Sous les porcs d’Amsterdam, y’a des bourrins qui gerbent. J’espère que l’esprit du défunt grand Jacques me pardonnera cet emprunt manquant singulièrement de classe et de respect, mais après avoir écouté le nouveau split des dégénérés de LAST DAYS OF HUMANITY et FUBAR, c’est bien la seule image qui me soit venue à l’esprit.

Bon, là encore, on ne va pas faire dans la dentelle, mais bien dans la régurgitation Batave, avec deux représentants de la scène Grind locale, aussi essentiels que futiles, et aussi violents que différents l’un de l’autre.

On ne va pas se la jouer, les LAST DAYS OF HUMANITY, on connaît. Ils agitent l’underground bruitiste depuis le début des années 90, ont su fédérer une horde de suiveurs avides de sensations fortes Gore, et continuent leur petit bonhomme de chemin sans se soucier du lendemain, qui d’ailleurs ne devrait déjà plus exister depuis longtemps selon leur patronyme.

Pour cette nouvelle réalisation, les Hollandais ont choisi de piocher dans leur passé pour en exhumer des bandes instrumentales datant de 2006, agrémentées de vocaux enregistrés sur le tard en 2014. Bon, en même temps, ils auraient pu reprendre leur première démo pour l’actualiser, personne n’y aurait trouvé à redire, puisque de toute façon, chacune de leurs sorties est en tout point similaire à la précédente.

D’ailleurs, ce split à peine publié en 7’’ via Fat Ass Records est déjà obsolète, puisque les tarés ont déjà travaillé sur une suite avec un groupe encore indéfini, qui ne devrait pas tarder à voir le jour.

Pas grand-chose à dire sur les six « morceaux » qu’ils proposent, et qui tiennent plus d’abats cuisinés à la hâte et avec beaucoup de sang que de mets délicatement élaborés en prenant son temps. C’est du Grind à la mode de Gore qu’on connaît depuis le début, inspiration CARCASS/GORE BEYOND NECROPSY portée à son paroxysme, avec force borborygmes incompréhensibles, rythmiques en goudron fondu et riffs de guitare englués dans la sauce pour faire fuir les moldus. Et donc, rien de bien nouveau sous le soleil de vomi depuis la parution de leur dernier long, Putrefaction In Progress.

En gros, ce qu’ils font depuis plus de vingt-cinq ans, et que l’on aime ou pas, reconnaissons qu’ils sont quand même les meilleurs dans leur style qui dégueule.

Heureusement, leurs homologues de FUBAR et leur optique nettement plus musicale viennent apporter la caution de qualité inhérente à tout produit qui veut se vendre, au moins un peu plus qu’une simple poignée de singles lâchés par hasard. Actif depuis 2001, ce quintette de l’extrême (Luc: chant, Bas: guitare et chant, Mark: guitare et chant, Joris: basse et Paul: batterie) ne fait certes pas non plus dans la crépinette dentelée, mais peut se targuer d’une discographie conséquente entièrement dédiée à un Grind de tradition rondement mené. On trouve dans leur parcours des collaborations avec les furieux de SPLITTER, TOTAL FUCKING DESTRUCTION, SYLVESTER STALINE, mais aussi des œuvres plus personnelles et totalement enthousiasmantes.

Leur dernier LP datait d’ailleurs de 2012, l’excellent Lead Us To War, et les FUBAR en reprennent les principes majeurs au travers des cinq interventions qu’ils dispensent sur cette nouvelle sortie, qui une fois de plus les place en chefs de file du mouvement Crust/Grind/Core national.

Le principe est simple, une brutalité franche, des modulations rythmiques qui tranchent et un duo de guitaristes qui n’hésitent pas à noircir leur riffs pour les rendre encore plus pénétrants et dérangeants.

Un poil de DISCHARGE saucé sévère au poivre gris des EXTREME NOISE TERROR, en gros, la quintessence du Crust et du Grind Anglais, adapté aux standards Hollandais, pour plus d’efficacité et de pertinence bruitiste.

Cinq morceaux costauds, qui piochent Grind tout en ratissant Crust, ce qui permet de rétablir un certain équilibre avec les tranches saignantes de leurs collaborateurs du moment, et rendre ce split un peu plus intéressant que la moyenne.

Certes, les mauvaises langues (qui peuvent quand même donner des orgasmes ne l’oublions pas) vous diront qu’en virant les LAST DAYS OF HUMANITY de l’équation, le résultat eut été plus probant, et j’avoue me ranger plus ou moins à leur opinion.

Mais il en faut pour tous les dégoûts, et les aficionados du Gore Grind ont aussi droit à leur cinq minutes de tendresse menstruelle, alors acceptons la forme pour ce qu’elle est, et aménageons le fond à notre convenance.

Il n’en reste pas moins que les FUBAR sortent grands gagnants de ce combat pour rire, qui a le mérite de faire le point sur la scène Grind batave, toujours aussi active et productive.

Un Split qui mangera un petit quart d’heure de votre vie, mais qui vous permettra de vous exploser les neurones sur l’atomique « Souless » des Grindeux analogiques, et de vous infecter les plaies béantes sur le magma de bile et de pus expulsé par l’abominable « The Dishonourable Features Of Rigid Saturation And Cruel Misfortune » des derniers jours de l’humanité, qui en effet aura du mal à s’en remettre.

Et puis, ça au moins, ça fait preuve de mauvais goût, ce qui est un signe de bonne volonté. Et c’est plus intéressant qu’un énième débat environnemental qui de toute façon, n’empêchera pas les chalutiers Hollandais de voguer.

Last Days Of Humanity Facebook officiel

Fubar Bandcamp officiel

Fat Ass Records Bandcamp officiel

par mortne2001 le 21/03/2017 à 18:03
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C'est le Ptiot qu'on voit à la basse? C'est pas Jean Noel qui a enregistré l'album?


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@ Living Monstrosity : excellent, on sent le bon souvenir ;)


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