On n’arrête pas d’en parler, le nom, le titre sont sur toutes les lèvres, alors comme le moment n’est pas encore venu, moi, j’ai vaincu, et je vais quand même en parler sans en parler vraiment.

De quoi ?

Du nouvel album de la scierie germanique la plus productive de l’histoire, qui depuis le milieu des années 80 nourrit les fantasmes Thrash les plus poussés, et suscite l’admiration d’une cohorte de fidèles prêts à vendre leurs patchs DESTRUCTION pour obtenir la moindre bribe d’information.

Oui, le 27 janvier sortira sur Nuclear Blast le quatorzième album studio de KREATOR, Gods Of Violence, qui a déjà tellement fait parler de lui qu’on pense le connaître déjà alors même que seuls deux nouveaux titres ont filtré.

Alors, de l’importance de chroniquer un MCD offert en cadeau à tout acheteur du Legacy #106 de décembre dernier ?

De parler un peu de son contenu, mais surtout de celui du LP à venir qui commence à devenir au moins aussi anticipé que le Hardwired de METALLICA quelques mois auparavant.

Mis à part que Gods Of Violence ne déclenchera certainement pas autant de controverse que l’album à la pochette ultra moche d’Hetfield et Ulrich.

On connaît donc déjà deux morceaux de cet effort à venir, dont un est présenté sur ce mini CD, ce fameux titre éponyme qui finalement laisse augurer du meilleur, tout du moins d’une suite de l’histoire assez logique et peu surprenante.

Mais pour le coup, et puisque l’objet en question était gratuit, autant parler de ce « Gods Of Violence » que tout le monde connaît déjà pour en dire tout le Phantom Antechrist qu’on en pense du pas du tout Pleasure To Kill.

Que contenait au juste ce cadeau offert gracieusement à des lecteurs avides de nouveauté brutale ?

 

Un nouveau titre donc, ce d’ores et déjà classique « Gods Of Violence » forcément illustré d’un clip dispo sur Youtube, et qui prouvait de sa rythmique atomique introduite par un savant jeu de cordes acoustiques que KREATOR, aux côtés de TESTAMENT, était certainement un des derniers bastions imprenables du Thrash de tradition.

Le travail entrepris ces dernières années et culminant sur le terrassant Phantom Antechrist trouvait là une suite digne de la légende, avec ses couplets furieux débouchant sur un refrain mélodique et fumeux, qui sans en faire trop, rassurait sur l’état de santé de nos ouvriers préférés. Un break en up tempo accrocheur et convaincant, des parties de guitare harmoniques, enfin, tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un morceau de KREATOR qui convainc sans forcer son talent.

On pouvait aussi y écouter d’autres petites choses, plus ou moins inédites ou planquées, comme le mid puissant de « Wolfchild », une face B de « Civilisation Collapse », pas forcément très convaincant et un peu trop germanique pour être honnête, ou encore « Iron Destiny », qu’on possédait déjà si l’on avait acheté la version deluxe de Phantom Antechrist ou le split single avec ARCH ENEMY. Là encore, rien de transcendant, mais une chanson qui fleurait bon le leftover qui aurait sans doute dû le rester, malgré un refrain entêtant, mais un peu mièvre il faut le reconnaître.

Outre ces miettes, deux titres en live, « Phobia » et « Violent Revolution », qui rehaussent un peu le niveau en démontrant que le KREATOR/créature est resté cette machine de guerre live, à l’intensité au moins aussi mastoc que celle du SLAYER de la grande époque.

Musicalement, chacun appréciera la pertinence de ce choix, et je ne m’immiscerais pas dans un jugement quelconque.

Mais la cerise de la perle sur le gâteau de l’huitre, c’était bien évidemment cette cover de MAIDEN, « The Number Of The Beast », pas foncièrement désagréable, avec un Mille se dépêtrant plutôt pas mal de cette partie vocale acrobatique, et plutôt casse-gueule d’un Dickinson qui maîtrisait encore totalement ses cordes vocales.

Evidemment, l’appropriation allemande n’a ni la classe, ni la flamboyance, ni l’approche dramatique de l’originale, mais les lignes de basse sont très digestes, et si le solo se perd un peu dans une hystérie déplacée, si les riffs restent produits un peu trop poliment pour enthousiasmer, l’énergie du gosier de Petrozza remporte finalement l’adhésion…

On peut lui préférer d’autres versions, mais après tout, celle-ci est tout à fait acceptable, sans non plus nous faire nous relever la nuit pour vérifier que MAIDEN fera toujours mieux que les autres en jouant du MAIDEN.

Et puis n’oublions pas que l’objet en question était gratuit. Alors certes, ça n’empêche pas un jugement objectif de son contenu, mais je me vois mal râler en arguant d’un manque d’intérêt quelconque.

Il est toujours plaisant de recevoir une bonne gamelle de KREATOR, mais la question qui reste en suspens après écoute de cette récréation qui rappelle étrangement Out Of The Dark dans sa construction (inédit, reprise, live), est celle-ci :

Que nous réserve donc ce nouvel album que nombre d’entre vous attendent comme le messie ?

Si « Gods Of Violence » avait plus ou moins été à l’origine d’une vague déferlante de critiques dithyrambiques, beaucoup ont été refroidies par le tristounet « Satan Is Real » (dont moi, évidemment), proposé peu de temps après, et qui avait quand même de sales airs de transposition germanique du Néo Death scandinave des années 2000. Mélodie mièvre, attaque nonchalante pour un clip superbe, le doute commençait à s’installer, et les plus hardcore de craindre un coup de mou de la part de Mille et sa bande…

Mais nous serons fixés très rapidement, dans quelques jours, et à ce moment-là, il sera toujours temps de juger. Quoiqu’il en soit, et en tant que supplément de Noël, ce Violence Unleashed était un joli cadeau avant l’heure qu’il convenait de déguster comme un fois gras bien tassé.

 De la violence certes, mais modérée. Enfin du KREATOR moyennement inspiré quoi. Ce qui reste toujours plus engageant que la majorité des sorties usuelles.


Titres de l'album:

  1. Gods Of Violence
  2. The Number Of The Beast (IRON MAIDEN cover)
  3. Wolfchild
  4. Iron Destiny
  5. Phobia (Live)
  6. Violent Revolution (Live)

Site officiel


par mortne2001 le 14/01/2017 à 14:21
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