Comme chaque année, la saison des festivals débute gentiment avant Juin, avec les quelques grosses affiches qui pointent le bout de leur nez en Europe et ailleurs. 

Mon mois de Mai devait être pal mal chargé notamment avec le Netherlands Deathfest, le Courts of Chaos et le Pitfest. Malheureusement le premier a pas su me convaincre, alors que j’ai fait les trois éditions précédentes : une affiche trop maigre pour mes goûts et beaucoup trop de déjà vu. Le second quand à lui, a perdu une de mes principales et unique motivation, AGENT STEEL. Il me restait donc que le Pitfest, festival avec une affiche ultra alléchante.

Mais l’aventure n'était pas simple ! En effet, le petit festival d’une capacité de quelques milliers de personnes (d'où le fatidique sold out une poignée de semaine avant le début des hostilités) n’est vraiment pas facile d’accès. De plus, son camping, payant, était lui aussi sold out… Mais grâce à l’aide de l’équipe du festival, j’ai pu me dégoter une place, par chance !
Situé à l’autre bout des Pays-Bas, en pleine campagne, pour y accéder il m’aura fallu un enchaînement de pas moins de deux bus et trois trains, ainsi qu’une petite session de stop. Mais l’effort en valait la peine face à ce petit week-end de deux jours !

VENDREDI 24 MAI

C’est donc la quatrième édition du festival, et cette année, c’était vraiment un best of de groupes légendaires de la scène Metalpunk ! En effet pendant deux jours, c’est une avalanche de crust, de thrash, de hardcore, de grind… avec quelques exclusivités !
Nous arrivons dès la première heure de l’ouverture du camping (11h pétante), afin d’entamer une sieste et de se réveiller doucement au son de TOXOCARA, quatre heures plus tard.
Je me dirige donc sur la zone concert, collé littéralement au camping, et c’est donc en deux minutes top chrono que je découvre le lieu. Le site dispose de cinq chapiteaux, afin d’y abriter trois scènes concerts (de capacité différente), un espace merch et un bar central. L’agencement ressemble au Motocultor, mais avec une taille très très (très) réduite.
C’est donc sous la Punkhol (la moyenne scène) que jouent les Hollandais. J’ai déjà croisé leur logo sans jamais avoir prêté une oreille dessus. Pendant 40 minutes (les sets sont copieux pour chacune des formations) le groupe joue un death metal groovy et moderne, entre Aborted et Dying Fetus. Il y a déjà pas mal de monde pour ce début de journée. C’est personnellement pas trop mon truc, je préfère donc passer un peu de temps à découvrir les quelques distros, mais aussi la faune du week-end.
Le public est composé majoritairement de punk (bien déguisé comme il faut) et de metalheads, venu de partout (ça parle Espagnol à côté de moi).

Direction la Skullcrusher (la plus grande scène), avec PROCREATION. Je connais pas du tout, et là aussi c’est pas vraiment mon truc. Une sorte de metal extrême mélodique, avec un fort accent death. Ça me fait penser vaguement à du DEICIDE, mais c’est clairement pas le genre de groupe que je suis venu voir.
Par contre c’est les VARUKERS qui enchaînent, et ça, ça me parle déjà plus ! Véritable légende de la scène Anglaise d-beat / punk, c’est la première fois que j’ai l’occasion de les voir. Le groupe joue anormalement tôt dans la journée, vu son statut, mais qu’importe. Le groupe qui a toujours plus ou moins était dans l’ombre des DISCHARGE va nous ravager et déclencher le premier pit de la journée (moment rare pour un public Hollandais) sur ses parties d-beat. Rat, leader charismatique du combo (qui a aussi fait son bonhomme de chemin chez… DISCHARGE) gesticule sur scène avec fougue, la crête dressée sur le crâne, pendant que le bassiste et le guitariste, pas tout jeunes non plus, chantent quelques refrains.
La d-beat est non-stop, et c’est pas les quelques titres plus mid tempo et punk traditionnel qui vont faire descendre l’atmosphère.
C’est vraiment ambiance “punk”, surtout qu’il n’y a pas de crash barrière. Quelques fans chantent les paroles dans le micro tendu par Rat, qui a l’air très content d'être là aujourd’hui. Le groupe quitte la scène avant de revenir pour nous achever sur un titre.
Grosse énergie et premier bon concert du festival.

Pour la suite, c’est un premier concert sur la plus petite scène, le Crustbus, avec une entrée qui se fait par… un bus ! Je pensais très sincèrement que les concerts allaient se dérouler dedans, mais non, il s’agit juste d’un accès à ce troisième chapiteau plutôt bien caché. Comme la majorité des concerts ici, ils se déroulent en même temps que ceux de la Skullcrusher, il faut donc faire des choix ! Personnellement, j’ai majoritairement opté pour faire 50/50 vu la longueur des sets.
Je commence donc avec VEXATION et son set qui démarre sur de la d-beat, ça commence bien ! Puis les compos prennent progressivement une forme très punk hardcore, moderne et groovy, déjà moins mon truc ! Ça reste relativement très efficace, mais il est déjà l’heure pour moi d’aller voir GOD FORSAKEN sur la Skullcrusher. J’arrive donc en moitié de set pour découvrir le death old school de ce supergroupe qui compte dans ses rangs des membres d’Asphyx, ex-Amon Amarth …
C’est Jonny Peterson (également chanteur de WOMBBATH) qui est derrière le micro avec cette barbe des plus improbable qui lui arrive presque au pied et ses growls ultra grave ! Musicalement c’est le son suédois qui est le plus représenté, très proche d’un GRAVE ou BLOODBATH, entre passage d-beat et ambiance plus groovy et mid-tempo. C’est sympa mais sans plus, le livret présente pourtant le groupe ayant sorti le meilleur album du genre en 2017, ça me semble un poil abusif ! Pour couronner le tout, Jonny nous lance quelques phrases bien beauf comme “lever vos verres pour le metal” ou encore “extreme music for extreme people”... Pas trop mon délire !
Enchaînement improbable avec VITAMIN X, et son backdrop de mickey squelettique. On connaît la chanson si on a déjà vu le groupe en live : thrashcore survitaminé, avec lancé de crocodiles gonflables et de confettis dans le pit. Ca joue “About to Crack” en le présentant comme “le clip à un million de vues”, et ça demande un circle pit et wall of death sur “Get in the Pit”. Marko le chanteur dédicace un titre à ses potes de ACxDC avant de conclure le set dix minutes en avance. Un moment bien fun !

Avant de continuer ce marathon de concerts, il faut préciser que le temps et des plus clément, et la chaleur est très présente sous les chapiteaux. En effet l’air n’y passe pas vraiment, donc c’est vite suffocant, et ça peut altérer l'appréciation d’un concert.
Mais c’est pas un soucis pour le groupe suivant, PRESSURE PACT qui va se révéler être un des meilleurs concert de la journée. J’ai déjà vu le groupe par le passé, et c’est toujours le même constat : punk hardcore old school avec des relents de Oi, proche de la scène des NEGATIVE APPROACH. Ici pas de fun, c’est bien vénère. Ils font office de petites stars locales, à l’image d’un COUPE GORGE par chez nous. Donc le public chante les paroles, il y a même le guitariste de VITAMIN X dans les premiers rangs alors qu’il vient juste de terminer son set ! Le chanteur, et son look à l’ancienne, très “skin” (t-shirt blanc rentré dans le short, Adidas noire, crâne rasé) fait des vas et viens sur scène, ça donne un putain de prestance ! Il se permet même de grimper sur le poteau centrale du chapiteau afin de cracher ses paroles à la foule. Un concert qui respire la passion et la sincérité. 


Changement d’ambiance avec 1914, et son premier concert dans notre secteur. C’est vendu comme un mini événement, alors que personnellement j’avais jamais entendu parler de ce groupe ! Quand j’arrive je découvre des musiciens en chemise blanche, un bassiste à dreadlocks et en kilt et un chanteur chauve et peinturluré de suie dans le pit déguisé en mineur ou soldat de trancher (?). Je comprends pas grand chose à ce qu’il se passe. Entre des samples de guerre, le groupe propose un death mélodique couplés à des breaks doom et un semblant de relent black metal.
Le public slam sur des rythmes lents, il y a des samples de violon… j’arrive pas à rentrer dedans avec tout ça ! Le chanteur remonte sur scène pour le dernier titre, le groupe la quitte sur un sample de chant de guerre afin d’y revenir pour une salutation.
En tout cas il est marrant de voir comment le festival justifie l’attirance du groupe pour la Première Guerre Mondiale en expliquant qu’il n’y a aucun rapport politique, afin d’éviter la confusion… Mais pas aussi marrant que les gars de DISCHARGE derrière moi qui s’enfilent des canettes de bières !

Véritable petit événement que le prochain concert, avec ACXDC ! Le groupe est devenu un des plus populaire de la scène powerviolence moderne, et presque un meme à part entière ! Et ça fait surtout un petit moment qu’il n'est pas venu en Europe. En studio je reste mitigé selon les sorties, c’est surtout ma curiosité qui me pousse à m’approcher de la scène.
Le groupe reste plutôt attendu, enfin je l’espère, au vu de l’immense table de merch que propose le groupe avec une trentaine d'objets à leur effigie.
Premier constat, c’est l’actuel batteur de INFEST derrière les fûts, et j’avais jamais fait gaffe que c’était avant tout celui de ACXDC. Sergio, le chanteur est quand à lui déguisé dans un kigurumi de squelette, c’est vraiment très moche scéniquement. Comme sur album, pas le temps de discuter, ça blast direct, Serigo enchaîne les cris aiguës, pendant que le guitariste fait quelques chants plus graves.
En toute honnêteté je reste de marbre face à la performance, c’est pas fou fou, c’est même limite chiant sur la longueur…. Serguio ironise en lançant un “Ten more songs, Five minutes” avant de conclure le set. Je suis pas convaincu plus que ça !
Changement de style avec OVERRULED qui à la tâche de combler le créneau de ONSLAUGHT qui a annulé sa venue quelques jours avant le festival. Les jeunes Hollandais pratiquent un thrash moderne avec une influence très mélodique. Ils ont l’air pas mal connus dans le coin au vu du public qui vient mettre l’ambiance pendant la prestation (un petit jeune possède même un backpatch fait maison du groupe).
C’est très énergique et sympathique, mais ça reste plutôt générique dans le genre et l'approche heavy me rebute un poil.

Place maintenant à un groupe qui a fait un peu parler de lui dans la scène “grind”, SUFFERING QUOTA. De souvenir l’album sortit en cette fin d’année 2018 était plutôt cool, et mes souvenirs vont se confirmer ici. C’était la grosse violence, avec ce mix de grind/death plutôt sauvage, un chant qui alterne grave et aiguë et un public qui se bastonne.
Pourtant à première vue, le groupe paye pas de mine, entre un bassiste en t-shirt VOIVOD, et un chanteur, tout fin, au look hipster, dans un débardeur BLACK FLAG, on s’attend pas à ça ! Le son reste relativement bordélique, mais tant mieux ! Le groupe quitte la scène 10 minutes avant la fin. Un des rares groupes du week-end qui se rapproche le plus de la véritable définition du grindcore !
Je profite de cette avance de planning pour aller me placer devant ma plus grosse attente du jour, DISCHARGE, que j’ai déjà vu plein de fois, mais qui délivre toujours des sets ravageurs. Comme à chaque fois, c’est un JJ Janiak plein de fougue qui emmène la troupe, et sans surprise c’est tube sur tube ! "The Nightmare Continues", "A look at Tomorrow", "Decontrol", “The End” et le classique des classiques “Never Again” vers la fin de set. Cinquante minutes de d-beat, qui vont nous rappeler qui sont les patrons, et c’est pas la brève coupure de micro pendant le set qui va changer la donne.
Il est quand même à noter l’absence du titre “Why” et surtout, comme à chaque fois, la non interprétation d’un de mes titres préférés, “It’s not TV Sketch”.

Direction une autre grosse attente, VENOM INC, qui reste le VENOM le plus correct à l’heure actuelle sur scène. Mais passer après DISCHARGE c’est pas simple, surtout avec un son vraiment pas terrible comme c’est le cas en début de set. Visuellement c’est encore une fois très moche, comme l’impression de voir les trois hardos du village, avec un Mantas portant un foulard tête de mort de biker sur le crâne, ainsi qu’un marcel du plus mauvais goût et un Demolition Man qui fume sur scène et chante dans la même posture que Lemmy. Ici pas de déco, juste deux plv avec des croix de Leviathan complètement hors propos.
Le début de set est relativement très très chiant, avec je l’imagine des titres du dernier album en ouverture, ou des titres de VENOM plus récent. Le son s’améliore, mais ça décolle pas, il faudra attendre le mid tempo “Warhead” pour réveiller le public. Ça me réveille pas pour autant, il manque clairement un truc ce soir. Je décroche, jusqu'à l’arrivé de “Metal we Bleed” et “The Evil Dead”, les titres les plus efficaces du dernier album en date, malheureusement coupé avec des solos à rallonge pour le second.
Juste après ça commence à devenir le moment best of, avec un Mantas qui mime un wall of death juste avant l’arrivée de “Black Metal” puis du terriblissime “Witching Hour”. Et le set se termine par “Countess Bathory”, sur une note mitigée. En effet, sur une heure de temps de jeu, ça manquait de classique et surtout de peps ! En tout cas il y a eu un poil d’animation avec un mec du public qui est monté sur scène pour embêter Mantas et qui c’est fait virer quelques secondes après.

Changement d'ambiance avec THE REAL MCKENZIES qui va jouer devant une tente bien blindée. Je m’attendais pas à un tel engouement, car il s’agit là du groupe le plus soft du week-end. Loin d'être désagréable, c’est pas forcément mon truc : autant les parties pop punk sont très énergique, autant les relents festifs avec la cornemuse ne me parle pas plus que ça. Le groupe actif depuis 1992 à forcément sa fan base, et les premiers rangs de ce soir chantent les paroles de la plupart des chansons. Je ne connais presque pas ce groupe, qui fait pourtant office d'institution dans le genre, mais j’apprécie le t-shirt GG Allin et le marcel GBH des guitaristes.
Le groupe dispose d’une heure de set, j’en profite pour aller chercher un pull au camping, car la fraîcheur commence à se faire sentir !
Avant dernier groupe de la journée avec SOULBURN qui remplace officiellement l’annulation de ONSLAUGHT. Dans mes souvenirs il s’agit d’un groupe de death metal, sauf que ce soir les Hollandais sont surtout très black metal.
Je m'ennuie profondément, c’est ultra basique et très mou, surtout que la fatigue est présente. Je souligne quand même quelques brefs relents très Primordial pas désagréable. 

Place au dernier groupe de la soirée avant d’aller dormir, avec les Américains de GENERATION DECLINE. J’ai déjà vu leur pochette passer, mais je sais pas vraiment à quoi m’attendre. Il faut imaginer une basse ultra forte, sur fond de d-beat, avec une chanteur qui hurle. Si sur le papier ça à l’air vraiment parfait, là ce soir, c’était très plat et redondant, comme un groupe pas abouti qui mène nul part. Et de plus le chant passe pas du tout… Après cette dure journée je préfère aller me reposer et avorter la fin du set.
A demain ! 


SAMEDI 25 MAI
 
Je me réveille gentiment, à peine le temps d’aller chercher un croissant et faire quelques trucs que c’est THE FLESH qui commence à jouer.
Je termine mes occupations, et je m’approche de la scène pour assister au deux derniers tiers du concert. Si de loin j’entendais une sorte de blackened post-hardcore, de prêt, visuellement on est en plein dans le cliché de ce genre de groupe : des petits jeunes aux allures hipster, tout dans des vestes en cuir ultra cintrées. C’est clairement pas le groupe idéal pour débuter une journée, surtout avec un chant très black metal comme ça. Ça va qu’il y a quelques relents d-beat pour nous rappeler où nous sommes.
Direction HETZE qui à l’air déjà plus punk musicalement. Il s’agit d’un groupe Belge composé de trois nanas et d’un gars à la batterie (qui va nous inonder de grimaces pendant les parties à blast), avec des lyrics très centrées sur l’homophobie et le sexisme. Devant la scène une poignée de filles sont là et vont chanter les paroles pendant presque tout le concert pendant que la guitariste et la bassiste vont faire les cœurs : c’est très girl power !
La chanteuse quant à elle va passer son concert à s’égosiller dans le pit sur fond de simili poweriolence. Je trouve ça pas très foufou, c’est un début de journée bien maigre.
C’est pas CARNATION ni TEETHGRINDER qui vont changer la donne. Les Belges, signés chez Season of Mist, propose une sorte de Swedeath très proche de GRAVE et BLOODBATH, donc encore une fois, entre passages efficaces en d-beat, et riff plus groovy et mid tempo. Je suis très très mitigé comme à chaque fois que je vois le groupe, même si il dispose aujourd’hui d’un son ultra massif qui donne du relief à leur composition. En tout cas le chanteur reste fidèle à ses habitudes, avec ses grosses chaînes sur son cuir, et son maquillage rouge sang qui rappel TURISAS.
Les Hollandais eux comme à chaque fois vont proposer grosso modo tout ce que j’aime pas dans le grind : une formule moderne, très NASUM, du blast avec des gros relents hardcore et des breaks pour mosher, un chant criard, et un bassiste qui fait le méchant avec des backing vocals plus grave. J’ai clairement pas la motivation de rentrer dedans, et je trouve ça encore une fois très très chiant. Je sais que le groupe est très en vogue en ce moment, et le public va lui montrer son soutien dans le pit, mais c’est clairement pas pour moi. Je souligne un dernier titre en d-beat qui fait du bien.

Place maintenant à ma première grosse attente du jour, BLOODBASTARD. Il s’agit du premier concert de reformation des Hollandais avec plus de neuf ans de pause. Une petite exclusivité bien sympathique. Eternel groupe de seconde zone de la scène goregrind du coin, le trio rentre sur scène sur une musique de cirque devant une tente à moitié vide (tente aux allures de chapiteau de cirque d’ailleurs, dans ses couleurs rouge et blanche). Aujourd’hui c’est ambiance film d’horreur, les gars sont déguisés en mode Massacre à la Tronçonneuse, dans des looks de bûcheron ensanglanté et des sacs à patate sur la tête, le rendu visuel est parfait ! C’est parti pour 35 minutes de goregrind/deathgrind groovy et mid tempo avec des gros relents de MORTICIAN. Comme sur album, pas de pitch, mais le son est tellement gras que c’est très bien comme ça (le guitariste à juste laissé trois cordes à sa guitares, pas de superflue ici). Le groupe va exécuter douze titres issus de leur album Next to Dissect, mais aussi de leur split avec HYMEN HOLOCAUST.
“Avez vous déjà été au cirque ?” grogne le chanteur, avant de lancer le sample de “Circus Macabrus”.
Le son est impeccable, j’assiste vraiment à l’un des meilleur concert du week-end !
Le chanteur dédie le prochain titre au “brothers of gore” de BILE juste avant de reprendre leur titre “Bile”.
Il est juste regrettable que le groupe ai pas su attirer autant de monde que GUTALAX qui jouera plus tard dans la soirée.

On reste plus ou moins dans le ton, avec MALIGNANT TUMOUR, qui, à défaut de jouer encore du groregirnd, va nous proposer sa formule habituelle de metal/punk.
Autant le dire d’avance, aujourd’hui le concert était vraiment cool, car c’est pas toujours le cas ! La bande à Bilos est en forme, et si vous avez déjà vu le groupe en concert vous savez de quoi je parle ! Dès le deuxième titre, les gars nous balancent leur tube le plus récent, “The Metallist”, de quoi faire chanter les premiers rangs. Entre “Earthshaker”, “Satan Rise” ou “We Are The Metal” c’est tube sur tube, et dans la bonne humeur !
Une bonne énergie dégagée par ce groupe emblématique, et le public sait lui rendre. Le set va notamment se conclure sur le traditionnel “Saddam Hussein is Rock’n’Roll” qui va voir une invasion de l’audience sur scène, en mode Obscene Extreme, un moment bien fun !
On continue dans la bonne humeur avec DR LIVING DEAD, le fameux groupe Suédois de crossover avec des masques de squelettes et des bandeaux très SUICIDAL (leur musique est un bon hommage au groupe d’ailleurs).
C’est la première fois que j’ai l’occasion de voir le groupe et dans mes souvenirs c'était plutôt efficace comme groupe. En effet c’est vraiment la baston, si on est pas trop hermétique au son trop moderne. Dommage que le public ne suive pas, car y’a vraiment moyen de retourner le pit.
Mention spéciale au chanteur qui, sur certains passages, me rappel celui de TURNSTILE.
Le groupe joue en même temps que HERDER, je décide donc d’aller la voir la fin du set des Hollandais, surtout que c’est leur concert d’adieux. Je connais pas le groupe, mais je suis curieux de voir ça. L’espace concert est “complet”, il faut donc patiemment attendre que des personnes en sorte pour pouvoir rentrer, mais après cinq minutes je me retrouve enfin sous le chapiteau, plein à craquer pour l'occasion.
Gros changement d'ambiance, ici le public est à fond, ça pit pas mal dans les premier rangs.
Nous pouvons retrouver sur scène JB, l’ex ABORTED à la guitare, et un chanteur en marcel MANOWAR tout ça dans un déluge de sludge / post hardcore. Ce même chanteur qui nous gratifie, je crois, d’une blague sur EPICA, mais en Néerlandais, nous expliquant que leurs fans ont des “petits zizi”.
Personnellement c’est pas forcément ma came, mais les passages bien vénères avec de la b-beat donnent envie d’aller faire la bagarre.
Changement de tranche d'âge, avec les vétérans de SEEIN’ RED, autre projet des membres du très culte LARM. Ici c’est la même formule, fastcore avec des relents de punk hardcore. Ça joue vite, t’as l’impression d’entendre le même morceaux d’une minute en boucle, et le groupe communique uniquement en Néerlandais. J’ai pas trop la motivation de m’impliquer dans ce concert, je préfère me reposer. Le trio termine bien 10 minutes en avance, mais revient pour un rappel de deux titres.

Je préfère donc me reposer afin d’assister au concert d’une des deux têtes d’affiche, ASPHYX. Véritable légende du death oldschool / deathdoom, ça fait partie de mes groupes préférés Européen (hors pays nordiques). C’est donc bien la sixième fois que j’ai l’occasion de voir la bande à Van Drunen.
Comme à chaque fois, Husky, le batteur, dispose sa veste au backpatch à l'effigie du groupe sur sa batterie, et c’est sur l’album Retaliation de CARNIVORE qu’on attends le début du concert.
Le public s'agglutine pour voir les stars locales et le concert commence naturellement sur l’intro “The Quest of Absurdity” puis sur le redoutable “Vermin”. Bizarrement ça headbangue gentiment, mais pas beaucoup d’agitation dans le pit, alors que normalement ça devrait être la guerre. Ça s’enchaine, on arrive sur le classique “Death the Brutal Way” et l’incontournable “Deathhammer” qui lui va créer comme un chaque fois, le chaos dans la fosse et réveiller l’audience.
Le set est classique et se termine avec “The Rack” et le traditionnel “Last One on Earth” en clôture. Une prestation qui fait le taff mais qui manque de folie, notamment à cause de ce public pas assez impliqué, mais c’est un problème récurrent chez les Hollandais.
Je suis mitigé surtout que j’ai fait abstraction du concert de RAW PIECE qui jouait en même temps et dont on m'avait vanté le plu grand bien.

On continue dans les groupes cultes avec INTEGRITY, groupe plutôt rare par chez nous. Véritable institution du Holy Terror (le hardcore pour les gens qui ont envie de se la jouer méchant), les américains ont une fanbase solide, et il serait pas étonnant d’apprendre que certains ce soir sont venu majoritairement que pour eux.
Le groupe monte sur scène, avec les amplis recouverts par des flags à l'effigie de leur traditionnel crâne.
Le bassiste prête à sourire, dans son cosplay de hardos digne d’HEXECUTOR, santiags comprises, loin de l’image bête et méchante qu’on a du public harcore américain.  
Sans surprise, le concert commence et quelques die-hard chantent les paroles, personnellement, avec la fatigue, j’ai du mal à rentrer dedans. Et surtout, le premier concert du groupe que j’ai pu voir il y a deux ans m’avait donné une meilleur impression.
Pourtant les titres s'enchaînent, les tubes aussi (“Vocal Test”, “Hollow”, “Judgement Day”...) mais non j’éprouve une certaine lassitude.
Le groupe balance un nouveau titre et conclut le set par une reprise des MISFITS il me semble… À revoir en salle !
Pendant ce temps là se déroulait un “surprise gig” sous la Crustbus, il s’agissait du second set de 1914… Petite déception car je m’attendais à un groupe plus “exclusif”.
Place à CRIPPLE BASTARDS maintenant, groupe Italien qui fait pas forcément l’unanimité, notamment chez moi.
Bon déjà le concert me donne meilleur impression que celui de l’été dernier à l’OEF, mais c’est toujours pas ça. Je trouve ça vraiment intéressant, comme l’impression d’écouter un groupe local et bancal de punk hardcore qui chante en Italien, avec des compos à peine efficaces... Non je passe mon tour. 


L’heure maintenant est à l’exclusivité avec SKITSYSTEM, groupe culte de hardcore/crust Suédois, qui va donner ce soir un concert unique mondiale pour 2019. Loin d'être mon groupe préféré de cette scène, c’est avec un réel enthousiasme que je m’approche du pit pour le début du concert. Malheureusement le set commence mal avec un son super fort : on comprend pas grand chose. Mais dès le troisième titre, “Stigmata” la donne change, et le public devient fou. Avalanche d-beat et HM-2, le son reste brouillon au possible (ici il est pas question d’entendre des mélodies) ce qui rend la chose ultra vénère et primitive.
Frederik, seul membre fondateur, grogne les paroles derrière sa guitare, pendant que l’autre guitariste fait du backing vocals. Y’a pas à dire le set est ultra efficace, surtout qu’il ne dispose que de 35 minutes, soit le temps de jeu le plus court du week-end ! Il me semble avoir entendu "Den Yttersta Dagen" et "Blodskam" parmi cette tornade de violence.
Frederik appelle le public à venir chanter sur scène ou devant lui pour un dernier titre, un gars en profitera pour lui piquer le micro et chanter sur l’intégralité du morceau !
Le groupe quitte la scène en laissant un larsen derrière lui, pour conclure le chaos qui vient de se passer.


Lourde tâche à présent, pour SODOM, tête d’affiche du festival, que de jouer entre deux groupes aussi efficace, surtout que en live les ¾ du temps, c’est excessivement mou.
Mais avec le remaniement de line-up et le dernier EP en date, je me dit qu’il y a moyen que ça soit moins nul que d’habitude.
Autant être clair tout de suite, de SODOM j’aime réellement que le premier EP, In The Sign of Evil, auquel je voue un culte, le reste de la discographie me laisse de marbre.
En tout cas les stars se font attendre, avec un retard de quinze bonnes minutes, le seul du week-end. Ça nous laisses le temps d'apprécier le décors de scène, soit deux visuels en 3D de Persecution Mania qui habillent les deux côtés de scène.
Tom et sa troupe entrent finalement sur scène et commencent directement par un classique avec  “Agent Orange”, puis enchaînement avec le trop long  “Sodomy and Lust” et la tuerie absolue “Outbreak of Evil”. Bon c’est déjà pas mal comme début de concert !
Angelripper revient sur scène avec un chapeau de cowboy pour interpréter “Partisan” du dernier EP, afin d'enchaîner sur “Saw is the Law” et “Nuclear Winter” sur lequel une partie du groupe va se retrouver torse nu.
Et c’est avec joie que le groupe balance un deuxième titre de In The Sign of Evil, “Blasphemer” sur lequel Tom conclut par un “Lay Down Your Soul to the Gods Rock n Roll, Black Metal” du plus bel effet.
Le concert approche de sa fin, et pour l’instant c’est classique sur classique, à l’image d’un SLAYER, sauf qu’ici on a au moins eu le droit à deux titres de leur première sortie !
Avec le retard, le prochain concert va commencer, je quitte donc le concert sur “Remember the Fallen”, avec l’impression d’avoir assister à un concert cool des Allemands. Même si d’après les dires, le groupe a pas joué “Ausgebombt” en fin de set.

Je me place donc à l’heure pour assister à mon groupe préféré de l’affiche, les légendaires WOLFBRIGADE, maître incontesté du néo-crust Suédois. Les gars nous font attendre dans le noir avant de rentrer sur scène sur “March of the Wolves” puis sur le tube “Feed The Flames”.
Ils entament à peine le set qu’ils nous crachent un “From Beyond” fédérateur qui va faire chanter les premiers rangs.
Ce soir la setlist est principalement accès sur les deux derniers albums en date du groupe, ponctué de reprises de WOLFPACK (le classique “No Future” entre autre) et de “Barren Dreams”. Le groupe laisse donc juste un seul créneau pour son meilleur album, Comalive, c’est fort dommage, car c’est une usine à tubes. Je reste donc à la fois conquis par ce set de furieux fort énergique (pratiquement que des fans dans la fosse, ça pit pas mal, et ça stage dive tout le concert) mais un poil sur ma faim par le manque cruel de classique comme “In Adrenaline”, “Deny Tomorrow” ou encore “Comalive”.
Malgré tout, ça reste le top du top des concerts de ce week-end !

Le festival touche à sa fin, la fatigue et là, et le manque de concentration se font sentir.
Les Danois de HALSHUG monte sur scène devant un drapeau blanc représentant une mitaine en cuire cloutée tenant un poignard, ça donne le ton ! Le trio, très en vogue, balance son punk hardcore bien vénère et plutôt sérieux avec ses relents d-beat. C’est efficace mais ça me touche pas plus que ça, surement pas assez foufou, et trop moderne pour que ça puisse me parler. Par contre le public lui à l’air d’aimer ça, ça bouge pas mal dans la fosse. Et c’est dommage qu’ils ne soient pas venu en veste de jogging Kappa sur scène !
THANATHOS joue en même temps son death/thrash old school sur la Skullcrusher. Groupe de seconde zone (comme une grosse partie de cette vague là), ça reste une petite légende du metal extrême Hollandais. J'arrive donc à la moitié du set, il me reste donc une vingtaine de minutes. C’est très efficace, même si il reste plus grand monde pour apprécier le concert. Comme la première fois où j’ai vu le groupe, je ne vais pas en garder beaucoup de souvenir, car là je suis vraiment crevé.
Je garde quand même de l’énergie pour les traditionnels GUTALAX. Presque dix mois que j’avais pas vu cette horreur en live, et ça m’avait presque manqué.
Le groupe monte sur scène sur la musique de Ghostbuster, avant que Maty nous balance un “We are Gualax from Czech Republic” et d'entamer “Anus Nanuk”. Comme à chaque fois, ce soir c’est dancefloor sur les classiques du groupes (“Toi Toi Story”, “Asshole Ghost - Wishmaster”...) avec un public compact qui se trémousse avec des confettis et des objets gonflables. Ce soir le Maty est blagueur, “We are the slowest band of the week-end” balance t il, et nous raconte que le prochain titre est issu du split avec BLACK SABBATH. Il dédicace “Assmeralda” au public mexicains et annonce un nouveau titre, “Shitbastard” comme le prochain clip du groupe. Bon je dois l’avouer, ça faisait un moment que j’avais pas apprécier comme ça un concert du groupe, surtout que le son était bien fat.
Le groupe parfait pour conclure un festival, mais il reste encore un ultime groupe à aller voir, les Belges de BUTCHER. Petite valeur montante de la scène blackthrash, c’est déjà la deuxième fois que j’ai l’occasion de les voir. Il s’agit grosso modo d’un NIFELHEIM worship, que ça soit dans l’attitude “théâtrale” sur scène ou dans la musique. Des bougies sont disposées sur les amplis alors qu’un énorme backdrop avec le logo du groupe est disposé derrière la batterie. Le chapiteau est plein, et l’ambiance est plus que survoltée. Le chanteur, torse nu avec son micro en forme de croix inversée, fait le show. Le son est brouillon au possible, on comprend pas grand chose, encore moins les riffs de guitare (surtout qu’il va y avoir quelques coupures sur l’une des deux guitares). En tout cas l'énergie est là, sur scène comme dans le public. Je quitte le concert au ¾, lors de la reprise de IRON MAIDEN, car pour moi il est l’heure d’aller remballer les affaires, le retour en France se fera de nuit.

BILAN 

Il n’y a rien de plus agréable qu’un week-end comme ça dans un festival plus qu’à taille humaine et avec une telle programmation. C’est petit, mais on ne se marche pas dessus, le son est relativement bon sur les trois scènes et le timing est respecté : c’est très bien ficelé.
Je regrette juste les prix, notamment de la bouffe (presque 8€ un wrap, et 10€ la mini pizza), mais c’est toujours comme ça au Pays Bas.
je regrette juste aussi que ça soit passé aussi vite, une troisième journée s’impose !

Et un grand merci à l'organisation qui m’a permis de participer à cette édition ! 


par Mold_Putrefaction le 08/06/2019 à 11:40
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Endless Nothing

Noctambulist

Atmospheres of Desolation

Gods Forsaken

Smells of Death

Mass Destruction

Panic Button

Vigilance

Enter The Endless Abyss

Conjurer

Sigils

Pagan Altar

Judgement of the Dead

Coventrate

Roots of all Evil

Ember

Ember & Dust

Towering

Obscuring Manifestation

Calamity

Kairos

Deathspell Omega

The Furnaces Of Palingenesia

Pectora

Untaken

Warchest

Sentenced Since Conception

Sangue

Culś

Wormwitch

Heaven That Dwells Within

Wings Of Decay

Crossroads

Ares Kingdom

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