INTRO 


Qui n’a jamais entendu parler de l’Obscene Extreme ? Festival Tchèque monté en 1999, spécialisé dans le Death / Grind (au sens très large). C’est devenu depuis quelques années une destination phare pour les fans de musique extrême !
Le festival gagne de plus en plus en popularité notamment grâce à sa communication: en effet, on est tous déjà tombés sur un live en cherchant n’importe quel concert de Grindcore et compagnie. On se retrouve devant une vidéo improbable où l’ambiance y a l’air folle, ou des centaines de gens montent sur scène, ou des dizaines de bouées gonflables volent et ou des groupes obscures s’y produisent ! C’est en tout cas mon cas il y a presque 10 ans quand j’ai commencé à plonger dans cette scène là : tout mes nouveaux groupes préférés avait dans le top recherche de YouTube un live à l’OEF de dispo : mon rêve était d’y aller.

Depuis, c’est ma quatrième édition, et comme moi, quelques milliers de personnes venus de 70 pays différents se sont retrouvés à Trutnov pour les 20 ans du festival.
Soyons clair, il s’agit vis à vis de mes diverses expériences du meilleur festival européen, pas tant en terme de programmation (nous y reviendrons après), mais de cadre, d’organisation, de service... qu'y a-t-il de plus plaisant qu’une scène située dans un cinéma en plein air, entourée de végétation, sur un site de taille très modeste, où tous les prix sont attractifs, où le choix de nourriture est des plus rassasiant et où, pour cette année, on enchaîne presque 100 concerts en 1 semaine ?!

Je parlais que le charme du fest ne se trouvait pas forcément dans sa programmation, en effet : il serait facile de dire que « c’était mieux avant » mais il faut bien l’avouer, l’affiche s’aventure trop et perds de son charme : le côté obscène n’est plus vraiment, ça reste très conventionnel comme festival, les têtes d’affiche sont très lambda, les performances SM d’après concert reste très soft, la scène dispose d’un écran géant à côté qui diffuse des vidéos le plus souvent humoristique (alors qu’il pourrait être exploité pour proposer du porn / fetish extrême par exemple), et les groupes de Porngrind sont plus débiles que malsains.
Et quand à lui le côté extrême sonne bien fade quand on est habitué à écouter les tréfonds du grind et de la musique bruitiste : en effet, aucun groupe de noisecore, gorenoise, harshnoise… La seul chose obscene extreme que j’ai pu voir c’est des mecs se pisser dessus et des crust se faire des tatouages eux même assis dans la boue.... Ambiance !

Le résultat c’est que tout cet aspect attire aussi, au fils des années, un public plus là pour faire la fête, moins connaisseur, notamment dû à ce côté accessible que le festival donne de plus en plus. C’est à certains moments clairement la foire à la saucisse pour métalleux moyens.
Et comme toute scène de niche, elle attire les puristes et nostalgiques d’une certaine époque qui ont pris en grippe le festival et qui aime bien s’en moquer pour tous les aspects cités au dessus.

Mais ne boudons pas notre plaisir, et profitons pleinement du festival !


MARDI 17 JUILLET

Après un voyage en bus interminable, le marathon commence par une pré-pré party en centre ville, qui pour cette année ce passe dans un Bar / club de bowling, et pour une fois cette soirée attire plusieurs centaines de personnes dans un cadre très chaleureux et grand (il faut dire qu’avant, cette pré-pré party se produisait dans des endroits plutôt étroits, avec notamment une cave en 2015 et 2016, puis dans un bar très rustique en 2017)

La soirée commence par une diffusion du nouveaux film Slave to the Grind sur l’histoire du Grindcore, le film était malheureusement non sous titré et très axé,  de se que j’ai eu le temps de voir, sur le Grind moderne et grand public (NASUM, ROTTEN SOUND), pas mon créneau en somme, ni les bonnes conditions pour l’apprécier.

Les concerts commencent par les locaux de KLINGER qui joue une sorte de Fastcore moderne, avec quelques riff beatdown et un feeling très CONVERGE. Le groupe affiche des X straight-edge sur les mains et joue dos au public, l’ensemble reste relativement très “hipster” pour parler grossièrement, mais c’est pas pour me déplaire, c’est une bonne entrée en matière ! On enchaine avec ČLOVĚK V PLÍSNI toujours de Trutnov. Le groupe à un logo très typé Mincegore / Gorenoise, pourtant c’est du d-beat / Crust qu’il propose, avec des éléments Grind déstructurés, presque bruitistes. Il y a pour particularité d’y avoir deux chanteurs, dont notamment un trans (simple déguisement ?). En tout cas c’est intéressant de voir que la scène Tchèque est toujours aussi florissante. Le groupe suivant viens de Prague, et comme les prochains qui vont suivre, eux joueront également sur le fest les autres jours. Il s’agit de DECULTIVATE, trio entre le chaotic Hardcore et le Grind moderne. Le groupe enchaîne les compos très “Deathwish Records”, avec les petits breaks qui vont bien et le chanteur n'hésite pas à venir chanter dans le pit.

Là on attaque avec la partie étrangère de la soirée avec les Mexicains de BIO CRISIS. Je l’avoue, je ne connaissais pas le groupe avant et c’était une bonne surprise ! Crust Hardcore bien vénère avec une très grosse touche mélo / néo Crust influencé par WOLFBRIGADE entre autre, c’était vraiment génial, et le public à répondu présent avec un premier pit. Hate de les retrouver sur la grande scène de l’Obscene !
Le gros de la soirée arrive avec d'abord ORGAN DEALER qui commence à se faire un nom dans la scène Américaine. Malheureusement c’est pas vraiment ma came, c’est très Grindcore moderne avec du blast partout, de plus le son est relativement brouillon, c’est pas pour moi.

Ma véritable attente, la voici, les cultes Méxicains de OXIDISED RAZOR ! J’avoue ne pas suivre forcément les changement de line-up de ce genre de groupe, mais je suis surpris de voir un nouveau chanteur à bord, qui manque un poil de charisme tout de même, mais qu’importe ! Pour les néophytes, c’est le haut du panier de la scène Goregrind Sud-Américaine (tout est relatif malgré tout quand on connait la qualité de celle-ci) qui traîne dans la scène depuis la fin des années 90. Du coup comme sur album on a le droit à du old-school, un son très Death Grind de l’époque (CARCASS, NECRONY, DEAD INFECTION) avec un pitch-shifter et un poil de groove pour le côté Goregrind. Le groupe vient défendre son dernier album en date et nous gratifie en fin de set d’une reprise de "Cripple Bitch" des légendaires GUT. Malgré tout, la sauce a du mal à prendre chez moi, je reste sur ma faim, alors que spoil, leur concert quelque jour plus tard me mettra parfaitement d’accord, affaire à suivre…

Il est temps d’aller dormir pour se retrouver pour la première véritable journée de l’OEF.


Retrouvez demain sur Metalnews.fr le report du Jour 2 de l'Obscene Extreme Festival 2018.

par Mold_Putrefaction le 30/07/2018 à 07:42
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