Je ne suis pas quelqu'un qui à le "nez creux" comme on dit... Non. Souvent, avant de vraiment aimer un groupe il me faut du temps, plusieurs écoutes décousues, étalées dans le temps, etc... Oh ça m'arrive tout de même de tomber raide dingue d'un groupe dès la première écoute (UADA, récemment...), mais c'est rare. Encore plus rare quand je découvre le groupe en live, sans jamais en avoir entendu parler avant. Et pourtant, c'est arrivé avec DEATHBRINGER.

Alors je me lance pour ma première chronique d'album avec eux.

DEATHBRINGER, donc, du Québec. Le groupe naît en 2015 à Montréal, sort un premier EP en 2016 From Silence Was Born The Sound Of Death et commence à jouer partout où on le lui demande. Et le 21 avril 2017, sort son second EP, celui qui nous intéresse ici, L'Enfer C'est Nous. A cette même date votre serviteur se trouve dans un bar Metal à Montréal où le groupe s’apprête à tout défoncer pour "fêter" la sortie de cet EP. Et je prend ma baffe. Comme j'aime : violente et inattendue.

Ce second EP propose un Black/Death Metal sombre et lourd. Le tout largement arrosé de passages lents et suffocants, limite Doom oserais-je dire. Des groupes du style en ce moment on n'en trouve à la pelle vous allez me dire. Oui mais non ! Parce que DEATHBRINGER se distingue (entre autre) par le chant. Un chant possédé, c'est le mot. On navigue entre chant guttural ultra grave, on pense là à certains groupes de Death/Doom "caverneux", et chant criard typé Black Metal maladif. Et les quelques ajouts de chant "clair"  plus déclamés que chantés d'ailleurs, apportent un coté hanté à la musique du groupe. Les textes, introspectifs ou inspirés de faits réels bien cruels, vont eux aussi dans ce sens. Vous l'aurez deviné pour moi le chant est clairement un des points forts du groupe. 

La production maison, ne sonne pas comme celle d'un BEHEMOTH bien entendu, mais elle n'a pas à rougir, surtout avec le style pratiqué. La "saleté" du son est bienvenue ici et nous enferme un peu plus dans le cauchemar éveillé du groupe.

Une maturité pour un groupe encore jeune, qui m'a bien impressionnée, autant sur scène que sur cette sortie. Alors oui pour une fois, j'ai eu le nez creux, car je l'espère, ils iront loin nos cousins !


Titres de l'EP :

1 - Massacre à la tondeuse

2- L'étau de la démence

3- Well of despair / Dépression morbide

4 - Our bones pave the way


Bandcamp Deathbringer






par Jus de cadavre le 08/09/2017 à 08:18
75 %    277

Commentaires (1) | Ajouter un commentaire


Moshimosher
@83.199.222.236
08/09/2017 à 20:22:50
Chronique et groupe fort sympas ! :)

Ajouter un commentaire


Golgothan Remains

Perverse Offerings to the Void

Empress

Reminiscence

Kera

Hysteresis

Morbid Reich

An Endless Heretic Advocacy

Voodoo Circle

Raised on Rock

Ataraxy

Where All Hope Fades

3sixty

Truestories

Xenoblight

Procreation

Doomster Reich

Drug Magick

Kleptocracy

Kleptocracy

Hecate

Une Voix Venue d'Ailleurs

Mind Awake

Pressure

Plague

Plague

Knelt Rote

Alterity

Disastrous Murmur

Skinning Beginning (1989-1991)

Obscene

Sermon to the Snake

Lurker Of Chalice

Lurker of Chalice

Cryptivore

Unseen Divinity

Ossuarium

Calcified Trophies of Violence

Mother Misery

Megalodon

Interview Fabien W. Furter (WHEELFALL)

youpimatin / 13/02/2018
Indus

Interview du groupe BLACK REAPER (Chine)

Jus de cadavre / 01/02/2018
Black Death Metal

Trisomie 21

RBD / 29/01/2018
Electro

Interview Mad et PYM (DeadMen)

youpimatin / 22/01/2018
Post Rock

Concerts à 7 jours

Asenblut + Angantyr + Ereb Altor

23/02 : Le Blogg, Lyon (69)

Asenblut + Lappalainen + Belenos

24/02 : La Ferme Du Buisson, Noisiel ()

+ Atrystos + War Inside

24/02 : Le Mondo Bizarro, Rennes (35)

Therion + Imperial Age + Null Positiv

28/02 : Espace Julien, Marseille (13)

Photo Stream

Derniers coms

Il fait de la Dark Folk, et il a tellement peur de se voir collée l'étiquette généralement accolée à toute cette scène...


Évolution et prise de risque sensible quelques mois après la tournée européenne.


J'aime pas trop cette attitude, autant je comprends qu'un groupe n'ait pas envie de se retrouver au milieu de ce genre de polémique autant "l'affaire" datant de plus de dix ans je trouve un peu hypocrite de se désolidariser d'un groupe avec lequel on avait accepté de tourner juste parce que des (...)


Ce qui m'étonne surtout c'est d'abord le grand écart sur l'affiche, tant les styles respectifs sont différents mais pas incompatibles dans le fond, c'était osé et intéressant de faire ça. Et j'aurai pensé que King Dude, qui s'est rapidement fait apprécier dans sa scène aux côtés de Chels(...)


Killer album!