01. Hello et merci de bien vouloir nous accorder cette interview. DISOWNING est un tout jeune groupe qui vient juste de sortir son 1er album. Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai formé DISOWNING avec Max (Batterie). Par le passé, Peb (guitare) jouait avec Max (Batterie) dans le groupe ÖDUM, et ce dernier m’a tout de suite présenté Peb comme l’homme de la situation pour débuter les premières compositions de DISOWNING. Puis est arrivé très rapidement Adrien (Basse). Ce n’est que lorsque nous avons composé nos premiers morceaux que nous avons décidé d’accueillir un second guitariste.
C’est Max qui nous a proposé et présenté Jérôme (ils travaillaient à l’époque dans la même entreprise) comme intéressé par ce que nous faisions et ça l’a tout de suite fait.
D’ailleurs pour l’anecdote, je connaissais déjà Jérôme, car nous avions grandi dans la même ville et le réseau des personnes qui écoutaient du Metal était plus que restreint àl’époque. C’est assez improbable comme situation, comme quoi le monde est petit.

02. Le groupe étant franco-canadien, comment ça se passe au niveau de la composition et de l'enregistrement ?
Je vis à Québec depuis 1 an et demi maintenant, mais les compositions et l’enregistrement de l’album se sont faits en France avant mon départ.
De ce fait nous n’avons pas encore eu l’honneur d’éprouver le travail à distance autant pour de la compo que pour de l’enregistrement. Donc je pourrai te dire cela fin 2020.

03. Si le chanteur vient du Brutal Death avec OFFENDING, les guitaristes sont issus du milieu prog (HYSKAL avec leur album "Insight" sorti chez Brennus en 2005), une reconversion assez étonnante, comment vous êtes-vous retrouvés impliqués dans DISOWNING ? 
En fait Peb ne faisait pas encore partie d’HYSKAL, et ne jouait pas de prog’, seul Jérôme jouait à ce moment-là dans HYSKAL. C’est donc la rencontre entre ces 2 protagonistes au sein de DISOWNING qui a fait que Peb a intégré HYSKAL par la suite.
Au final, seul Jérôme est issu du Metal Progressif. Moi effectivement je viens du Death-Metal, Max du Death-Metal et du Black Metal, Adrien, quant à lui, a fait son chemin dans des groupes de Metal assez hybride.
Concernant Peb disons que c’est un peu plus diversifié car il est issu d’une multitude de branches Metal et même non Metal d’ailleurs. Peb a touché à beaucoup de styles différents par le passé.
Il est certain que même si nos univers sont différents, notre motivation première pour ce projet que j’ai impulsé était claire dès le départ : il était écrit noir sur blanc qu’il s’agirait de Death-Metal. Après la question était de savoir vers quel Death-Metal. Ainsi nous avons conjugué notre style de death et forgé nos compos avec ce que nous sommes et nous trouvons que le résultat est assez convaincant pour être honnête.


04. Un EP en 2018, votre 1er album cette année. Quelle est la suite, des lives ? Au vu de votre style, visez vous plus l'Europe et/ou le marché américain ?
Oui nous aimerions faire des dates en Europe et au Canada pour 2020 pour présenter notre album en live. Nous n’avons pas spécifiquement visé de continent au vue de notre style. Disons que nous allons déjà voir ce que disent les retombées de notre premier album. Nous verrons donc où le vent nous portera… Mais nous sommes ouverts à tous les pays !

05. Le groupe est signé chez Xenokorp, pourquoi ce label en particulier? D'ailleurs comment s'est passée la signature ?
Quelques années auparavant, j’avais eu de bons échos sur le label Kaotoxin puis Xenokorp. On parle aussi pas mal entre musiciens. Pour moi, c’était du bon sens de démarcher en premier lieu ce label. Nicolas (boss de Xenokorp) a tout de suite adoré notre album et nous a proposé un contrat dans la foulée.
J’ai eu Nico au téléphone pendant de longues heures et le courant est vite passé entre nous. Nous avons été satisfaits par ce que Nico nous a proposés d’entrée de jeu. Ce dernier a été bienveillant, transparent et pro en répondant à toutes nos questions. On a senti quelqu’un de vraiment humain, et c’est aussi un détail important pour DISOWNING.
De ce fait, nous n’avons même pas cherché plus loin, Xenokorp remplissait ce que nous attentions d’un label.

06. Dans le son du groupe, on retrouve des influences Brutal Death US mais aussi des sonorités typiques du Death floridien des années 90. Quels sont les groupes qui font l'unanimité dans DISOWNING ?
C’est très très compliqué car nos goûts personnels sont vraiment divers et variés. Nous avons tous un bagage différent au niveau de nos influences.
Ce dont je suis certain mais ça n’empêche pas que je vais en oublier une bonne liste au passage : NECROPHAGIST, CANNIBAL CORPSE, PANTERA, ABORTED, DEATH, BENIGHTED, GOJIRA, SUFFOCATION… 

07. En parlant de son, la production de "Human Cattle" est énorme. Pourquoi le choix de Sylvain Biguet qui n'est pas forcément connu pour œuvrer dans ce genre de Metal  ?
Effectivement, tu fais bien de le souligner et tu as tout à fait raison.
Notre démarche n’était pas de trouver machin truc qui a fait telle prod de Death Metal… comme pas mal de groupes aime mettre en avant pour présenter leur album.
Nous recherchions avant tout la personne qui serait la plus à même de révéler notre musique, de nous conseiller et de saisir l’essence même de comment doivent sonner nos compositions.
Nous avons pris le temps d’échanger entre nous sur nos idées et comment chacun voyait cela. Au final nous avons opté pour Sylvain Biguet et nous n’avons pas été déçus, bien au contraire !

08. Quels sont les thèmes abordés au travers des paroles ? Même si on en a une idée avec le nom de l'album et de la pochette...
Le thème de « Human Cattle » tourne autour d’un concept : l’Homme.
Mais il s’agit plus d’une perception et d’un thème global sur l’Homme et ses côtés obscurs qui l’amènent à son autodestruction. Ici un vulgaire bétail prêt pour l’abattoir. L’Homme réduit à l’état d’esclave, formaté, morne et insipide. Il est au final vide et sans âme (au sens non religieux).
L’artwork reflète et met en image à merveille ce que nous projetions dans l’idée de ce concept.

09. En parlant d'artwork, vous avez travaillé avec Remy (guitariste de FOUR QUESTION MARKS et GLORIOR BELLI). Comment s'est passée la collaboration ?
On a découvert les créations de Rémy par hasard, et nous sommes tombés unanimement sous le charme. Nous l’avons donc tout naturellement contacté.
Nous lui avons laissé carte blanche et lui avons simplement transmis un petit résumé des paroles et donc de ce concept album afin qu’il puisse avoir le minimum pour s’en inspirer.
Rémy nous a ainsi envoyé une première esquisse et ce fût la bonne ! Nous avons adoré, il a su saisir et s’imprégner de ce que nous recherchions en terme de message et d’artwork. Au final, tout concorde avec notre musique, le concept album et l’idée que chacun se faisait à travers tout cela.

10. Les derniers mots sont pour vous...
Merci pour ton interview et pour nous permettre de nous exprimer sur ton webzine.
J’espère que vous apprécierez comme il se doit notre premier opus ! Nous y avons mis cœurs et tripes. Ce n’est pas un énième album de Death parmi tant d’autres, prenez le temps de vous ouvrir une bonne bière artisanale, entourez-vous de votre animal préféré, vissez-vous sur votre canapé ou fauteuil le plus confortable et laissez-vous aller au fil de la lecture de notre « Human Cattle »
Santé et bonne écoute !


Bandcamp


par youpimatin le 10/09/2019 à 10:07
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