C'est un vendredi sombre aujourd’hui ! Au cœur de la région Bourgogne se cache un label des plus ténébreux. Dirigé par Helvete, nous sommes allés cette semaine à sa rencontre pour qu'il nous présente son label Black Metal, Atavism Records. Allons voir de plus près ce qui se cache derrière la bête ! 




Salut Helvete, Pour commencer peux-tu présenter ton label Atavism Records ?

Tu parlais de l’envers du décor, ça va l’être pour moi, car habituellement c’est moi qui me retrouve à ta place hé hé, je trouve délicat de répondre à cette question au final. Atavism Records est un label indépendant crée initialement pour promouvoir les groupes se situant dans ma région (Bourgogne) en 2010. Deux de mes premières sorties sont locales (NEFASTT et RUINES HUMAINES sold-out depuis), mais très vite le nom du label a circulé et les choses ont évoluées, tout comme mes envies. Je parle à la première personne car à la base le label n’est tenu que par moi avant que William ne me rejoigne récemment pour apporter un plus à Atavism Records, tout en ayant à mes côtés des collaborateurs sur qui je peux compter quand j’en ai besoin.  Le label est là pour promouvoir les arts sombres à travers des sorties offrant chacune leurs propres personnalités et répondant à mes goûts, mais on verra ce point plus tard.


Le milieu de la scène underground vit notamment grâce à des petits labels comme le tien, fait de passionnés (merci à vous) pourrais-tu expliquer ton parcours, comment en es-tu venu à créer ce Label ? 

Je t’en prie. J’aurai bien dit parcours somme toute classique, mais je n’en suis pas sûr en fait, je me suis essayé à différents domaines durant mes années lycée pour au final tout stopper, par manque d’intérêt et de passion pour les études, la démotivation du corps enseignant n’ayant pas aidé. C’est quand même à cette époque que j’ai découvert l’univers de l’extrême, même si avant ça je pensais écouter du Metal avec des groupes comme MANSON, METALLICA etc…. c’est la rencontre avec mon meilleur ami et un numéro de Metallian qui m’a fait basculer dans cet univers qui ne m’a pas lâché depuis. Pour ce qui est du côté pro, je vais verser dans le cliché, mais mon domaine est le funéraire, domaine dans lequel j’ai pu obtenir mon diplôme. N’ayant aucun talent pour la musique, je cherchais un moyen de rendre à ce monde ce qu’il m’avait apporté, c’est là que l’idée du label m’est venue, notamment grâce aux contacts que j’avais à l’époque mais aussi après de moults échanges avec Kurgan de chez D.U.KE (rip). Je trouvais légitime d’essayer d’apporter un équilibre entre activisme et passion.


Si je ne me trompe pas Atavism Records a maintenant une dizaine d’années, comment se porte le label après tout ce temps ? Qu'est ce qui a changé depuis sa création, comment a t-il évolué ?

C’est bien ça, en octobre ça fera neuf ans que le label a vu le jour. Qu’est-ce qui a changé depuis tout ce temps… ? Beaucoup de choses sauf une, la passion. En effet, comme je te disais précédemment l’apport de William a été un grand plus, entre la com' mais aussi la création du nouveau site qui aura donné un nouvel élan au label, les choses ont bien évoluées. Il aura su apporter une approche plus « pro ». Le changement de logo était là aussi pour opérer cette mutation à venir et continuelle. Le principal point qui a changé est le sérieux apporté au travail, avant on était plus dans l’approche "do it yourself" fait avec les moyens du bord et des bouts de ficelles. Et l’évolution s’est ressentie au niveau des ventes je l’avoue, dans un marché devenu concurrentiel car, qu’on le veuille ou non le metal est aussi devenu une mode avec beaucoup plus de structures qu’avant et l’arrivée des réseaux sociaux aura aussi obligé cette évolution, car malheureusement, beaucoup de choses se font à travers eux de nos jours. L’évolution a été notable quand tu vois les débuts et maintenant, tu devrais demander à ceux qui ont connus la genèse d’Atavism Records ha ha ha.


Est-ce que les résultats sont à la hauteur de tes espérances ?

Très bonne question. D’un point de vue perso oui. Oui car nous sommes fiers du chemin accompli mais aussi du résultat de nos œuvres produites. Mais aussi les retours que nous avons, qui font extrêmement plaisirs. Après il y a des choses qui pourraient être toujours mieux, permettant un meilleur accroissement du label… les choses se font petit à petit, mais dans le bon sens. Et puis il y a des prods/Groupes dont je suis très fier d’avoir pû associer leurs noms à celui d’Atavism Records, tout comme le fait d’avoir aidé à l’évolution de certains.


Avec ce Label tu avais une volonté de t'orienter vers la production de groupe pointus, notamment orientés black metal (quelques groupes de death également mais pas mal de black)  pourquoi cette volonté de se spécialiser dans cette catégorie ?

Alors depuis que j’ai découvert ces genres musicaux, il faut savoir que j’aime le Death comme le Black, mais il est vrai que mes principales productions sont orientées Black Metal pour une raison, c’est ma sphère préférentielle à la base, mais aussi parce que le principal de mes contacts était dans le Black Metal. Mais depuis mes contacts se sont étoffés d’où l’émergence de sorties Death metal à venir au sein de notre structure. Et j’avoue que le Death que j’écoutais et qui sortait à l’époque n’était pas forcément celui que je me voyais produire aussi. Ces dernières années il y a un revival old school avec de jeunes formations qui intègrent notamment des influences Black Metal dans leurs musiques, et c’est ce qui me parle, voilà pourquoi nous avons notamment sortis SALTAS, CULT OF EXCTINCTION et ABSOLVTION, ce sont des entités qui correspondent à nos attentes.


En continuité avec la question précédente, pourrais-tu nous parler de tes groupes notamment les fers de lancent qui composent ton label ? Aussi quelles sont tes critères de sélections ? Comment choisis-tu un groupe ?

Ça dépend la vision que l’on peut avoir d’un fer de lance, mais je pense que je placerai SALTAS en tête, ce fût une surprise de réussir à rééditer leurs démos précédemment sorties chez Nuclear War Now ! Prod. L’attente autour de cette réédition était grande et elle n’a pas déçue, je suis ravi de cette collaboration, j’adorai leurs travaux et leurs groupes respectifs. Ça nous a ouvert de nouvelles portes. Il y a eu aussi la sortie du split ATAVISMA/MAUR qui s’est retrouvé sold-out assez rapidement aussi, et quand on voit l’évolution d’ATAVISIMA on comprend pourquoi, en plus d’être des amis proches, c’est un groupe d’une qualité rare, notamment en France. Tout comme la demo d’HEXEKRATION RITES qui a particulièrement bien marché, ce qui ne fût pas une surprise. Une de nos sorties qui m’a le plus marqué est LVX HÆRESIS car c’est une de nos meilleurs prods je pense. Et en live c’est un groupe qui a une énergie et un impact qui m’a touché. Mais comme je te le disais chacune de nos prods nous aura apporté un petit quelque chose au moment de leur sortie, de nos premières à nos dernières prods. Les critères sont différents et variés, il n’y a pas de cahier des charges spécifiques, ça peut être une musique, un échange, une rencontre… le point commun restant l’authenticité du projet. J’attends d’un groupe qu’il soit impliqué dans ce qu’il fait tant artistiquement qu’humainement. Pour ce qui est des choix… en fait ça peut être autant ma décision comme avec SALTAS, que la volonté des groupes de rejoindre Atavism Records.


Combien sors-tu de production par an ? Et de quoi dépend ton rythme de sortie ? Est-ce purement financier, le manque de temps également, ou le manque de « matières premières » si je peux parler ainsi ahah ?

Pour ce qui est des matières premières je peux te dire que des groupes de qualités il en existe et qu’on ne sera pas en manque demain. Il suffit de bien chercher et de ne pas s’extasier sur le premier étron qui se popularise (je n’ai pas cité BATUSHKA, oups). Pour ce qui est du temps, ça ne concerne que la com', ça n’a que peu d’impact sur les sorties. Il reste donc par déduction le troisième argument, l’argent. Même si de nos jours il est devenu plus facile de sortir des productions, ça reste quand même un certain budget. Mais j’ai la chance de travailler avec une boite qui sait être à l’écoute et qui me permet justement de pouvoir sortir plus de productions CD que par le passé nous permettant ainsi de pouvoir proposer des produits dont nous sommes ravis de la qualité.

Il n’y a pas de chiffres exacts ni de plans précis en ce qui concerne le nombre de sorties. Ça dépend des opportunités de signature d’une part mais aussi comme tu le devines des fonds disponibles à ce moment-là.


Quels objectifs te fixes-tu pour cette année ? Combien de sorties, quelles ambitions ? Et quelles sont tes projets pour les années à venir ?

Le nombre de sorties n’est pas déterminé, nous avons une nouvelle démo à venir au format k7, le premier album de VURVARAT qui va voir le jour au format CD et un nouveau projet de Death aux influences Black Metal bientôt annoncé si tout va bien et qui verra le jour aux formats k7 et LP, ceci dit ce sera une co-prod. Les ambitions ? Accroître nos ventes. Même si parler de ce sujet reste souvent un tabou dans ce milieu, il faut se rendre compte que sans ça un label n’est pas viable, quel qu’il soit, sauf à perte. Après il faut différencier vente et prostitution c’est sûr.

Pour les projets à venir, j’aimerai permettre à nos groupes qui sont disposés à jouer live de pouvoir évoluer sur des affiches de qualités, mais aussi d’avoir la chance de sortir plus de vinyls, qui reste un support noble que j’affectionne tout particulièrement.


Quelles sont tes formats favoris de production ? Le vinyl, le Cd, ou bien encore les tapes qui redeviennent à la mode ?

Les trois ont leurs charmes et avantages j’avoue. Pour une démo je préfère toujours la k7, ça lui donne toujours ce cachet undergound et j’estime que ça reste une étape primordiale dans un groupe de passer par ce stade. Le CD a son côté pratique pour écouter quand tu n’as pas de platine vinyl ou k7 sous la main, tout comme  les mp3 d’ailleurs. Mais il est vrai que le vinyl reste un format à la richesse incroyable, que ce soit visuellement ou dans le son. Quand tu as un artwork au format vinyl entre les mains ça a quand même plus de gueule qu’une simple pochette cd il faut l’avouer non ? Je peux comprendre les gens qui sont réticents à passer aux formats LPs et K7, mais je trouve ça dommage quand même car je pense que ce sont des supports qui sont primordiaux dans la sphère dans laquelle nous évoluons.

Alors petit détail, tu dis que les k7 redeviennent à la mode, mais perso j’ai toujours connu ça, surtout dans une mouvance qui se voulait être 100% underground à ses débuts et qui a gardé cette patte caractéristique qui lui est propre. C’était juste moins commun à trouver sur de grosses distros/labels ou magasins.


Le but de cette interview, est de voir un peu l’envers du décor, ce qui se cache derrière la musique. Pourrais-tu nous expliquer un peu le processus de production, comment toi tu fonctionnes avec les groupes ?

Pour ce qui est des signatures tous les choix se font par moi, en général avant de signer un groupe j’en parle à des proches (il faudrait un terme plus fort pour les définir) pour recueillir un avis objectif. Mais quoi qu’il arrive j’ai le dernier mot, l’avantage de la dictature. Le processus de production est rôdé, je travaille quasiment toujours avec les mêmes boites nous avons donc nos habitudes. Pour ce qui est du travail avec les groupes, il existe différentes variantes à vrai dire, mais généralement le groupe avec qui nous sommes en contacts (ou l’inverse) a déjà le matériel à disposition, artworks et musical. Une fois que l’on a ça, on s’occupe de la mise en œuvre du reste (création des gabarits, mix/mastering si besoin etc…) et une fois validé on envoie tout à nos partenaires pour le pressage. Si les groupes n’ont pas d’artwork, ils me donnent une idée de ce qu’ils veulent et je vois si je trouve un artiste qui correspond au style qu’il recherche.


Ton label officie dans le style metal qui est par nature un genre difficile à produire, avec Atavism Records tu as choisi le créneau Black Metal (un peu de death également) un style encore plus compliqué à produire, comment fais-tu pour promouvoir tes artistes ? Comment prépares-tu une sortie ?

Difficile à produire, non, ça reste assez simple dès que tu as le budget pour. Mais comme tu le note sur la seconde partie de ta question, à mes yeux du moins les choses se corsent avec la promotion, ça demande du temps et des contacts aussi. La promotion peut passer par différentes étapes, le bouche à oreille, les promos envoyés aux zines/webzines (on a un listing de prêt et que l’on met à jour), youtube, les annonces sur facebook, instagram, bandcamp, quelques forums encore actifs, le mailing... Le trade (échange de prod' entre label) avec d’autres labels permet d’offrir une visibilité notamment sur la scène internationale. Le choix est vaste certes, mais nécessaire pour offrir la meilleure visibilité possible à nos sorties.

Pour ce qui est de la préparation d’une sortie (pour la promo je suppose) tu dois savoir comment ça marche étant toi-même actif dans metalnews hé hé. On prépare un pressbook avec toutes les infos nécessaires qu’on fait suivre aux webzines (avec la musique bien sûr) afin qu’ils puissent écouter et rédiger une chronique. On prépare des titres tirés de ces sorties via youtube qu’on diffuse en général via des webzines (à noter que William s’occupe du travail sur les vidéos et qu’il fait un travail formidable). On fait les annonces de ces sorties sur facebook et forums afin de préparer le public à ce qui l’attend. Et en général quelques jours avant la sortie on diffuse l’album en streaming sur notre chaîne qu’on partage en exclu à un webzine.


On voit se développer sur YouTube pas mal de chaîne de promotion, je pense par exemple à « Black Metal Promotion », ou encore « Atmosphéric Black Metal albums », même la chaîne « Slam WorldWilde » dans un style plus brutal. Que penses-tu de ces chaînes ? Les utilisez-tu ?

A vrai dire je n’ai pas forcément d’avis dessus, tant que les diffusions sont officielles ça ne me gêne pas, ça offre un rayonnement aux groupes intéressant. Car maintenant beaucoup de gens malheureusement se contentent d’écouter les zics sur youtube.

Il y a eu une polémique me semble-t-il il y a quelques temps au sujet de l’une d’elle qui justement faisait payer ses services, polémique que je comprends car le travail effectué derrière ces chaînes est une passion, et demander à l’artiste ou label de payer pour ça est dommage je trouve. Je ne minimise pas le travail effectué, mais récolté de l’argent pour ça, alors qu’au final on ne fait qu’uploader une vidéo minimaliste… c’est aussi ce qui ne va pas dans ce milieu virtuel actuel.


Tu as comme beaucoup de label une distro, comment choisis-tu les disques que vous proposez, et comment se passe le deal avec les labels ?

Quand une prod me plait je rentre en contact avec le label pour savoir si il est disposé à faire un trade. Généralement les prods que je choisis dépendent de labels dont j’apprécie le catalogue, on peut donc étoffer le trade. Et si le label n’est pas disposé à trader, ça se passe comme pour toutes structures commerciales, on achète les produits en prix de gros. C’est aussi simple que ça en fait.


Cette distro permet-elle de rentabiliser un peu mieux ton activité ?

La distro est une partie essentielle, elle me permet de me faire distribuer à travers les trades comme tu as pu le comprendre mais aussi de distribuer des productions qui nous permettent aussi de faire rentrer de l’argent pour d’autres investissements, que ce soit dans les productions ou dans l’achat de stock. Mais ce sera toujours des prods qui me plairont, je ne cherche pas à étoffer mon catalogue à tout prix.


Est-ce compliqué au quotidien de s’occuper de la gestion de ce Label ? Combien de temps par jour/semaines ? Est-ce qu’il y a des moments stressants ou des moments où le label empiète énormément sur ta vie privée ?

Le label est présent dans ma vie au quotidien, baignant dans ce milieu depuis 19 ans, je suis en contact quotidien avec les artistes ou autres structures dont dépendent le label, vive les smartphone ! Je ne pourrai pas te donner une information quant au temps passé sur celui-ci en fait car je n’en aucune foutue idée hé hé. Entre la promo, les négociations de deals, la préparation de colis, ça demande plus d’énergie et de motivations que de temps. Pour une petite structure ça reste compliqué à gérer au quotidien je pense, ça demande beaucoup de communications et d’investissement personnel (financier et énergie). Il y a toujours des moments stressants oui, pour ma part c’est le temps d’attente de la réception de nos productions, voir si le résultat correspondait aux attentes escomptées et voir si il n’y a pas eu d’erreur, que ce soit dans le pressage ou layout.


Peut-être que dans nos lecteurs, certains rêvent de monter leur label afin de produire les groupes qu’ils aiment. Qu’aurais-tu comme conseils à leur donner toi qui en as monté un ? Est-ce réalisable aujourd’hui ?

Un conseil ? Ha ha ha je ne suis pas sûr d’être la personne idéale pour ça, mais j’en aurai tout de même quatre qui paraitront clichés mais qui me semblent essentiels. Soyez passionnés, motivés, prêt à investir argent/temps et bien entourés.

Réalisable ? Oui. Nécessaire ça par contre je ne sais pas. Beaucoup de structures me semblent inutiles aux vues de leurs sorties de nos jours, cela permet juste le foisonnement de nouvelles médiocrité.


Signes-tu des contrats avec tous les groupes ? Ou est-ce que pour toi la confiance est le seul credo ?  

Actuellement tout est basé sur la confiance, le monde est petit. Si un deal n’est pas respecté, quelques soit la ou les raisons, les choses se savent très vite notamment grâce aux réseaux sociaux, une réputation se détruit très vite et sans crédibilité, impossible d’effectuer un travail correct. Donc tout se passe sur la base de la confiance et pour ma part je croise souvent les groupes avec qui je travail et les labels avec qui je deal, donc si il existait un problème, tout se réglerait de visu.


Est-ce que tu as eu peur au moment de lancer le label, ou à certaines périodes difficiles ? Des paris risqués par exemple ?

Peur non. Des doutes ça c’est une autre question ha ha. J’ai la chance de ne jamais avoir effectué de sorties que je peux estimer comme risquée. Et ça j’en suis fier, toutes mes prods m’ont données satisfaction.


A l’heure du numérique, on est tenté de se demander si les labels ont encore un rôle à jouer notamment pour les petits groupes. Pour vous qu’est-ce qu’un bon Label ? Quelles missions doit-il pouvoir réaliser ?

Un bon label… Tu connais le sketch des inconnus avec la différence entre un bon chasseur et un mauvais chasseur ? C’est un peu ça ha ha. Pour ma part j’ai une vision bien précise de ce que doit-être un label, donc subjective. Que ce soit les groupes ou label, j’estime qu’il y en a des bons mais aussi des mauvais oui. Un bon label doit-être composé de gens dévoués et passionnés par ce qu’ils font et leurs rôles aux seins de ces structures. Il doit pouvoir permettre l’émergence de nouvelles entités comme la diffusion de groupes confirmés et dont les acteurs sont fans. Et surtout ne pas être prêt à vendre son âme au nom du mercantilisme !


Toi qui est un acteur actif de cette scène « underground », est ce que tu trouves qu’il y a des dérivent dans cette scène, ou des choses qui t’agaces ?

Mon pauvre, si tu savais…. Bien sûr qu’il en existe et tu peux demander à n’importe qui me connaissant il saura te répondre ce que j’en pense ou que je suis un vieux con. Mais j’ai des valeurs et j’y tiens. Malheureusement ce terme tout comme élitisme de nos jours sont dévoyés et ont perdus de de leurs superbes pour laisser place à la médiocratie au nom d’une certaine liberté d’expressions. Et je ne parle pas que des réseaux sociaux.

Mais il est vrai que la dépendance qu’ont les gens au virtuel pour s’approprier un univers physique et philosophique me perd un peu. Cette attitude reste indissociable de la modernité dans laquelle on évolue et dont on se rend compte quand on rencontre les gens en réel au final. Je ne vais pas développer plus sinon ça prendrait des heures à lire.


Est-ce que tu joues aussi dans un groupe ou as-tu une autre activité en lien avec le metal ?

Je ne suis pas un artiste non, mon domaine c’est la propagande. Pour ça aussi que j’écris au sein d’un webzine. Je pense que chacun devrait rester à la place qui lui convient, ce que je m’applique à faire.


Et bien c’était tout pour moi, je te laisse le mot de la fin !

Merci du temps de parole accordé !

Nox Est Lvx.

Atavismrecords.com
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par L'Apache le 08/03/2019 à 08:26
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