HELLFEST 2022 / Part 2 / Du jeudi 23 au dimanche 26 juin

Metallica, Kreator, Benighted, Blood Incantation, Hangman's Chair, Terror, Kadavar, Airbourne, Myrkur, Midnight, Eyehategod, Marduk, Skeletal Remains, Pentagram, Stöner, Martyrdöd, The Exploited, Discharge, The Worst Doubt, Helloween, Cult Of Fire, Hallas

Clisson, Clisson (France)

du 23/06/2022 au 26/06/2022

Nous voilà de retour à Clisson pour la suite et fin de ce cru 2022 qui s’annonce dantesque. Avec les amis on se réinstalle sur le parking avec les camions. Les galères des navettes du premier week-end ont été réglées selon l’organisation et nous décidons donc de lui faire confiance. 

La météo sera quant à elle à l’opposé du premier HELLFEST. Le week-end précédent nous avons littéralement cuit, notamment le samedi avec les 40 degrés atteints dans l’après-midi. Cette fois-ci de la pluie est annoncée pour le vendredi… On troque donc les shorts et t-shirts pour les pantalons et les ponchos. Comme la semaine précédente nous arrivons vers 21h30 le jeudi au parking. Après une rapide installation, let’s go !

L’attente aux navettes est bien moins longue que le week-end dernier, très bon point donc, nous n’aurons pas à refaire les aller-retours à pied. Il est à noter l’extrême réactivité du HELLFEST lorsque des problèmes surviennent. L’organisation a ajouté des bus supplémentaires ce qui fluidifie grandement les files d’attente. Chapeau à l’organisation donc qui montre ici qu’elle ne se fout clairement pas du confort des festivaliers.

Les photos (les belles) sont de Jean-Michel O. pour Pixel Amat (Facebook) et de Moris D.C (Shooting Metalhead : Facebook).

Un grand merci à eux et à Roger (Hellfest Prod) et un énorme merci au HELLFEST pour les pass presse et pour la confiance accordée à Metalnews.

Textes : Jus de cadavre et Mold Putrefaction pour Metalnews.fr

Jus de cadavre :


Jeudi 23 :

J’arrive sur le site pour la fin de HANGMAN’S CHAIR. Le son est gros et bon, mais aussi froid. J’ai l’impression qu’au fil des années la mise en son du groupe est de plus en plus froide et martiale, en totale harmonie avec la musique proposée et l’ambiance voulue. HANGMAN’S CHAIR, c’est beau, c’est même magnifique, mais c’est aussi surtout très « triste » et plombé. Le chant de Cédric est toujours aussi habité et mélodique. Même si les musiciens ne déméritent pas (loin de là) ce qui rend la musique du groupe si particulière c’est bien ce chant hanté et d’une mélancolie touchante. Les lights bleues bien travaillées renforcent cet aspect glacial. Un très bon concert du groupe une fois de plus… 

Je n’ai plus rien à voir pour cette première courte journée, on en profite pour vider des bières au « bar spécial » (près de la grande roue) qui propose une IPA (ouf, plein le cul de la Kro et de la Grimbergen). En buvant nous passons devant SCORPIONS sur la Mainstage 1. C’est une purge. Une catastrophe au niveau du chant. S’en est même risible mais les pauvres fans, eux, doivent avoir honte pour leur groupe. Il serait grand temps d’arrêter cette mascarade. Vraiment. Mais il serait aussi grand temps que les festivals arrêtent d’inviter ce genre de groupe totalement dépassé et incapable d’assurer correctement sur scène. Et avec les cachets qu’ils demandent nous sommes à la limite de l’inadmissible…


Vendredi 24 :

STÖNER va ouvrir mon vendredi sur la Valley. Le trio californien, formé en 2020, n'est pas composé de lapins de six semaines. C'est en effet le nouveau projet des deux ex-Kyuss : Nick Oliveri (basse / chant) et Brant Bjork (guitare / chant). Des types qui font partie des pères fondateurs d'un style : le Stoner. En gros, pour être honnête, on ne tombe pas par hasard sur leur nouveau groupe, le public présent sous la Valley est là en grande partie pour les noms des musiciens. Moi aussi. D'autant que pour avoir jeté une oreille sur leurs enregistrements studios (deux albums pour le moment) on ne peut pas dire que l'originalité soit au rendez-vous. Mais on s'en doutait, nous ne sommes pas là pour ça. Nous sommes là pour prendre un shoot de Stoner Rock, de Desert Rock américain, tout simplement. Le son est gras et plein de fuzz dans les passages les plus lourds et rapides, mais il sait aussi se faire plus bluesy quand il faut. D'ailleurs le chant de Brant sent lui aussi le blues au whisky par moment, tandis que quand Oliveri chante c'est plus éraillé. Ils se complètent bien les deux compères. STÖNER finit son concert avec la reprise de Kyuss, "War Machine". Là, j'avoue j'étais aux anges. Pas de surprise donc mais un bon moment bien gras et groovy.

Stöner (photo: Jus de cadavre)

Premier concert sous la Altar pour moi aujourd'hui. Et je dois dire que c'était un de mes concerts les plus attendus de ce second HELLFEST. Les brutasses de SKELETAL REMAINS. Une première pour moi devant le groupe de Death Metal californien. Leur dernier album "The Entombment of Chaos" (2020) est sans doute l'album Death que j'ai le plus écouté durant ces deux dernières années. Le genre de Metal de la Mort que j'adore : brutal mais traditionnel, hyper bien produit et interprété. Et puis bourré d'influences des grands anciens du genre (Morbid Angel, Asphyx...) que je vénère. La branlée était attendue, elle a bien eu lieu. Le quatuor envoie méchamment sur les planches son Death Metal monolithique et ultra-frontal. On note juste une batterie trop faible qui nous empêche de bien distinguer les blast-beats. Dommage, mais ce sera la seule fausse note de ce concert efficace au possible. SKELETAL REMAINS est dans la cour des grands du Death Metal mondial aujourd’hui. Et ce n'est pas par hasard. 

On reste sous la Altar pour d'autres brutes épaisses : BENIGHTED. Aucun suspense là non plus, le groupe va littéralement tout casser sous la tente, bien pleine, comme à chaque fois que les stéphanois s'y produisent. Le groupe et en particulier Julien (chant) est toujours content de jouer live et le fait savoir entre les morceaux. Mais aujourd'hui Julien semble encore plus ravi que d'habitude et nous sommes copieusement remerciés tout comme le HELLFEST et l'organisation. L'efficacité du combo n'est plus à prouver et nous mangeons nos dents à chaque titre envoyé cet après-midi. Des petits problèmes de son de guitares en début de show sont très vite corrigés et nous profitons ensuite pleinement du concert. Ce qui est incroyable avec BENIGHTED c'est que le public "chante" les paroles avec le groupe. On parle de Brutal Death(core) quand même. Julien au chant est monstrueux comme toujours. Ce type c'est plusieurs œsophages en un. Il passe tellement naturellement d'un type de chant à un autre qu'on a l'impression d'avoir à faire à un schizophrène complètement atteint. Impressionnant ! Les circle-pits ne s'arrêtent bien évidemment presque jamais et il est fascinant de voir le nombre de sourires sur les visages dans le public. L'ambiance est chaude dans tous les sens du terme. Je retiendrai en particulier comme moment fort de ce concert les titres "Slut" et "Let the Blood Spill Between my Broken Teeth" qui étaient juste terrifiants de brutalité. BENIGHTED toujours au sommet...

La pluie s'invite maintenant sur le HELLFEST et le site se couvre de ponchos plus ou moins artisanaux (sacs poubelles, vieux k-way sorti du grenier ou ponchos de chez Decath'). Hélas pas de chance pour moi, c'est maintenant que je vais devant les Mainstages pour assister au concert de KREATOR. La légende du Thrash allemand attire beaucoup de monde malgré la pluie. Mais comme je m'y attendais je ne rentre pas du tout dans le set du groupe. La flotte, la fatigue, et surtout les nouveaux morceaux du groupe teutons ont raisons de ma motivation et je quitte la scène après avoir tout de même apprécié un "Phobia" et un "Violent Revolution". Je pars à la fin de "Satan is Real" qui a du mal à passer dans mes petites oreilles de fan de Thrash old-school. Son coté mélodique et son refrain "pour les stades" ce n'est pas ma tasse de thé. KREATOR est un groupe que je ne suis plus depuis l'album Violent Revolution et aujourd'hui j'ai vraiment compris pourquoi. Tant pis, les vieux albums seront toujours là pour nous consoler !

Kreator

Je me retrouve ensuite sous la Temple pour suivre le concert de MARDUK. Il y a beaucoup de monde mais je crois que la pluie n'y est pas étrangère. Ça pisse dru dehors ! D'ailleurs quand les suédois commenceront, beaucoup de gens simplement là pour s'abriter tourneront rapidement les talons. Bah oui, les gens, il n'y a pas que du mainstream au HELLFEST. Le concert de MARDUK sera marqué par des problèmes de guitares. Morgan s’énervant même à un moment sur son matériel. On peut le comprendre, mais franchement ça ne m'a pas empêché de vivre un très bon concert du gang suédois ! Mortuus au chant est magistral et très en forme, et les musiciens à fond aussi. Joel Lindholm, à la basse, est littéralement possédé et headbang à s'en péter la nuque. Le show passe à toute vitesse et j'en aurai bien repris un peu. Ça faisait très longtemps que je n'avais pas vu la bête sur scène et j’avais peur d'être déçu. Et non, MARDUK vient de prouver qu'il fallait encore compter sur lui pour répandre le Black Metal le plus pur et violent sur Terre. Ils m'ont donné envie de les revoir en salle les bougres !

Je termine ma journée en enchaînant directement sous la Altar voisine avec DEEDS OF FLESH. Les américains, qui ont perdu leur leader et chanteur / guitariste Erik Lindmark en 2018, ont décidé de continuer l'aventure. Je n'ai pas du tout suivi ces péripéties et je ne sais pas si c'est juste pour quelques concerts ou plus. Mais ce n'est pas ce qui m'intéresse à vrai dire. Je veux juste profiter du show et du Brutal Death typiquement ricain du combo. Hélas, de gros problèmes de son viendront gâcher la fête tout au long du set. La batterie sonne mal, le son n'est pas équilibré et nous ne sommes pas loin de la bouillie sonore par moment. Seul le chant, ou plutôt les chants, sortent du lot et donnent du relief à l'ensemble. Mais la fatigue aidant, une tente à moitié vide et sans grosse ambiance font vraiment de ce concert un moment pas vraiment plaisant à vivre. 

Nous rentrons donc au parking, alors que la pluie s'est enfin arrêtée, en navette pour un dodo réparateur. C'était sans compter sur des voisins qui taquinent le goulot comme nous et avec qui nous referons le monde jusqu'à 4h du matin...


Samedi 25 :

Je ne ferai que très peu de concert ce samedi étant pris par d'autres obligations "professionnelles" au HELLFEST. Mais j'ai tout de même vu des choses ! C'est parti pour cette avant dernière journée en enfer.

C'est XIBALBA sur la Warzone qui ouvre ma journée. Je ne verrais que la fin du concert. Mais ça m'a suffit pour savoir que je dois absolument les voir "pour de vrai" et en salle si possible. Du gros Hardcore / Death Metal arrosé de Doom rampant, lourd comme pas permis, joué par des chicanos qu'on croiraient tout juste sortis d'un gang de bikers californiens. Voilà typiquement le genre de trucs que j'aime. A revoir donc impérativement !

Je revois en début de soirée AIRBOURNE pour son second passage au HELLFEST 2022 (déjà passé le premier week-end). Pas de grosse différence avec le concert précédent si ce n'est qu'il fait jour cette fois-ci. Les australiens sautillants sont toujours en super forme et mettent une fois de plus une ambiance du tonnerre à Clisson. Incroyable comme je n'arrive pas à me lasser de ce groupe. Énergie, Rock n'Roll, Headbanging. AIRBOURNE quoi.

Je vais maintenant combler une grosse attente : MYRKUR sous la Temple ! Non seulement je me languissais de voir la musicienne Danoise sur scène depuis des années mais le concert d'aujourd'hui sera consacré en outre à son dernier album studio : "Folkesange". Et c'est peu de dire que je l'ai apprécié cet album ! C'est bien simple il a tourné en boucle des semaines après sa sortie et je le réécoute encore très régulièrement. Je ne suis pas un grand adepte de Nordic Folk, mais chez MYRKUR c'est tellement bien fait que je ne pouvais que succomber. L'album, ou toute trace de Black Metal a disparu, a en tout cas beaucoup fait parler de lui, même dans les médias mainstream. La déco scénique est sobre mais efficace et suffisante. Pas besoin d'en faire des tonnes, la musique va se suffire. On remarque tout juste quelques branchages (d'arbres sacrés païens sans doute...) sur les pieds de micros et des costumes de scène très... païens aussi. Amalie Bruun est sublime et naturelle dans sa robe blanche et les choristes sont aussi très jolies. Sobre et mystique, telle est l'ambiance sous la Temple. Et quand la musique démarre, avec ce chant si juste et habité d'Amalie, nous sommes carrément plongés dans un autre monde. Le public, assez nombreux, est captivé et le silence entre les morceaux (après les applaudissements de rigueur) est assez impressionnant. Ce soir nous avons donc le droit à une bonne partie de l'album "Folkesange" interprété sur scène mais aussi à quelques autres titres que je ne connais pas mais qui s'intègrent parfaitement à ce set acoustique. Quelle ambiance et quelle classe de MYRKUR. Un moment hors du temps et une pause plus que bienvenue dans cette orgie de décibels ! Nous le savions déjà, mais "Folkesange est tout bonnement un des meilleurs albums de Nordic Folk de ces dernières années. Chapeau l'artiste.

Myrkur (photo: Jus de cadavre)

Cette courte journée de concert pour moi va se terminer de la meilleure des façons possible avec mes chouchous de KADAVAR. Le trio allemand va une fois de plus prouver au monde qu'il est un des meilleur groupe de Rock (au sens large) de ces dernières années. Une classe énorme, un jeu de scène précis, envoûtant et énergique. Bref KADAVAR est exquis. Le public est comme d'habitude conquis d'avance : ça tape en rythme dans les mains sans aucune demande de Lupus, qui s'est coupé barbe et cheveux, les sourires s'affichent sur beaucoup de visages et le public boit littéralement le Classic Rock du combo. Le trio termine avec une reprise des Beatles : "Helter Skelter" (qui figure sur l'album "Rough Times") ! Excellent ! "Quand un perdu te dit que le rock est mort, tu le mets devant KADAVAR et il va comprendre" (c'est de moi paraît-il, mais peu importe, c'est vrai !).

Kadavar

Nous rentrons ensuite au parking / camping pendant que Axl massacre les morceaux des GUNS sur la Mainstage 1 (devant la Ministre de la culture, apparemment fan du groupe, qui a fait le déplacement au HELLFEST aujourd'hui).


Dimanche 26 :

Ma dernière journée de ce HELLFEST déjà historique commence devant la fin du concert des américains de BLOOD INCANTATION. Les deux morceaux que je vois me prouvent que je ferais vraiment bien de me pencher sur ce groupe dont tout le monde vante les mérites depuis quelque temps déjà. Va falloir s'y mettre je crois.

MIDNIGHT déboule ensuite sur la Temple pour foutre le feu. Comme à chaque concert du groupe, l'ambiance est hyper Rock n'Roll, mais en un peu plus extrême. Le Speed / Black n'Roll du trio de Cleveland est la définition de l'efficacité sur scène (alors que sur album j'ai un peu de mal !). Athenar est intenable sur les planches et excite la foule comme s'il voulait déclencher une émeute. Les titres envoyés, même sans les connaître, rendent tout le monde cinglé et on chante les refrains entêtants avec le groupe. MIDNIGHT pratique un Speed / Black / Punk Rock / ajoutez ce que vous voulez, simple mais pas simpliste, basique ultra-efficace. Clairement le moment le plus Wok n'Woll de cette journée ! Excellent !

Mon premier moment vraiment Hardcore (vous aurez compris que ce n'est pas mon style de prédilection je pense...) avec un enchaînement TERROR / LIONHEART sur la Warzone ! TERROR c'est le genre de Hardcore que j'aime bien tout de même il faut être honnête. C'est virulent, très metallique et assez violent. Le chant est excellent et tu as l'impression de te faire engueuler comme un malpropre. Les californiens mettent la branlée tout simplement. Ce sera la même chose pour LIONHEART que je ne connais pas du tout, mais qui balance un Hardcore bien méchant et traditionnel lui aussi. Grosse violence, excellent batteur déchaîné et mosh-pit en sueur !

Lionheart

Je me retrouve enfin de nouveau devant EYEHATEGOD sous la Valley. J'ai déjà vu le groupe de Nola pas mal de fois sur scène mais ça faisait un bail ! Le son est énorme, lourd et sale comme de coutume. Mike IX (chant) malgré de graves problèmes de santé a l'air arraché comme au bon vieux temps et s'accroche à son pied de micro comme un camé à sa seringue. Jimmy Bower (aussi batteur de DOWN) s'allume une clope en même temps que sa guitare et laisse s'échapper un vicieux larsen. Nous voilà de nouveau avec les crackés dans les caniveaux de la Nouvelle-Orléans. Et c'est bon ! Set-list best-of, groupe plus punk que bien des punks, pas de backdrop (c'est pour les pro c'est trucs là), des "fuck" distribués au public, des larsens encore, de la haine contre l'humanité toute entière, mais aussi du groove en veux tu en voilà, des sourires, un groupe qui fait comme si il était en répète dans son local (dos au public parfois). Bref le EYEHATEGOD que je surkiff. Le "Southern Nihilism Front" a encore frappé... ou plutôt vomi !

Eyehategod

Je prends le même pied vicieux devant PENTAGRAM sur la même scène. La légende absolue est au HELLFEST pour arroser le public de son Doom classieux et très efficace. Bobby semble toujours en forme même s'il ressemble de plus en plus à une vieille sorcière centenaire. Son chant est génial, expressif et juste, c'est d'ailleurs assez incroyable quand on pense à tout ce qui est passé dans cet œsophage durant ces dizaines années de carrière. Les musiciens qui l'accompagnent sont excellents, le son est très bon, nous assistons à un très très bon concert. Je ne comprendrais jamais pourquoi ce groupe est resté si confidentiel...

Nous allons ensuite nous placer devant la Mainstage 1 pour METALLICA... Bah oui ! Mais en attendant les patrons on va devoir se taper SABATON pendant une heure. Ce groupe... ce truc... cette chose est ce que la scène Metal a fait de pire ou presque. Une musique sans saveur, plate, un chanteur sans coffre (dans le style c'est clairement ballot), qui prend du gras aussi vite que Loana après Loft Story, des riffs insipides, un jeu scénique cliché et ridicule... C'est une purge. Et au vue des nombreux doigts d'honneurs dans le public en direction de la Mainstage 2, je ne dois pas être le seul à penser cela... C'est incroyable qu'une telle chose puisse avoir autant de succès aujourd'hui. Quelque chose doit m'échapper.

Mais bref, voici que retentit "The Ecstasy Of Gold" de Morricone, qui annonce l'arrivée des Four Horsemen... Ça y est j'ai des frissons ! Bordel, on va voir METALLICA au HELLFEST ! Le groupe débarque et balance direct "Whiplash"... Ça commence très bien, le son est bon mais pas trop fort. Même pas besoin de bouchon d'oreilles d'où je suis. Quel pied de voir les Mets ici sur scène à Clisson. J'avais franchement peur au vu de la forme diminuée des membres du groupe depuis quelque temps mais je suis très vite rassuré avec un "Creeping Death" jouissif qui enchaîne. Un début de concert old-school ! James prend rapidement la parole et nous dit d'entrée de jeu que même si ici ça s'appelle le HELLFEST ce n'est pas comme l'enfer qu'il a dans sa tête... Voilà, le frontman du plus grand groupe de Metal de tous les temps se met à nu comme ça devant 50 000 personnes. J'en reste bouche bée. Merde. METALLICA dans tout son naturel. Et ça continue avec "Enter Sandman" qui rend le public dingue. Pas d'effet pyrotechnique, pas d’esbroufe, si ce n'est une scène décorée d'écrans en relief. Bon dieu que j'aime cette simplicité ! Évidemment tout n'est pas rose : Lars est aux fraises (mais ça on sait, ce n'est pas une surprise). Ce qui ne nous empêche pas de prendre notre pied avec les potes. La pression ne retombe quasiment pas du concert (à part sur "Dirty Window" peut-être et encore...). Mais la fin de concert va tout simplement être dantesque et magistrale. Après "Seek and Destroy" le groupe quitte la scène (là non plus sans surjeu en mode "c'est terminé au revoir") et revient pour le rappel... Si j'avais dû choisir trois morceaux pour le rappel j'aurais exactement choisi les trois titres joués ce soir... Imaginez mon bonheur. Chair de poule avec "Damage Inc." (mon morceau préféré des Mets), "One" (frisson garantis) et une conclusion sur "Master"... ouah. Je ne sais pas trop quoi ajouter, c'était tout simplement génial. Des larmes, des émotions, du Thrash (si si), un immense moment de communion avec le groupe, le festival et les copains. 

La force du HELLFEST c'est ce genre de moment. Des trucs dont tu te souviendras toute ta vie bordel. Dernières minutes sur le site avec un feu d'artifice (énorme) pour clôturer cette édition qui restera - quoi qu'on pense du HELLFEST - dans l'Histoire.

C'était une édition de malade. C'était de la folie pure. C'était le HELLFEST 2022.

(photo: Moris D.C Facebook)

Bilan Jus de cadavresque pour ce second week-end :

Top live :

METALLICA // KADAVAR // PENTAGRAM // SKELETAL REMAINS // MYRKUR // MARDUK



Mold Putrefaction :


Jeudi 23 :

WORST DOUBT

Ce deuxième Hellfest est plein de surprises, notamment cette journée supplémentaire qui remplace l’habituelle journée “arrivée des festivaliers / groupes locaux au Metal Corner”.
Même si le line-up reste le moins intéressant des quatre jours, c’est toujours cool que de passer son jeudi autre part que sur le camping.
A l'inverse du Hellfest 1, ici la météo est merdique et nous serons épargnés uniquement le dimanche.
C’est donc avec un pull que je me dirige vers la Warzone pour aller voir le groupe qui monte dans le Hardcore hexagonal.
Les parisiens sont enfin munis d’un premier album, Extinction, longuement attendu.
Cette sortie leur à permis de pouvoir pleinement se faire une réputation sur les planches et d’en mettre plus d’un sur le cul ! 
Fortement influencé par la scène Metalcore 90, notamment Américaine, c’est un petit air frais dans le paysage.
Ayant déjà vu le groupe dans des petites salles, l’ambiance n’est pas forcément la même, mais ça n'en reste pas moins les patrons !  
Ça groove, ça mosh, c’est sans compromis, c’est redoutable d’efficacité et les gars maîtrisent pleinement le sujet.
Le chanteur aborde un t-shirt MORBID ANGEL, qui comme tous les mecs cools de cette scène, mets du merch metal ! 
Bref, allez les voir en salle !


HELLOWEEN

J’y suis allé sans aucune conviction, et j’ai passé surement le meilleur concert de la journée. 
Visuellement c’était l’empire du kitsch, entre la batterie posée sur une citrouille géante et les animations A T R O C E S sur l’écran de derrière (des monstres dignes de pire jeux de console des années 2000) mais musicalement c’était efficace à mort ! 
J’avais peur que ça sonne comme du heavy chiant (mes souvenirs sur album), mais non c’était du power / speed à fond avec l’énergie qui va avec ! 
Les Teutons sont de retour avec deux chanteurs historiques qui alternent les morceaux, Andi et Michael, ainsi que Kai qui donne de la voix. J’imagine que c’est noël pour les fans du groupe ! 
Les passages speed c’est un régal, genre sur “Heavy Metal (Is the Law)”, c’était la bonne humeur tout le set ! Hâte de redonner une chance à la carrière studio des Allemands. 


Vendredi 24 :

PORTRAYAL OF GUILT

Le trio Texans, à, en 2018, sortit l’un des meilleurs albums de l’année : du screamo abrasif, nettement au-dessus du lot, gorgé d’hymnes.
Puis les gars se sont progressivement réfugié dans une musique plus nihiliste / edgy, dans les méandres du blackened hardcore.
Le dernier album en date s'appelle "Christfucker", c’est dire ! D’ailleurs, c’est je pense, la seule chose jouée aujourd’hui. 
Beaucoup moins fan de ce virage musical, et encore moins de cette esthétique edgy / fuckboy qu’ils développent, je n’en reste pas moins curieux et réceptif. 
Entre accélération avec du blast et passage plus clean, accentué de chant globalement crié, l’identité sonore des Américains reste très personnelle.
Les gars restent très statiques sur scène, et j’ai le souvenir d’un concert légèrement plus communicatif en salle, lors de leur tournée en 2019.
Le groupe quitte la scène sur un titre de rap diffusé à fond dans les enceintes, à la manière de FANGE : edgy je vous ai dit ! 

OKKULTOKRATI

C’est déjà le deuxième passage du groupe au Hellfest, et c’est plutôt surprenant pour des gars qui n’ont presque aucune visibilité le reste de l’année. 
Le groupe d’Oslo propose une version ultra sexy de DARKTHRONE, alternant les passages mid-tempo plutôt “psyché”, accentués par un clavier, et les moments plus punk avec son lot de d-beat. 
Il y a une grande classe qui se dégage sur scène, tout le monde aborde des cuirs cintrés et tient la scène littéralement comme un groupe de rock. 
J’ai l’impression que le set est légèrement moins efficace que la dernière fois, peut être dû à un temps de set plus longs et des titres plus aventureux et moins direct.
Il n’en reste pas moins que ça reste l’un des concerts les plus cool de cette journée, et l’un des seuls de metal punk du week-end. 

YOUTH CODE

Ce soir, la grande tête d’affiche, c’est les très rares NINE INCH NAILS, et je sais pas si c’est une demande de Trent Reznor, mais là journée est majoritairement squatté par des groupes dans le spectres des musiques électroniques et indus. 
C’est clairement les Américains de YOUTH CODE qui me branche le plus dans ce casting.
Duo d’EBM de Los Angeles, composé de Ryan aux machines (et au chant par moment) et de Sara au chant, des plus énervées. 
Si le premier reste derrière sa table c’est bien la seconde qui à pour but de tenir la scène, et pas évident vu la taille de la Mainstage. 
L’énergie est très Hardcore, et peut facilement être comparé à celle de ATARI TEENAGE RIOT sur scène. 
Il commence à pleuvoir comme il faut, et c’est devant un public très maigre et en k-way que le groupe va se produire. 
C’est musicalement très brut et sauvage, tantôt dansant, tantôt très énervé, et beaucoup moins subtile que sur album.
Sara motive la foule, demande même un circle-pit et essaye de rendre ce concert des plus vivants.
Pour sûr, un grand moment de cette journée, avec l’envie de voir le duo dans une configuration salle.  

THE BLOODY BEETROOTS

Grand remplaçant de ATARI TEENAGE RIOT, la présence du DJ Italien à de quoi faire sourire. Tête d’affiche de la Valley, c’est devant un public plus que garni qu’il va jouer, les gens attendant le show bien avant son début. 
Ce concert est la synthèse de ce qu’est devenu le Hellfest : aujourd’hui je n’ai pratiquement pas vu de groupe de metal, et je termine devant de l'électro / dubstep, qui va recevoir une des meilleurs ambiance du week-end. 
Ce soir c’est définitivement les Vieilles Charrues, sauf que ici il y a un pit et des wall of death, histoire de pas être trop dépaysé non plus. 
Ça reste de l'électro facile, idéal pour le metalleux qui souhaite s’amuser en fin de soirée : c’est remplis de rythmes pour bouger virulemment.
Beaucoup risquent même de dire que c’était le meilleur concert du festival, car il y avait vraiment une ambiance de zinzin.  
Je trouve ça divertissant au début, les rythmiques font facilement danser, puis ça m'emmerde, je trouve ça naze. Je ne suis clairement pas dans le mood. 
Une chose est sûre, plus rien ne sert de programmer du metal extrême, concentrez vous pour développer une scène électro, là au moins vous êtes sûr de contenter le maximum de monde ! 

Samedi 25 :

MARTYRDOD

Quel plaisir de revoir les Suédois sur scène. Il s’agit ici d’un des tout meilleurs groupes de néo-crust Européen, avec quelques monuments dans la discographie, notamment List de 2016, qui tourne toujours en boucle dans mes playlists. 
Ce matin-là il fait presque beau, c’est moins dégueulasse que la veille, idéale pour aller se rendre à la Warzone.
Un sample de “Överlevaren”, titre d’ouverture de List, résonne en fond pendant de longues minutes, avant que le groupe monte sur scène et se mette à jouer le brûlot en question.
Malheureusement l’énergie sur scène n’est pas forcément au rendez-vous, c’est plutôt mou et le chanteur / guitariste à l’air en roue libre. Pour le coup c’est punk, mais ça dénote avec la finesse de leur musique. 
Le public est plus que clairsemé et l’ambiance reste très fade, ça fait chier car j’ai déjà vécu des concerts magistraux de la part du combo.
La setlist fait la part belle aux derniers albums, ça alterne entre les classiques de List et les morceaux plus mid-tempo de Hexhamaren, notamment. 
Le résultat est plutôt inégal malheureusement. 


HALLAS

Si il y a un groupe que je n’ai pas encore vu et que je souhaite voir depuis quelque temps, c’est bien HALLAS. Victime d’un engouement plutôt conséquent lors de la sortie de Excerpts from a Future Past, et son lot d’hymnes hard / heavy psyché.
La Valley est déjà bien remplie avant le début du set, pour accueillir les Suédois devant un parterre déjà conquis. 
Je n’ai pas forcément suivi l’évolution du groupe pour être honnête, mais je suis satisfait de les voir arrivés costumés comme à l’époque du premier opus : capes, maquillages et look vintage. 
Instantanément la magie opère, la nostalgie s’invite sous la tente, alors que le groupe n’a à peine 7 ans de carrière discographique. 
Le set s'ouvre sur le magnifique “Repentance”, le public est réceptif et chante les riffs. 
“The Astral Seer” fait son apparition, puis c’est au tour du tube “Star Rider” d'être joué, dont le refrain est chanté par une partie de l'audience. 
Le groupe n’en fait pas des caisses, c’est loin d'être grandiloquent, ça reste très sobre dans la manière de tenir la scène.
C’est un super moment que nous vivons là, loin des aberrations qui jouent sur les autres scènes. Vraiment la classe ! 

TOUCHE AMORE

Grand chouchou de la scène hardcore mélo, les Californiens sont attendu sur cette Warzone. Fort d’un incroyable dernier album, Lament, sorti il y a deux ans, le groupe est en terrain conquis, vu les retours qu’il a eu.
C’est surement le groupe le plus subtil avec l’étique “hardcore” de tout le festival. 
Véritable usine émotionnelle, alliant emo/scremo et galopé post-hardcore, la formule est rodée, et encore une fois, le groupe montre que c’est un excellent combo de scène, parfaitement capable de retranscrire la sensibilité de ses compositions. 
Jeremy, chanteur et frontman, est plein d’énergie et surtout de bonne humeur, affichant un sourire tout le long du set.
Le public est composé en partie de connaisseur, et n’hésitera pas à chanter les paroles sur les quelques classiques proposés en cette après-midi ! 
Le set est gourmand en titre, mais c’est surtout le petit dernier qui est mis à l’honneur, avec l’ouverture notamment sur le redoutable “Come Heroine”
On regrette les crash-barrières, car avec le temps presque correcte, et l’énergie générale, c’est un temps à faire des stage-divings.
Le concert passe comme une lettre à la poste, on se laisse emporter sur le tube “Home Away From Here”, et on profite des derniers instants de subtilités de la journée, car la suite du planning s’annonce bien plus bas du front ! 


DISCHARGE

Changement d’ambiance sur la Warzone, avec un enchaînement des trois plus grosses têtes de la UK82. 
DISCHARGE étant sans aucune forme de doute mon préféré, et même de manière plus générale un de mes groupes préférés.
Cette année c’est les 40 ans de l’incontournable Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing, mais comme précisé sur leurs réseaux, il ne sera pas joué en entier. 
Rien de neuf en somme. Mais quel plaisir de revoir les punks sur scène.
22 titres pour ce soir, ça commence sur “The Blood Runs Red”, comme d’habitude quoi, puis ça enchaîne sur une compilation de la carrière des Anglais. 
Le backdrop est encore et toujours à l'effigie de leur dernier album, en date de 2016, y’a vraiment aucun effort de fait pour l'anniversaire de leur album phare. 
Le public reste clairsemé, mais l’ambiance fête au village dans la pit est bien là et quelques punks de la vieille école resteront à la crash barrière tout le long de la soirée. 
JJ Janiak ne va pas tarder à se mettre torse nu, et parcourir la scène de long en large. 
Wattie et sa crête rouge est là sur le côté de la scène à observer le chaos. Car oui ce soir, comme vont l’indiquer les 3 groupes, il y a un côté retrouvaille familiale. 
Je vais pas passer en revue la setlist, c’est déjà la Xième fois que je vois DISCHARGE, c’est toujours globalement la même chose, et ce soir je suis moins enthousiaste que les fois précédentes. Un son pas forcément incroyable, un coté roue libre de la part du groupe, et surtout cette déception de voir que pour les 40 ans d’un des albums majeurs de punk hardcore, rien n’est fait, à part des post Instagram… Dommage ! 


GBH

On continue sur la lancée, après avoir été voir ¼ de set des effroyables GUNS N ROSES, avec là encore, des légendes, GBH. Si City Baby Attacked by Rats et sans conteste un de mes albums préférés en terme de punk hardcore, j’ai toujours été déçu par GBH sur scène. Ça manque de saveur et de conviction, c’est très très mou et toujours très décevant. 
Sauf que ce soir un miracle va se passer, et les Anglais vont délivrer une prestation à leur hauteur.
Déjà le set s'ouvre sur “Time Bomb” / “Sick Boy” : c’est pas permis !! Gros son, grosse énergie, et surtout setlist bien calibrée, c’est un régal. 
Comme sur DISCHARGE, ça bastonne dans le pit, même si l'audience, là encore, est très clairsemée. 
Colin est comme à son habitude, cintré dans son cuir et derrière son pied de micro : sur scène c’est sobre et rock. 
Il n'y a pas grand chose à raconter de plus, c’est clairement le genre de concert à vivre qu'à écrire, ça reste du punk.
Un hommage est donné à Lemmy, dont la statue fait face à la scène, avec une reprise de “Bombers”.


THE EXPLOITED

Vient l’heure de clôturer ce cours d’histoire en Warzone, avec le plus gros groupe de cette époque, celui qui à surement eu le plus de visibilité et d’impact sur la pop culture.
Mais également celui qui a surement le moins d'intérêt à l’heure actuelle : c’est vraiment street punk starter pack.
Sans grande surprise, l’affluence est déjà bien plus conséquente, et le public attend le groupe bien avant le début de son set. A se demander où ils étaient, les deux groupes d’avant … Une chose est sûre, c’est que l’ambiance va être chaude pour ce dernier concert de la journée. 
Les premières notes sont à peine entamées sur “Let’s Star a War” que le pit devient gigantesque. Tout le monde bouge au rythme des paternes de batterie. L’ambiance est vraiment zinzin, et l’exécution des titres est tout particulièrement efficace. Tout comme GBH, c’est surement le meilleur concert des EXPLOITED auquel j’assiste. C’est vraiment teubé comme y’a pas, tout est basé sur l’énergie : je lâche mes neurones et je m’engouffre une partie du concert dans cette fosse compacte.
Le titre “UK82” fait son apparition et résume bien cette soirée. Ça s'enchaîne à vitesse grand V, le public reprend certains refrains mais ne fait pas descendre l’ambiance pour autant ! 
“Fuck the System”, “Fuck the USA” ou “Sex and Violence” font chanter la Warzone.
D’ailleurs sur ce dernier, Wattie, comme à son habitude, invite le public à monter sur scène afin de rendre la situation ingérable. De quoi terminer cette soirée punk à chien comme il se doit ! 


Dimanche 26 :

MIDNIGHT

Aujourd’hui il fait beau, la pluie c’est déjà de l’histoire ancienne, et c’est la dernière journée, après avoir affronté 7 jours de musique.
C’est également la journée la plus copieuse en metal extrême, ou tout du moins qui propose les groupes les plus intéressants. 
Et aujourd’hui c’est surtout la journée de MIDNIGHT, parmi mes groupes préférés.
On va pas se mentir, j’ai triché, et j’ai été  les voir le lundi en salle, entre les deux Hellfest, afin de prendre la température et surtout assister à un set complet.
Aujourd'hui c’est donc mon cinquième concert de la bande à Athenar et je suis toujours autant enthousiaste, comme au premier. 
Pas de backdrop, pas de sample pour annoncer le concert, aujourd’hui c’est “sobre”, le trio déboule directement sur “Black Rock’n’Roll” et la baston commence.
Si la formule studio commence à s’épuiser au vu du nombre d’album, sur scène ça reste pas moins que l’un des tout meilleurs groupe de metal en activité. 
Athenar et Vanik bougent dans tous les sens, s’échangent régulièrement leur micro et grimpent sur l’ensemble des amplis. 
Cartouchière, cuir et cagoule, il n'y a pas à dire, sur scène c’est visuellement imparable. Tout est charismatique au possible.
Le temps est compté, le redoutable “Evil Like a Knife” est joué : on assiste au meilleur concert de cette édition. 
Tout n’est qu’énergie, vitesse et violence.
La setlist s’articule à l'ensemble de la discographie, avec une moyenne de deux titres par album.
“Satanic Royalty”, “You Can’t Stop Steel”... tout ça avec le son qui va avec ! 
Les titres des deux derniers albums ont complètement leur place dans la setlist, même si bien sûr on regrette l'absence de quelques vieilleries (“Violence on Violence"...)
Bref, le trio de Cleveland, que ça soit en salle ou en fest, prouve encore une fois que la concurrence n’a pas besoin d’exister ! 

CULT OF FIRE

J’arrive sous une Temple qui empeste l’encens, et un long rideau noir (avec l’inscription Prague) cache la scène. Je connais très mal le groupe, je sais pas trop à quoi m’attendre, mais une chose est sûre c’est que la curiosité est bien présente ! 
Le set commence, le rideau se retire, laissant apparaître un décorum de scène des plus bluffant. 
Le groupe est déjà en place et commence directement à jouer. Les deux guitaristes sont assis sur des trônes ornés par d’immenses têtes de cobras, pendant que le chanteur lui, coiffé de corne, chante sous un costume noir. 
Autour d’eux c’est une véritable brocante, faite d'icônes et d’objets religieux Hindous, les couleurs sont magnifiques, la scénographie est parfaitement choisie…
Je suis également bluffé par la précision d'exécution, le fait que les gars restent entièrement statiques et focus sur leur musique.
La musique d’ailleurs, reste très fidèle aux albums, mélodique et galopante, ce qui n’est pas des plus évident à retranscrire. Le son est optimal, tout est réuni pour rendre ce rituel grandiose.
J’ai été littéralement scotché, et sans éprouver la moindre lassitude, c’est personnellement un exploit, surtout pour un groupe que je connais si mal. 
En espérant que la prochaine fois (si il y a) ne soit pas décevante, au vu de l’effet de surprise passée.


Cult Of Fire (photo: Mathias Van Der Meulen pour Hellfest)

ARCHGOAT

Ça prête toujours à sourire de voir un tel groupe jouer dans des endroits comme ça. Mais bon après tout, les Finlandais sont un produit de consommation comme les autres.
C’est déjà leur deuxième passage à Clisson et ont espère une prestation moins mou du cul, surtout quand on connaît le potentiel de la bête ! 
Un backdrop aborde le logo du trio, ils montent sur scène déguisés comme y’a pas (le sang, les clous, les capuches…), et ça fait glousser les quelques néophytes à côté de moi.
Lord Angelslayer à un look très Nergal aujourd’hui, j’avoue avoir du mal à me concentrer au début.  Mais il n'y a pas à dire, ça charbonne, et ça brasse large dans la discographie, littéralement de Angelcunt au dernier. 
“Lord of the Void”, “Goat and the Moon”, “Messiah of Pigs” ou “Hammer of Satan” font lever les points les quelques fans dans le public. Le reste étant majoritairement composé de curieux.
L’exécution est plutôt bonne pour du ARCHGOAT live, c’est même sans mentir, un très bon concert que nous délivre le groupe.
Et quel plaisir que d’entendre les samples issues des albums, qui donnent toujours un cachet supplémentaire aux concerts. 
Les blasts ultra barbares et les chants gutturaux, propre au groupe, font plaisir à entendre sous cette Temple, de plus en plus sage d’année en année. 
L’exécution de “Darkness Has Returned” permet de souffler et de changer de rythme le temps d’un instant.
Quel plaisir également que d’entendre le bruit des cloches, notamment sur “Nuns, Cunts & Darkness”. 
Que des plaisirs (coupables) donc, pour ce qui est un des meilleurs concerts de la journée, avec une mention spéciale pour le quatrième membre secret, caché sur le côté de scène, qui interprétait les chants et le clavier sur “Burial of Creation”. Et oui, je t’ai vu et tu m’as bien régalé ! 

METALLICA

Après un set roue libre noisecore de NAPALM DEATH (tout à fond, sans relief, sans nuance, tout dans les aiguës) qui m’a laissé de marbre, et une tente qui s’est vidé à 50% pendant MERCYFUL FATE (chacun essayant d’aller se placer en Mainstage), il est l’heure d'accueillir la super grande tête d’affiche convoitée depuis des années par le festival.
Le site est saturé depuis déjà plusieurs heures, il me faut presque 15 minutes pour trouver une place convenable.
Le groupe arrive en retard et balance, après un sample du film Le Bon, la Brute et le Truand, un “Whiplash” inattendu.
Il s’agit là du seul véritable moment intéressant de ce set. 
Je suis cependant surpris de la configuration de scène, extrêmement sobre, pour un groupe à plus de 3 millions.  
Je commence à sévèrement me faire chier, quand un titre de St. Anger viens me réveiller (oui oui), avec ses rythmiques punk. James ayant au préalable calé une petite blague sur l’album : c’est cool, vous avez au moins un minimum de recul sur vos œuvres.
Par chance, les stars ne jouent que 1h30, pas comme les 2h30 des G’NR hier.  
James Hetfield d’ailleurs, qui sera plutôt bavard pendant le set avec notamment des “Metallica, finally in Hellfest - Ça fait des années qu’on souhaite y jouer” : le mec à honte de rien. 
Après 13 titres, le groupe revient sur un rappel avec le sympathique “Damage, Inc.”, pour finir le concert sur le très surcoté “Master of Puppets”
Le groupe va rester de longues minutes après son concert pour saluer le public sur le prolongement de scène installé pour l’occasion et jeter des centaines de médiators.
C’était un concert vraiment mou du cul, avec une setlist très inégale. Un concert qui confirme également que Lars est un mauvais batteur, ce n’est pas qu’une blague.
Maintenant il est l’heure de rentrer chez vous les riches et d'arrêter la mascarade : le plus grand groupe de metal du monde restera à jamais SLAYER, et on sait très bien que sans son nom, METALLICA n’aurait jamais eu autant de succès. 

Allez, à l’année prochaine Clisson. 



Retrouvez notre live-report du HELLFEST 1 juste ici !


par Jus de cadavre le 06/07/2022 à 05:40
   2361

Commentaires (22) | Ajouter un commentaire


Bourzoume
@86.234.152.124
06/07/2022, 09:17:39

Jus de Cadavre, et la mauvaise foi incarnée ! A croire que le gars n'a pas assisté au concert de Metallica. Le groupe a joué 2h déjà. C'est Lars qui a parlé du fait que le Metallica voulait jouer au Hellfest depuis des années (et pas James)... et d'après la conf de presse de Barbaud, ça s'est avéré VRAI (fais ton travail de "journaliste") !
Et Lars, même si c'est pas un monstre de batteur, il a fait un concert plus que correct, il faut arrêter de sortir des conneries et des lieux communs sur lui parce que c'est facile et gratuit, mais c'est tout à fait faux. Sinon tu peux dégueuler sur beaucoup d'autres batteurs (fallait entendre le batteur de Nightmare se battre avec le tempo par exemple...).


Harvester
@194.2.202.86
06/07/2022, 10:14:50

@Bourzoume : Tu relèves le paragraphe de Mold, le vieux Jus a lui apprécié le concert de Metallica (cf plus haut) 


Buck Dancer
@80.215.204.82
06/07/2022, 13:46:17

Oui, je voyais pas Jus de Cadavre dire du mal de Metallica. 


NikkiSe7en
@62.39.151.26
06/07/2022, 14:20:11

C'est confondant, on dirait une chronique de l'Equipe 21.


Alex
@88.164.44.22
06/07/2022, 21:36:09
  • Moi je trouve juste dommage que l'on ne parle pas de Mercy fullfate qui est vraiment un très bon groupe et le chanteur égal à lui même une putain de voix .

Arioch91
@86.219.33.81
07/07/2022, 08:42:29

@Bourzoum, Il y a un grand batteur sur cette photo, qui pose à côté d'un petit fan.


Sauras-tu reconnaître qui est qui ?   


Orphan
@193.248.54.231
07/07/2022, 09:43:02

Mold qui remet l'église au centre du village. top.

L'autre James qui parle d'enfer dans sa tête, mais dont son groupe touche 1 cachet de plus de 1 millions + loge de 900m² avec plus de 100 personnes (roadies / cuisiniaires / masseuses...) / 1 vigile par guitare, détachement par Jetprivée...etc...etc...etc...il a bon dos "l'enfer" !!

Tout ca pour un show d'1h30, franchement pas ouf quoi. A quand les leçons sur l'écologie par metallica tiens ? 

Groupe de merde.




Hoover
@176.148.68.8
07/07/2022, 22:37:55

Metallica en live c'est chiant comme la mort de toutes façons.


RJDio
@93.17.56.162
08/07/2022, 09:27:09

Au sujet de Scorpions, quand on passe devant un scène c'est que l'on ne s'y arrête pas alors comment peut-on "descendre" un groupe de cette manière? Surtout quand ce n'est pas du tout argumenté mais lié à des gouts personnels. C'est encore pire quand des idées grossophobes entre en ligne de compte pour faire une chronique sur d'autres artistes. 

Je vais éviter d'aller lire la chronique sur Judas Priest au risque d'y lire des arguments homophobes si ce groupe n'est pas à ton gout non plus. 

Il me semblait que les metalleux optaient pour la tolérance et le respect des autres. Ca ne semble pas être tes valeurs premières. 




Humungus
membre enregistré
08/07/2022, 09:47:56

Toujours un réel plaisir de lire ces reports bon dieu !

Merci les gars (Simony inclus pour celui sur IRON MAIDEN).

Pis c'est justement achement bien qu'il y ait deux critiques du même événement :

Le panel de groupes est de fait plus ample et les avis ne sont pas forcément les mêmes.

Vraiment bien.

A l'instar de ce que l'on peut vivre nous aussi en fest quoi...

J'en veux pour preuve mon dernier GRASPOP où un comparse de camping vantait après le set de SCORPIONS les mérites vocaux de Klaus Meine alors que je le destinais pour ma part à l'EHPAD la plus proche...

Comme quoi hein...

(Pour ne pas trop tirer sur l'ambulance, je tiens tout de même à préciser que ce show de SCORPIONS m'a foutu les poils tout du long. Ne serait-ce que pour les jeux de lumières et les vidéos en fond de scène absolument géniales).


PS : "Le plus grand groupe de Metal du monde restera à jamais SLAYER"

Amen.


Humungus
membre enregistré
08/07/2022, 09:49:48

Ah et sinon Alex + 1 bien sûr !!!


Pine de poule
@193.31.40.42
08/07/2022, 12:11:26

La lecture de ces comptes-rendus confirment le niveau incroyablement faible de certains, tout juste bon à etre lu par leurs 3 potes.

Ce site, c'est comme les montagnes russes, on passe d'articles incroyablement détaillés, comme récemment la disco de Napalm Death à des abimes de nullité comme ici. Quel intéret de dire "je suis passé 2 secondes devant tel groupe et c'était nul" ?


Jus de cadavre
@192.187.28.156
09/07/2022, 00:34:50

"Il me semblait que les metalleux optaient pour la tolérance et le respect des autres. Ca ne semble pas être tes valeurs premières"

Non en effet. Et je ne pense pas être le seul. Quand je regarde ma collec de disque je ne vois pas beaucoup d'appel à l'amour de son prochain. Mais bref.

Concernant Scorpions j'ai bien du voir le groupe 8 ou 9 fois sur scène donc je pense être capable de me rendre compte quand c'est à chier. Et là le chant était à chier. C'est pas un jugement hein c'est juste qu'il y a quelques années sur scène ça tenait la route. Aujourd'hui non.

Pine de poule, merci pour ton commentaire qui démontre que ton pseudo te vas comme un gant !


Pine de poule
@45.136.153.58
09/07/2022, 08:33:45

Tout comme le tien, mon cher Jus de cadavre, t'avais déjà pas inventé l'eau chaude à l'époque de VS, tu confirmes que tu ne t'améliores pas avec le temps. Et tu n'es pas fait pour être chroniqueur. Réserves cela pour ta page facebook ou je ne sais quoi.

A plus, le nihiliste de pacotille.


Pépé le putois
@5.62.43.78
09/07/2022, 13:06:35

"Non en effet. Et je ne pense pas être le seul. Quand je regarde ma collec de disque je ne vois pas beaucoup d'appel à l'amour de son prochain. Mais bref."

T'as la palme du plus gros débile de l'année. A ton âge, en plus... Je ne crois pas que les mecs de Deicide partent à la chasse aux chrétiens tous les dimanches, mais bref.


Rotten Tooth
@86.253.74.212
09/07/2022, 14:18:32

Et ben...

Pour des gens qui réclament de la tolérance et du respect... ça vole haut ici !

Sur la forme, Jus de Cadavre ne dénote pas de son ton habituel, bien corrosif.

Sur le fond, Scorpions a vraiment livré un set médiocre. Quant à Sabaton, zéro spontanéité. Ils étaient là pour faire le job. Le moindre déplacement y était formaté. Ce n'est pas la musique que j'aime mais je n'ai pas réussi à y voir la moindre trace d'authenticité ou de sincérité.

Alors, en comparaison avec Metallica qui vient après...  Leur set était plutôt sobre et la sincérité était là. Les Mets sont effectivement une grosse usine d'entertainment mais les remarques d'Hetfield montrent clairement qu'il était là pour jouer de la musique. Quant à l'enfer qu'il a en tête, indépendamment de la somme sur son compte, Some kind of monster est visible sur Netflix en ce moment et piratable à droite à gauche sans doute. Comme ça, ça fera une petite revanche sur les connards qui ont fait un procès à Napster... Pour moi, comme Slayer, Metallica c'est de l'histoire et ce concert était un putain de bonheur.



Jus de pignouf
@147.135.36.175
09/07/2022, 20:10:32

Regardez-moi, j'ai un pseudo de dur, j'écoute du metol et j'aime pas trop les gens, vive la mort et la haine. Un dur, je vous dis! Un vrai, pas comme ces lopettes de Belphegor qui se font cracher dessus sans répliquer par un curé russe! Moi, je mange des religieux au petit déj et sans lait!


czfgz
@5.51.210.183
09/07/2022, 21:40:33

Que de la merde à part Marduk, Eyehategod, Cult of fire, Archgoat et les groupes punks du passé. Bref, moisi.


Rotten Tooth
@92.184.97.200
10/07/2022, 00:58:49

Sinon les trolls, quand est-ce que vous vous bougez le cul pour écrire des chroniques et nous faire découvrir des groupes ?


Glaire
@166.0.230.1
10/07/2022, 21:29:37

@rotten touth, j'ai envie de faire roter du sang


Glaire 2 le retour
@166.0.230.1
10/07/2022, 21:32:39
*de te faire



Stench
@88.121.208.239
11/07/2022, 20:12:26

Bon, le concert de Scorpions est sur Arte Concert, et franchement, ça va je trouve. Le chant est plutôt acceptable. Le rendu était sans doute différent dans le mix sur place et rien ne vaut de vivre le truc en vrai, je sais, mais devant mon ordi, ça passe.

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