Je n’ai pas pour habitude de chroniquer des singles, mais ne m’en veuillez pas pour cette crise d’apathie un peu sévère. D’autant plus qu’elle n’est pas la seule explication à mon laïus somme toute plus bref que d’ordinaire (et certains ne s’en plaindront pas), puisque le 7’’ en question est d’un intérêt tout à fait honorable, et pas seulement parce qu’il vient du Japon. On le sait, le pays du soleil levant n’a pas son pareil pour jouer le Rock et le Metal tels qu’ils ont été définis par l’Europe et les Etats-Unis en leur temps et heure, et nos amis japonais ont depuis très longtemps rattrapé leur retard en termes de crédibilité. Il est bien loin le temps des BEATLES se voyant gratifiés en première partie d’un de leurs deux concerts au Budokan Hall de Tokyo en 1966 d’un très exotique « Hello Beatles! Welcome Beatles ! », interprété par un obscur groupe national dont presque tout le monde a oublié le nom. Le nom que vous risquez de retenir dans un peu moins de huit minutes par contre est celui des SIGNIFICANT POINT, qui en deux morceaux seulement vous auront sans aucun doute convaincu de leur potentiel Heavy, s’inspirant des grandes légendes du genre. Et comme une fois n’est pas coutume (locale), une bio fournie me l’a été par le label, et je vais pouvoir vous en parler un peu plus précisément… SIGNIFICANT POINT a donc été formé en mars 2011 par les deux guitaristes Kazuki Kuwagaki et Gou Takeuchi, qui ont eu beaucoup de mal à stabiliser leur formation avant de pouvoir enregistrer leur première démo en 2014 (qui s’est vue honorée d’une distribution française via Legion of Death Records). Aujourd’hui, le line-up compte outre les deux tricoteurs, Fumiya Abe au chant et le mystérieux Itormentor à la batterie, et peut s’enorgueillir d’un EP live, et très bientôt de ce premier single officiel, qu’Inferno Records aura le plaisir de distribuer dès le mois de mars. 

Mais venir du Japon, disposer d’une promotion satisfaisante n’est pas suffisant pour capter l’attention d’auditeurs potentiels. De quels atouts dispose dont cette formation pour mériter aujourd’hui une place dans nos colonnes ? D’une, d’un niveau technique tout à fait crédible. D’autre part, d’un flair indéniable pour recréer la magie du Heavy Metal à tendance légèrement Speed de nos sacro-saintes années 80, qui trouvent en cette nouvelle incarnation un écho sincère. S’inspirant des modèles incunables laissées dans les médiathèques et les salles de concert par les héros nationaux de LOUDNESS, mais aussi par les internationaux de JUDAS PRIEST (l’influence la plus palpable), d’IRON MAIDEN, ou de MSG (mais là, ce sont eux qui l’affirment, pas moi), les quatre musiciens nous font donc le coup de la nostalgie revdendiquée, en distillant deux titres qui explosent de tous les côtés, nous laissant les oreilles aveuglées par une fumée d’ampli épaisse. D’ailleurs, en écoutant et savourant l’hymne incontestable qu’est l’ouverture « Attacker », on se plaît à rêver aux débuts d’HELLOWEEN, sur leur premier EP éponyme, auquel nos héros du jour ont même emprunté le son de grosse caisse si caractéristique. Un débordement de vitalité Heavy/Speed, qui nous ramène aussi à la glorieuse époque des GRIFFIN, de la clique belge des CROSSFIRE, l’avancée technologique en plus, mais la même veste à patchs sur les épaules, ce qui n’a rien de péjoratif au contraire. Il faut dire que les SIGNIFICANT POINT appliquent avec une foi sans pareille les préceptes les plus établis de notre musique chérie, tels qu’ils ont été édictés dans la première moitié des années 80, avec ce petit plus vintage qui rend leur deux titres parfaitement transcendants.

Transcendants, car énergiques, mais évidemment, dénués de toute once d’originalité. Si l’ombre de LOUDNESS est la plus présente sur ce 7’’, celle du PRIEST vole aussi bas, spécialement dans le tranchant de riffs vraiment saignants, et dans les envolées lyriques de Fumiya Abe qui n’hésite jamais à partir jouer les Castafiore à chaque fin de couplet. Mais c’est bien le tutorat d’Akira Takasaki qui chaperonne chaque intervention en solo, et si le cachet de l’immanquable guitar-hero nippon est inimitable, nos deux six-cordistes du jour font tout pour lui rendre hommage, entre deux salves de chœurs dits « à l’allemande », qui confèrent à leurs morceaux une puissance tout à fait délicieuse. En dehors de ces considérations, « Danger Zone », le second segment, a tout d’un classique Metal oublié par le temps, et sonne, détonne, cartonne comme un tir de barrage Heavy que rien n’affaiblit. Doté en sus d’un son tout à fait typique des références utilisées, Attacker! se presente donc comme un simple parfaitement indispensable en ces temps de disette d’enthousiasme, et nous introduit à un quatuor sûr de son fait et certain de faire notre fête. Une bonne dose de Heavy trempé dans le Speed en furie, qui me permet donc une dernière analogie, m’évoquant l’image des SIGNIFICANT POINT en première partie de nos FURIES adorés, pour un festival de Metal gorgé d’acier. Plus qu’un single, cette entrée dans la cour des grands du quatuor est une véritable profession de foi, qui fait loi, et du meilleur aloi. Alors, vous voyez bien qu’être un peu léthargique après une journée de boulot n’empêche pas d’avoir l’esprit pratique…Bande de mauvaises langues.


Titres de l'album:

  1. Attacker
  2. Danger Zone

Facebook officiel


par mortne2001 le 11/03/2018 à 18:36
78 %    216

Commentaires (0) | Ajouter un commentaire

pas de commentaire enregistré

Ajouter un commentaire


Sadist

Spellbound

Prezir

As Rats Devour Lions

Septagon

Apocalyptic Rhymes

Blood Curse

Sorceress

Orion Dust

Legacy

Cult Leader

A Patient Man

Warkunt

Of Ruins And Agony

Dalkhu

Lamentation And Ardent Fire

Edremerion

Ambre Gris

Beer Breath

Story of a Decayed Life

Sacral Rage

Beyond Celestial Echoes

Eternal Rot

Cadaverine

Cancer

Shadow Gripped

Warrel Dane

Shadow Work

Zealotry

At the Nexus of All Stillborn Worlds

Heir Apparent

The View from Below

Hæster

All Anchors No Sails

Syd Kult

Weltschmerz

Which Witch Is Which

Which Witch Is Which

LIVE REPORT - TYRANT FEST 2018 - JOUR 2

Mold_Putrefaction / 05/12/2018
Black Metal

LIVE REPORT - TYRANT FEST 2018 - JOUR 1

Mold_Putrefaction / 04/12/2018
Ambiant

Tyrant Fest J2 [Photo Report]

Simony / 29/11/2018
Black Metal

Tyrant Fest J1 [Photo Report]

Simony / 25/11/2018
Black Metal

Concerts à 7 jours

+ Solstafir

11/12 : Les Abattoirs, Cognac (16)

Aura Noir + Obliteration + Vorbid

11/12 : Le Grillen, Colmar (68)

Solstafir

12/12 : Le Moloco, Audincourt (25)

Solstafir

13/12 : L'aéronef, Lille (59)

Revocation + Rivers Of Nihil + Archspire

15/12 : Le Petit Bain, Paris (75)

Photo Stream

Derniers coms

Pas mal du tout en effet ! Old-school, brutal, bas du front. Combo !


chro séduisante, bon morceau également, merci pour la découverte


Franchement meilleur que les dernières prod de Death Fr...


Humungus : +1
Ben oui, normal. Déjà assimiler "vegan" et "antifa" est hors sujet.
Soutenons UADA !


KaneIsBack + 1.


Nefarious + 1.


Non.


Cet album est absolument fantastique !!!


Ravi de lire un report sur Aura Noir


J'ai jamais vraiment écouté Cancer, pourtant je fais partie de cette génération des 90's qui a découvert( le death metal avec ces sorties majeures. Très efficace ce titre , va falloir que je rattrape quelques lacunes.


commandé


Le metal selon les Grammys... Vaste blague.


Candlemass c'est pourris depuis la première séparation des années 90...Avant c'était génial et sombre.


Rien d'autre a faire que d'aller au Botswana ?


Donc Ici on ne peut pas être anti-fa, et vegan sans être aussi une cible...


Les antifas sont effectivement aussi fascistes que ceux qu'ils dénoncent. Pitoyable histoire...


Si Jeff est aussi insipide dans MDB qu'il ne le fut dans Paradise Lost, ça promet de sombres catastrophes. Je me souviens encore de la manière dont il détruisait "As I die" sur scène...


Très très curieux d'entendre ça, surtout avec le retour de Langqvist.


Faut voir le résultat, je suis très méfiant avec CANDLEMASS qui n'a rien proposé de bandant depuis fort longtemps ! Mais sur le papier... oui c'est la classe ultime !


C'est exactement ce que je me disais... La classe !