Au rayon des découvertes, j'ai rendez vous aujourd'hui avec l'album Paleness Of The Bled World de NEPHROLITH, une formation qui nous vient de Slovénie...
Oui vous avez bien lu de Slovénie, et je mets au défi les plus furieux d'entre vous de me citer un autre groupe originaire de là bas, exception faite bien sur des mythiques LAIBACH (du nom de l'actuelle capitale Ljubljana en allemand).

Et pourtant, et pourtant, quelle magnifique contrée où j'ai eu par le passé la chance de poser mes valises, une terre riche en contrastes, un des pays les moins denses d'Europe niveau population, où évidemment la nature avec un grand N à su conserver ses droits, et si je vous dis qu'en plus on y trouve forêts et grottes en grand nombre n'y devinez vous pas un cadre propice et légitime à l'expression d'un black metal ?
Une nature sauvage et belle donc, à l'instar de la musique du groupe, car au delà d'une forme de véhémence inhérente au style il serait bien réducteur de n'y voir que cela !

En effet NEPHROLITH se démarque d'emblée par son phrasé mélodique évident et ses incursions en terres progressives, et ce dés le très bon titre d'ouverture "Drained Away".
J'attire ici votre attention sur ce passage quasi pink floydien du plus bel effet et ce classieux solo final davantage typé heavy. Une autre caractéristique notable chez nos slovènes du jour réside dans le chant.
En effet la signature vocale du dénommé Nik Košar est assez personnelle, faisant preuve d'une diction particulière et bien distincte qui n'est toutefois pas sans rappeler tantôt Primordial, tantôt Secrets Of The Moon, voici en tout cas un atout indéniable à mes yeux s'il en est !
Musicalement on évolue donc dans un black très épique ponctué d'accalmies salvatrices.

Le 3éme titre "Rejoined" quant à lui, n'est pas sans m'évoquer un SOLSTAFIR survitaminé.
On y retrouve en effet une écriture assez similaire aux islandais si chers à mon cœur, oscillant donc entre parties planantes et fureur décomplexée.
Cette impression se trouvera confirmée dans "Flamespeech", sans conteste mon titre favori de l'album, aux doux accents mélancoliques mais qui laisse également la part belle à une rage latente s'exprimant à travers une technique imparable. Voici à mes yeux un assez bon résumé de la recette que nous proposera de façon récurrente le quintet slovène tout au long des pistes de cet album.

Notons toutefois la participation de Tim Yatras (ex-Austere, ex-Nazxul)  faisant écho au chant principal sur le titre "Moth", mais surtout ais-je envie de dire sur la piste finale "Warmth Into Fire" qui pour la peine se démarque vraiment du reste de l'album de par sa basse ronronnante, sa rythmique syncopée et ses guitares chantantes, pour nous offrir un hybride presque hard rock redoutable d'efficacité ! On y trouvera donc également cette intervention vocale très mélodique (songez à Dream Theater par exemple !) avant que la facette black metal du combo ne reprenne le dessus.
L'album s’achèvera enfin comme il avait débuté sur une piste purement instrumentale.


A l'issue de (très) nombreuses écoutes, il me sera ma foi difficile d'être autre chose que tièdement conquis par ce disque, car même si mon ressenti final est globalement positif, je dois bien pour autant reconnaître que cette œuvre n'est pas exempte de défauts.
Le niveau technique et l'exécution des musiciens ne me semblent pas en cause, mais j'ai plutôt pour ma part, trouvé certaines transitions parfois un peu abruptes.
Second point plus gênant, et ce n'est pas faute pourtant d'avoir voulu laisser ses chances à ce disque de me convaincre davantage, mais je lui reproche une certaine linéarité.
Exception faite de "Rejoined" mais surtout de "Flamespeech", petit bijou d'efficacité à mes yeux, nul titre ne sort véritablement du lot et l'album s'écoute d'un bloc... Digeste certes mais d'un bloc quand même !
Une impression d'autant plus troublante que le style me plaît, les zicos sont bons, l'écriture générale plutôt qualitative... alors serais-je « passé au travers » qui sait ?

La seule vraie question importante serait plutôt de savoir si ce second album sera suffisant pour permettre à NEPHROLITH de se distinguer de la concurrence au sein d'une scène saturée.
En attendant, en dépit d'une exposition géographique et médiatique peu favorable, ces musiciens continuent de jouer et d'offrir la musique qu'ils aiment, et rien que pour ça, respect leur soit rendu.

Plus que jamais, la balle est dans ton camp cher lecteur, à toi de te faire ton propre avis : on parle musique n'est ce pas, et rien n'est plus subjectif que la notion d'art en général et surtout sa réceptivité !

Quoi qu'il en soit, et en conclusion, leur démarche mérite soutien et le mien leur est acquis...


Titres de l'album :

  1. 1004
  2. Drained Away
  3. Rejoined
  4. Flamespeech
  5. Moth
  6. Olistje
  7. Warmth Into Fire
  8. 4001


Bandcamp




par James le 25/04/2017 à 07:45
65 %    423

Commentaires (0) | Ajouter un commentaire

pas de commentaire enregistré

Ajouter un commentaire


A New Tomorrow

Universe

Red Death

Sickness Divine

Black Pistol

Sins of the Father

Edge Of Forever

Native Soul

Tom Keifer

Rise

House Of Shakira

Radiocarbon

Crypter

Crypter

Unhold

Here Is The Blood

Lovekillers

Lovekillers feat Tony Harnell

Atomic Cretins

Spiritual Cancer

Maelstrom Vale

Silhouettes

Brain Stroke

Brain Stroke

Hellsodomy

Morbid Cult

Anal Slave Of Satan

Anal Slave of Satan

Detherous

Hacked to Death

Grand Slam

Hit The Ground

Lindemann

F & M

The Dead Daisies

Locked and Loaded (The Cover Album)

Sun

Brutal Pop

Godspeed You ! Black Emperor

RBD / 25/11/2019
Drone

BEHIND THE DEVIL #12 Interview avec David de SHARE YOUR PAIN RECORDS

L'Apache / 20/11/2019
Depressive Black Metal

Birds in Row

RBD / 13/11/2019
Emocore

Concerts à 7 jours

Photo Stream

Derniers coms

COMO MUERTOS aussi c'était excellent. Jamais écouté l'album mais je les ai vus une fois en concert lors d'une des premières éditions du Motocultor et j'en garde un très bon souvenir. Ils avaient vraiment du potentiel.


Dévorée par un gremlin géant, quelle horrible fin ! Plaisanterie à part ce n'est pas mal, et ce n'est pas typé Death latino.


Rubrique très sympa. Je retiens Bloody Sign, notamment. Eh oui, les catalogues Holy Records, souvenirs émus...


Vu aussi sur scène à Chaulnes (le "Killer Fest" si mes souvenirs sont bons !) en... 2005 ! Oh bordel ça nous vieillit ça !
C'était carrément bien sur scène, mais en effet pas très suivi. En tout cas ce fest était génial, de bien bons moments !


J'ai vu deux fois il y a bien longtemps GARWALL en concert. Ca tenait bien la route mais le public n'a pas accroché et a pas mal critiqué le groupe pour des raisons que j'ai oubliées. Dommage...


Mark Evans (ex-AC/DC) à la basse exact.


Avec eb plus Mark Evans de AC/DC à la basse je crois , toujours là ce furieux de Angry


Effectivement, je trouve ça toujours bien trouvé de "cacher" quelques références bien senties.
Perso, je préférais la mouture de Hard N Heavy avec le logo précédant celui-ci...
Aaaahhh les fameuses fiches biographiques de groupes... ... ...


Celui là il prend direct une option pour les tops albums de 2020 (alors que les tops 2019 sont même pas encore bouclés xD) ! Les deux extraits sont juste terribles...
Je l'attend, c'est peu de le dire !
Et artwork excellent au passage ! Vivement !


C'est exactement ça :) c'est un des magazines qui a monté ma culture métallique, je trouvais ça cool de faire un petit clin d'oeil de la sorte en mode extrême ahahaha


Très bonne nouvelle !!! :)


Vivement ! Déjà six ans que nous, ouailles de l'Eglise du Saint-Riff Rédempteur, attendons la venue de ce nouveau Messie sonore... Il était temps !


Pis histoire de me faire encore plus regretter la bazar, cerise sur le milk shake de l'infortune y'a COUNTESS aussi sur l'affiche...
AAAAAAAARRRRRRGGGHHH !!! !!! !!!


!!! !!! !!! Dé-goû-té !!! !!! !!!
Je suis GORGON depuis 1995 et est toujours souhaiter les voir en live...
Là je suis tombé sur cette annonce de fest seulement hier (donc bien trop tard pour moi afin d'organiser mon WE)...
Autrement dit sans moi quoi...
Ca va gâcher ma (...)


Strasbourg me voilà !
Bonne nouvelle de revoir aussi "souvent" en ce moment les TATTS sur la route...
Toujours un plaisir de revoir ces vieux briscards en live.


Et grève est un mot à la mode par les temps qui courent ^^


Oh putain la boulette! Merci JTPD de ton attention, voici l'erreur corrigée....Ça prouve au moins que les chroniques sont lues...Et oui, d'accord pour le clip, mais comme toujours avec les groupes mélodiques/Aor, c'est l'inverse de Shakira la bolivienne en fait, il vaut mieux écouter que regarde(...)


Aaaaah aaaaah, bien vu poybe, c'est effectivement Grèce ! Même si fût un temps Grève et Grèce étaient deux mots intimement liés...


Black Metal, Grève ... c'est un lapsus ? ^^


6 ans, les salauds...
En tout cas content de voir que je ne suis pas le seul à attendre cet album.