Les 20 et 21 avril 2019 aura lieu le NEURONOISE FESTIVAL II à Rennes. Metalnews.fr est fier d'être partenaire de cette seconde édition ! Nous ne pouvions donc pas ne pas donner la parole à Theau, le boss de l'asso Neuronoise, pour nous parler de son fest, de son association et de sa passion !

1 - Salut Théau ! Tu ne vas pas y échapper : peux-tu te présenter, toi et ton association ? Les dates clés, combien êtes vous dans l'équipe, etc... !

Salut à toi et à toute l’équipe de Metalnews. Un grand merci de nous accorder quelques lignes sur votre webzine. Alors moi c’est Théau, président de l’association Neuronoise basée à Rennes et qui commence à se déporter un peu sur Paris en parallèle, puisque j’y réside actuellement depuis quelques mois. J’ai 21 ans et j’organise des concerts depuis 2 ans maintenant. L’association approche déjà de sa deuxième année, avec bientôt une trentaine de concert à son actif, et un premier fest.

L’association a vu circuler pas mal de personnes en deux ans, nous sommes encore en phase de restructuration si j’ose dire, actuellement nous sommes une petite équipe de 6 personnes, composé de Tom, Lili, Adrien, Trystan, Samos & moi-même. Le noyau commence à être plutôt solide de ce côté et les autres commencent à organiser eux-mêmes leurs propres concerts, chose que j’aimerai voir se pérenniser à terme.

On est connu pour avoir pas mal charbonné dernièrement dans la scène locale rennaise avec beaucoup de dates à notre actifs, difficile de n’en sélectionner que quelques-unes, mais je dirais la première date où l’on a fait jouer Atavisma, Bestial Nihilism & La Torture du Sphinx, avec une affluence inespérée pour un endroit comme le Marquis de Sade, l’incroyable plateau de slam, avec Extermination Dismemberment, Embryectomy, Korpse, Begging for Incest & The Lump au Mondo Bizarro, La date Grindcore avec Boris Viande, Tina Turner Fraiser, Cave Ne Cadas & Chacals, avec le premier groupe qui est arrivé 3 minutes avant le début de leur concert et qui a quand même commencé à l’heure. Et bien sûr la première édition du Neuronoise fest qui a été la consécration de beaucoup de choses.

2 - Il y a déjà quelques bonnes associations Metal à Rennes, qu'est ce qui t'a donc poussé à créer la tienne ? L'envie de défendre des styles en particulier ?

Je dirais même qu’il y a un regroupement assez affolant de bonnes associations pour une si petite ville que Rennes on est quand même très chanceux. Pour en citer quelques-unes que j’affectionne particulièrement, Putrid Boar, Face to Face & Kob prod (Un peu indissociable) Antiscène, Roahzon Underground, Black Karma, La Voix des hères, Metal Corporation…

Depuis tout petit j’ai comme rêve de monter mon propre festival de musique, partant du postulat que ce n’était pas une mince affaire, j’ai préféré commencer plus doucement les choses et ne pas me précipiter comme j’ai un peu trop tendance à le faire par moment. Organiser des petits concerts à Rennes c’était pour moi le meilleur moyen d’arriver à mes fins, je me suis donc mis à organiser des petits concerts avec des potes à moi et on a décidé de lancer une association peu de temps après.

J’ai essayé de donner une ligne directrice, mais je pense qu’on est tous un peu trop éclectique dans l’association, donc on n’a pas réellement réussi à donner un« thème » ou une cohérence particulière. Cependant nous organisons quand même beaucoup de concert de Grindcore et de Crust punk et on n’est pas beaucoup dans la région à en organiser régulièrement.

3 - Parles-nous des dates que vous avez déjà organisé dans le passé... Des bons souvenirs, et au contraire des mauvais ?

Nous avons beaucoup alterné entre petite & moyenne date, et fait beaucoup de concerts dans un laps de temps plutôt restreint. Très content d’avoir réussi à faire jouer des groupes tels que Implore, Ancst, Birds In Row, Teethgrinder, Harm Done, Whoresnation, Extermination Dismemberment, Korpse, Fange … Mais aussi beaucoup de groupes moins connus, on apprécie tous dans l’association la scène locale et chaque fois qu’on a un plateau on essaye d’y caser un maximum de groupe, tu verras souvent des affiches Neuronoise avec quatre groupes dans les plus petits bars de Rennes, ahah.

Beaucoup des bons souvenirs, resteront les nombreux concerts incroyables que j’ai pu faire en organisant des dates, c’est une autre dimension que de simplement te rendre en concert en tant que public, ça ne rend pas l’expérience supérieure, simplement différente et par le même coup, plutôt agréable. Je soulignerai aussi les nombreuses rencontres humaines que j’ai pu faire, là je ne citerai pas de nom, simplement car il y en a trop.

Pour ce qui est de l’ordre des mauvais souvenirs, eh bien il y en a quand même vachement moins que des bons, cela vient plus du stress de certains concerts, niveau timing et humeur générale des musiciens le soir même. Parfois ça n’accroche pas, mais c’est normal, rien de réellement troublant, ce que je pourrai garder comme mauvais souvenir, resterai surtout de l’aspect financier. L’association peut parfois essuyer des pertes plutôt importantes, et en plus du boulot qui est abattu pour organiser, planifier le concert, faire en sorte que tout se déroule bien, le temps de la promo, bah c’est sûr que ça peut casser le moral. Mais bon nous sommes encore là et je pense que ça sera le cas un moment encore.

4 - D’où vient l'idée de monter un festival orienté Crust / Grindcore / et autres brutalités à Rennes ? Les concerts ne te suffisaient plus ?

Comme dit un peu plus haut, j’ai toujours voulu monter un festival depuis petit, et là le cadre associatif, me permettait de faire ça, en plus d’y mettre les styles de musique que je préfère. Il n’y a pas beaucoup de festival de ce genre en France, (Les Loches en Grind, le Shit Noise fest, Le Carnage Fest, Le Nantes Deathfist, le Violent Apes Fest, le Mosh Fest) et souvent de taille relativement modeste, donc on a pensé qu’il y avait largement la place pour un festival comme le nôtre du côté de Rennes. On y retrouve évidement du Grindcore, du Crust et de la Powerviolence, qui sont les axes principaux du festival, mais on pourra y retrouver du Sludge, du Doom, de la Noise, du Brutal Death et sûrement un tas d’autres choses.

J’apprécie toujours autant organiser des concerts, mais il est vrai que le festival est l’objectif premier et celui dans lequel je m’investis plus dans le cadre de Neuronoise. Nous adorons faire des soirées avec beaucoup de groupes, durant la première édition, nous avions fait venir 18 groupes, cette année 20, j’espère pouvoir très vite arriver à 30 – 40 groupes à chaque édition, en tous cas, c’est un objectif que je me donne.

5 - La première édition du fest, qui s'est déroulée les 19 et 20 mai dernier, était sold-out. Je suppose que ça t'a fait plaisir et boosté pour la suite... Tu t'y attendais ?

On ne va pas se le cacher, faire sold-out à la première édition de son festival, en prévente une semaine avant la date est quelque chose de très gratifiant. Je suis très content, d’autant plus que l’édition s’est déroulée quasi sans encombre, quasiment sans aucun problème d’organisation et même aucun retard, malgré l’ambition de faire jouer 9 groupes par jours (soit quasiment 60 artistes & membres du staff par jours) au Mondo Bizarro. Cependant on a fait le pari risqué de faire une grosse affiche dans un « petit lieu » et il nous fallait faire quasiment complet pour être rentable, donc on ne s’y attendait pas forcément, mais on l’espérait beaucoup.

6 - Pour la seconde édition, vous changez de lieu. Du Mondo Bizarro vous passez au Jardin Moderne, pourquoi ?

Déjà car l’affiche est encore plus ambitieuse que l’année dernière et bien que le Mondo Bizarro soit une des meilleures choses que la scène locale possède, on serait très vite à l’étroit et du coup limité dans les projets que l’association pour le festival. Le Jardin moderne, nous laisse une jauge un peu plus confortable, et plus de simplicité logistique, qui apporteront un confort, tant pour nous que pour les festivaliers, on l’espère.

7 - Qu'est ce qui est le plus "chiant" dans l'organisation d'un événement comme celui-ci ? Le côté administratif ? Et au contraire à quel moment tu te dis "ouah, j'adore ce que je fais !" ?

Le plus chiant, je dirais si on écarte l’aspect administratif, qui est une atrocité sans nom pour quelqu’un comme moi, c’est de ne pas pouvoir être sûr de rémunérer correctement tous les groupes que je fais jouer, c’est assez hallucinant, le nombre de groupe qui sont prêt à faire des centaines de bornes, pour une bouchée de pain et venir quand même mettre le feu aux planches ! C’est aussi ça que j’apprécie dans la scène, cette passion qui transpire de ses acteurs… ça motive, c’est une scène de gens soudés et de passionnés, c’est indéniable.

Eh bien, comme tu te doutes organiser son propre festival c’est quelque chose de hautement gratifiant à titre personnel, surtout avec l’avalanche de retours positifs que l’on a reçu de toute part, pour le coup, j’avoue que je ne m’y attendais pas trop. Une fois la première édition terminée, j’ai eu un immense sentiment d’accomplissement, et j’espère sincèrement ressentir la même chose quand la seconde s’achèvera…

8 - Quand l'affiche du festival sera t-elle dévoilée ?

Nous commencerons les annonces début décembre et toute l’affiche sera dévoilée pendant le mois de Décembre. Encore un peu de patience, au moment où l’interview sera dévoilée, il ne restera plus beaucoup à attendre !

9 - Vous êtes spécialisés en Metal Extrême / Crust / Grindcore. Quelle image as tu de cette scène aujourd'hui ? Elle te fait toujours vibrer ?

Elle me fait vibrer plus que jamais, c’est une scène qui malgré son aspect et les préjugés, est très riche, rempli d’un tas de personnes très agréables et de passionnés. La fougue est présente et ne cesse de se renouveler, les anciens groupes sortent toujours des tueries et les nouveaux groupes suivent la même voie ou expérimentent et c’est pas pour me déplaire.

10 - Si tu pouvais inviter le groupe de tes rêves , n'importe lequel, pour une date avec ton asso, ce serait qui ?

Ahlala, question cornélienne, j’apprécie beaucoup de groupes dans des styles variés et même si on ne se restreint qu’au cadre du festival, il en reste beaucoup trop, mais bon faisons un choix : En prenant un groupe que je vénère mais impossible à faire jouer, ça serait très probablement Nasum. Sinon en groupe encore actif, ça serait très probablement Converge.

11 - Je te laisse le mot de la fin Théau ! See you in the pit !

Encore un grand merci à vous pour cette interview et de nous laisser propager la sainte parole du Grindcore !

On espère vous voir très nombreux à la prochaine édition du festival le moins intelligent de l’Ouest et pouvoir remettre le couvert encore de nombreuses années.

Théau & toute l’équipe de Neuronoise.


par Jus de cadavre le 21/11/2018 à 07:58
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