Amis bourrins du lundi soir, bonsoir, cette chronique vous est adressée et se doit d’être lue dans le noir. Vous serez certainement ravis d’apprendre qu’un combo américain vient de sortir l’un des EP de Grind/Powerviolence les plus bandants de ce mois d’avril, et une fois cette chronique express digérée, vous ne manquerez pas de vous jeter sur le produit en question. Sorti le 1er avril mais loin d’être une blague, cet EP des tarés glauques de SCHOTZI fait suite à un premier single paru en décembre de l’année dernière, et vient nous coller un bon coup de pied dans les burnes histoire de nous maintenir éveillés. Nous en venant de Pennsylvanie, ce quatuor sans foi ni loi (Jake Wysocki - chant, Tim Aigeldinger - guitare, Mike Barger - basse et Piotr Gazda - batterie) se complaît donc dans la violence sourde et grave comme les mouches sur la peau d’un cadavre, et butine les fleurs de la brutalité sans avoir peur de leur écraser le pistil. Une véritable démonstration de style qui en appelle tout autant au ressenti Death des côtes scandinaves qu’à la sensibilité Powerviolence totalement ricaine, pour une dizaine de minutes de branlée sonore qui vous laisse K.O pour le compte. Certes, les combos du cru ne manquent pas, mais autant dire que ces quatre-là font preuve d’un sadisme bruitiste à l’épreuve des blasts, et qu’ils accommodent leur cruauté d’une production à décorner Kurt Ballou lui-même, qui est pourtant sourd d’une oreille depuis quelques années. De là, inutile de perdre de temps en arabesques littéraires, puisque le but de ce Pariah est justement d’expliquer pourquoi les SCHOTZI en sont. Ils en sont parce qu’ils abusent des dissonances, des changements de rythme, des accélérations façon 10G dans une centrifugeuse, parce que Jake Wysocki chante comme un méchant psychopathe en quête de victime en lardon à mettre dans ses pâtes, parce que Tim Aigeldinger dégaine des riffs à faire crever le fantôme de Roy Rogers, et que la section rythmique formée par Mike Barger et Piotr Gazda turbine comme celles de Fukushima avant l’explosion fatale.

Voilà donc un bilan exhaustif des prétentions artistiques de ces américains et fiers de l’être, qui n’hésitent pourtant pas à avoir recours à quelques samples pour illustrer leurs intros. Mais tout ceci ne nous fait perdre aucun temps précieux, puisque l’ambiance instaurée sied parfaitement à l’atmosphère générale, partagée entre vélocité Grind et vilénie Powerviolence, le tout salement assaisonné de crissements et autres grincements Indus. Citant quelques influences balayant le terrain (INSECT WARFARE, MAGRUDERGRIND, XDELOREANX, HARMS WAY, WEEKEND NACHOS, FULL OF HELL, REPULSION, KIDNAPPED, WVRM, SELFHARM, WORSE, NAPALM DEATH, ROTTEN SOUND, WORMROT, en gros, uniquement des amateurs de gros câlins), mais les mixant pour obtenir leur propre son, les SCHOTZI nous livrent avec les sept tranches de carpaccio de Pariah un joli plat de barbaque Hardcore saignant, et légèrement faisandé sur les bords. Aussi performants qu’ils ne sont violents, aussi avenants qu’ils ne sont charmants, ces quatre bambins dament le pion à bien d’autres formation en jouant crânement leur jeu, constitué d’une partie de chat et de souris version Tex Avery des bas-fonds, qui se tirent la bourre et se reniflent le fion. C’est à peu près aussi engageant qu’une impasse de Brooklyn dans les années 70, ou que les chiottes d’un vieux ciné de la 42ème, mais après tout, c’est fait pour, et le boucan dégagé réveillant les voisins sur cinq blocs a de quoi donner la nausée non à Sartre, mais aux CONVERGE, aux NAILS, et même aux PRIMITIVE MAN, certainement frustrés de constater qu’une bande underground parvient à faire aussi bordélique et complexe qu’eux. Nonobstant cette interprétation somme toute assez personnelle, ce premier EP est d’une haute teneur en décibels, et confirme que les américains ont la mainmise sur la scène Powerviolence à tendance stridente, et qu’ils n’ont pas l’intention de lâcher leur couronne aux pays de l’est.

Amis bourrins du lundi soir, bonsoir, cette chronique vous était adressée, vous pouvez maintenant retourner dans le noir. Et je ne veux pas savoir ce que vous allez y faire.


Titres de l'album:

  1. Charlatan
  2. Vexation
  3. Murder Methods
  4. Homeboy Butch
  5. Broken Glass
  6. Low
  7. Fit of Madness

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par mortne2001 le 27/04/2018 à 17:40
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