Un gros dilemme parisien en ce 10 Octobre, mais on aura pas regretté notre choix, car cette soirée en compagnie des américains d'ALL THEM WITCHES aura été comme prévu un véritable enchantement. On vous raconte tout en détails.

  Une des raisons qui m’a fait quitter mon Nord natal pour la région parisienne il y a presque deux ans maintenant, c’était l’absence de concerts (bon, force est de constater que depuis ça a pas mal bougé, notamment grâce au super taff de Ben à El Diablo – l’instant promo). 

  J’ai donc trouvé à Paris ce que je cherchais, à savoir un gros paquet de dates…voire parfois trop, avec certaines grosses soirées qui se chevauchent et où les dilemmes sont fréquents. Et cette soirée du 10 Octobre en est la parfaite illustration, avec un choix qui s’avèrera être un véritable crève-cœur: D’un côté on aura les excellents et trop rares SUBROSA, et de l’autre, probablement ce qui se fait de mieux en matière de blues/rock psyché actuel, ALL THEM WITCHES. Ayant raté avec regrets la dernière venue de ces derniers, on optera pour la bande à Michael Parks Jr, choix facilité par la salle qu’on adore (la Maroquinerie versus l’Espace B).

  On imagine souvent, à tort, que la scène rock/metal israélienne se résume en gros à ORPHANED LAND, SALEM, AMASEFFER et BETZEFER. Pourtant, c'est un autre combo qui aura l'honneur d'ouvrir ce soir, trio formé au début des années 2010, avec un premier album éponyme intitulé...The Great Machine sorti en 2014 après un 1er EP, en attendant un nouvel opus qui devrait sortir fin 2016.

  Bien que l'heure de début était annoncée à 20h30, c'est finalement avec de l'avance que THE GREAT MACHINE commencera à jouer, devant une foule de ce fait clairsemée. Et quand une soirée commence par un "How do you say " Are you ready " in French?" et que la réponse du public est "Yeeeeees!", on sait que ce début de soirée va être étrange, voire complètement barré. Déjà dans les looks improbables des 2 frangins Haviv, Omer & Aviran, respectivement guitariste et bassiste, avec une mention spéciale pour la tignasse d'Aviran, digne d'un Al Yankovic. Ensuite dans le caractère totalement indescriptible du stoner / psyché qu'ils nous présentent, agrémenté par les excursions d'Omer dans la fosse (forcément moins faciles en fin de set, la foule s'étant densifiée au fil de la soirée), ainsi que par les tentatives de blagues de son frère, malheureusement dans un anglais parfois incompréhensible, mais qui fera malgré tout marrer la foule. Niveau musique donc, on aura droit à une alternance de titres à tempo lents, voire doomy, à des rythmes plus rapides voire presque carrément grunge. Et si le chant d'Aviran n'est pas toujours juste, et que l'ensemble est parfois confus, voire bordélique, le tout forme quelque chose de fun et efficace. Mention spéciale pour le jeu de leur batteur Michael Izaky, carré au possible, qui semble permettre à cet édifice incontrôlable de rester un minimum sur les rails. Et si au final on n’aura ni tout compris, ni réussi à savoir dans quel genre classer THE GREAT MACHINE, on aura passé un moment très sympa, grâce notamment à la bonne humeur de  trois Télaviviens.


  Après une ouverture à la limite du WTF, place à l'attraction principale de cette soirée avec ALL THEM WITCHES, emmené par le très très charismatique Michael Parks Jr (j'y reviendrai) et qu'on avait malheureusement raté l'année dernière, faute de place. Et même si entre temps on a pu se consoler avec l'impressionnante collection d'enregistrements live de qualité qui sont sur Youtube, cette date nous tenait particulièrement à cœur. Et tant THE GREAT MACHINE aura eu du mal à captiver d'entrée le public, tant la réponse au "Comment allez-vous?" du leader Tennessien trouvera réponse immédiate et spontanée dans une Maroquinerie pleine à craquer.

  Et ça démarre fort avec un "dirt preachers" sublime,titre sur lequel le sieur Parks nous donnera une bonne démonstration de sensualité vocale et parviendra à nous captiver durant la douzaine de titres proposés. Si le groupe piochera dans ses trois albums, c'est logiquement leur dernier en date qui sera le plus représené, avec son lot de pépites, à l'image du planant "Charles Williams", bijou de desert-rock ou cette leçon de blues sur "The mariage of coyote woman". Histoire de toujours nous garder avec lui et d'éviter le moindre flottement, le groupe aura la bonne idée d'alterner les morceaux chantés avec des titres majoritairement instrumentaux, comme « When god comes back », sur lequel Allan Van Cleave s'exprimera à merveille sur son clavier.

  Niveau intensité émotionnelle, on en aura pour notre argent,c'est certain, mais le premier vrai gros temps fort sera d'entendre "Open Passageways", au refrain et à la mélodie entêtants, et sur lequel le temps de Parks me ferait presque penser par certains aspects à celui d'un Daniel Gildenlöw (de là à dire que si PAIN OF SALVATION faisait du blues, ça ressemblerait probablement à du ALL THEM WITCHES...). Magnétique, c'est sûrement ce qui les qualifie le mieux, et on imagine aisément l'état des femmes présentes au premier rang (voire les hommes), émoustillées par ce à quoi elles assistent, plus fort encore qu'une pub Axe. La salle était déjà chaude, elle aura atteint des degrés supplémentaires, un peu aidé certes par les odeurs d'herbe médicinales qui commenceront peu après à envahir la Maroquinerie jusqu'à ce final agrémenté d'un bon gros solo de batterie de Robby Staebler, encore plus impressionnant que son collègue israélien. Un final dantesque donc, et pour la première fois je pense, j'ai presque regretté qu'il y ait eu un rappel après tout ça, inutile à mes yeux après une aussi belle conclusion.

 

Il y aurait tant à dire sur un groupe comme ALL THEM WITCHES, tant ils maîtrisent leur sujet. Mais là où ces quatre Américains font la différence et qui fait que leur succès est pleinement mérité, c'est qu'ils y mettent toute leur âme, pour au final créer sans doute ce que j'aime le plus dans le stoner, où le live est une véritable expérience avec un grand E. 

Et juste avant de conclure, parce qu'on ne le fait jamais assez,je ne sais pas comment ils s'appellent, mais j'aimerais vraiment rendre hommage à l'ingé son et au régisseur lumière qui ont fourni un travail fabuleux,rendant parfaitement justice à l'art des Américains.


par Mats le 31/10/2016 à 07:00
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