour être ressentie et non expliquée…Signalons tout de même une plutôt bonne production, qui évidemment exagère les graves mais rend hommage aux médiums, et qui sait mixer le chant pour ne pas le placer trop en avant.

Précisons aussi que le chemin choisi par les amis de l’est emprunte les sinuosités d’un Death US matiné de rugosité suédoise glaciale (« Knock on Your Door », avec un solo plus MORBID ANGEL que nature), que les textes semblent se vouloir un poil provocants et violents (« My Lovely Axe », « Vagabonds Mass Execution »), que parfois la basse semble pouvoir se faire une place au soleil de la morgue (« My Lovely Axe », un des meilleurs découpages du lot), que le quintette ne laisse jamais traîner les choses plus de quatre minutes et quelques (le final « Outro », qui en est effectivement une avec son Dark Ambient grouillant qui fait trembler les pansements sur les plaies encore béantes), et que nous avons même droit à un tube de l’impossible, qui lacère un riff bien charnu pour mieux le découper de syncopes pointues (« Vagabonds Mass Execution », avec toujours cette basse qui claque et virevolte).

Quelques exigences tirant sur un Thrash Death assez clair (« I Want »), et je pense le bilan exhaustif dans un registre de Death sanglant et rampant.

Mais vous le savez comme moi, il vous faudra écouter Rise of the Beast pour vous faire votre propre idée, et envisager les dangers encourus à observer cette grosse bête se réveiller.

Mais en substance, ce premier album des russes de BESTIALITY BUSINESS n’est pas désagréable pour occuper une petite demi-heure bancale, sans pour autant bousculer l’ordre Death bestial bien établi.

Un LP qu’on écoute et puis qu’on oublie, et qu’on remet un jour d’ennui parce qu’on a oublié de quoi il s’agissait.

 On demandera un peu plus de témérité la prochaine fois, sous peine de continuer l’édification d’une discographie anonyme.


Titres de l'album:

  1. Infant-Devil's Incarnate
  2. I Want
  3. Doomsday
  4. Grave Water
  5. Knock on Your Door
  6. My Lovely Axe
  7. Hungry Death
  8. Vagabonds Mass Execution
  9. Outro

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par mortne2001 le 03/03/2017 à 12:26
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