DOWN Livestream Nola’s 25th anniversary / Report

Down

Fish Pot Studio, Nouvelle-orleans (États-Unis)

du 29/08/2020 au 29/08/2020

DOWN Quarter Century Throwdown. Nola’s 25th anniversary.

Un live-report d’un foutu live-stream… Voilà où nous en sommes, voilà  où nous a mené un putain de pangolin chinois pas frais. Le monde est devenu fou depuis (mais a-t-il déjà été sain d’esprit ?), et nous voilà donc aujourd’hui, pour un temps indéterminé, à devoir se coltiner des live sur écran. Enfin bon, on ne va pas pleurnicher plus longtemps, il y a pire que ça dans la vie… Mais bon…

Les concerts me manquent terriblement mais ce n’est pourtant pas pour ça que je rédige ce bien mal nommé « live-report ». Je ne suis pas non plus en manque de « rédaction » (quoique…)… Non, si je vous écris cette bafouille c’est parce qu’un miracle s’est produit le 29 août dernier dans un studio appelé le Fish Pot en plein cœur de la Nouvelle-Orléans, à deux pas du fameux French Quarter. Et je veux que le monde entier le sache, oui je prêche là, que le monde entier entende la bonne nouvelle.

(Photo et illustrations : Facebook du groupe)

DOWN fêtait les 25 ans de la sortie de son culte et immortel album Nola. Le groupe était censé, avant l’apocalypse, le faire en public, à l’ancienne… Mais les Dieux en ont voulu autrement. Nos cinq prophètes se sont donc enfermés en studio avec leurs instruments, quelques techniciens et amis et… toutes leurs âmes…

Ce groupe n’en a jamais manqué d’âme, depuis leurs débuts en 1991 (et oui bientôt 30 ans d’existence quand même !), nos bluesmen enfermés dans des corps de metalheads , ont prêché, ont propagé la Sainte parole du Southern Metal le plus pur. Ils nous ont abreuvé de lourdeurs enfumées, accompagné nos barbecues jusqu’à pas d’heure. Ils ont hanté nos nuits de beuveries entre potes et quand arrivait le dernier morceau de l’album Nola - "Bury Me In Smoke" - nous faisions silence et écoutions tels des fanatiques ces riffs magiques sortis des tripes de musiciens possédés par leur propre création. Ils nous ont aussi fait vibrer en concerts (les vrais) et même tiré une larme la première fois en live... Mais malgré tout le respect dû à nos Louisianais, nous ne pouvons pas nier que nous avions quitté leur chanteur, il y a quatre ans, dans un sale état. Anselmo, dans un naturel attachant, mais complètement naïf laissait s’exprimer sur scène au Dimebash 2016, le beauf enfoui en lui. Un Sieg suivi d'un "White Power" et puis s’en va. Ce type est capable de ça entre deux moments au sommet. Putain le con. Sauf que cette fois-ci, ça ne passait pas, Anselmo à beau s’excuser maintes et maintes fois, le mal est fait et bien fait. Tous les fests européens où le groupe était programmé – à l’exception notable du Hellfest qui défendra le bonhomme jusqu’au bout (ce qui fera dire à Anselmo qu’il a une dette envers le fest français) – annulent la venue du combo. Et pire encore, certains membres, pourtant liés par une amitié profonde et sincère, prennent leurs distances avec le chanteur provocateur. Le groupe ne se sépare pas, loin de là, mais se met en stand-by indéfini et Keenan (guitare) fait comprendre indirectement à Anselmo qu’il faut qu’il se calme, qu’il assume son énorme connerie. De l’eau a depuis coulé sous les ponts, Anselmo a déposé la bouteille, il était temps, le gaillard rampait littéralement vers elle en sortant de scène il y a encore quelques années seulement. Un mal pour un bien en résumé. Et puis enfin, DOWN redonnait il y a quelques semaines des nouvelles. Début août ce concert en live stream était donc annoncé sur les réseaux sociaux. Pour tous les groupes, personnellement, ce genre de news serait passée inaperçu. Mais pas pour eux, oh que non. C’est trop important quand ça concerne un groupe qui est en fait la bande-son d’une bonne partie de ta vie. Je sais que vous comprenez ce que je veux dire. Après cette trop longue intro, qui est juste là pour que vous compreniez à quel point je vénère DOWN, passons au vif du sujet.

Je n'ai pas regardé le concert en direct (n'étant pas dispo) mais en rediffusion. Pour le voir en live il fallait débourser 9 petits dollars dont une partie sera reversée à United Houma Nation qui est une association de préservation des traditions et de la culture des indiens de Louisiane. Les membres de la tribu Houma sont aujourd'hui présents surtout dans l’extrême sud de la Louisiane et pour y avoir été il y a quelques années je peux vous dire que c'est un coin typiquement Louisianais. Très profond, mystique, religieux et dur. Et niveau climat et ambiance c'est du lourd : moustiques, chaleur écrasante, bayou, alligators, musique cajun et vieux français. Oui car certains Houmas (du moins les plus vieux) sont encore francophones, vestiges de la présence de nos ancêtres il y a quelques siècles. Et si vous vous posez la question, oui ça fait bizarre de tomber sur des indiens - ou des cajuns dans mon cas - qui vous baragouine du vieux français en sortant de leur énorme pick-up flingue à la ceinture. Souvenirs... Mais on n'est pas là pour ça que diable, je m’égare. Mais c'est dans cet endroit sauvage que sont les racines de ce groupe ne l'oublions pas.

Un beau geste de la part du groupe en tout cas. Après une courte présentation de cette association et toujours avant le concert nous revenons via des interviews récentes et des images d'archives sur la carrière de DOWN et l'histoire de Nola. On y apprend entre autres que lors du premier jam au tout début des années 90' pas moins de trois morceaux ont été composés, entre les bières et les joints, en moins d'une journée. Et pas des moindres : "Temptation's Wings", "Losing All" et... "Bury Me In Smoke", rien que ça ! A l'époque DOWN n'existait même pas vraiment officiellement, c'était juste du fun entre les membres de The Slugs (pré-Crowbar), Corrosion Of Conformity, et d'autres nombreux groupes de Louisiane. C'était en fait un moyen de s'occuper durant les moments "down" (de basse activité, de pause en gros) de leurs différents projets respectifs. Voilà, vous venez d'apprendre d’où vient le nom du groupe. Merci qui ?

Puis ensuite viennent les anecdotes du premier enregistrement en répète, sur un pauvre 4 pistes. Ce jour-là "il s'est passé quelque chose de spécial en entendant Phil chanter" nous dit un Jimmy Bower (batterie) nostalgique. "Carrément" renchérie Keenan. DOWN devient du sérieux. Toutes ces interviews sont à voir pour tout fan qui se respecte, on y apprend pleins de choses et c'est génial de voir nos quatre gaillards se souvenir du bon vieux temps... Après avoir enregistré quelques démo et single, les musiciens repartis en tournée avec leurs groupes principaux, distribuent leurs cassettes partout autour d'eux en disant "écoute ça, c'est mortel !" sans bien entendu dire que c'est eux qui jouent sur ces enregistrements. DOWN se fait alors un nom dans l'underground sans que personne - ou presque - ne sache qui se cache derrière ce nouveau projet. Forcément à l'évocation de tous ses moments du passé, les émotions montent même si ils ne le laisse pas vraiment percevoir. Keenan fini par lâcher un "I love you" évocateur à Bower. DOWN c'est aussi ça, - et peut-être même avant la musique - une amitié profonde. Nous avons aussi le droit à quelques images backstage ou en studio ou Kirk (parfois déguisé en Hulk comme dans les "home vidéos" de Pantera) semble bien arraché, ce qui change du Kirk sobre et plutôt posé que l'on connait aujourd'hui. Le barbu guitariste semble très présent dans ces interviews (plus que Phil, c'est pour dire !) et pour cause, le concert qui va suivre est un peu "son" concert. Le bonhomme fait en effet son grand retour dans le groupe après 7 ans d’absence.

Pour finir cette bonne demi-heure de documentaire, DOWN rend tout simplement hommage à ses fans en diffusant des images de leurs adorateurs (en train de chanter, de reprendre des morceaux, de se biturer, de rendre gloire au groupe, etc...). Des remerciements à ceux qui les ont toujours soutenu malgré les épreuves, les bas (et il y en a eu !) mais aussi les hauts. Vous l'aurez compris avant même le premier titre de ce concert live-stream nous sommes déjà dans l'ambiance. Notre monde n'est plus que DOWN et le groupe s'apprête à jouer... enfin.

"The Power of the Riff compels me !"

C'est "Eyes Of The South" qui ouvre le bal, en prenant son temps dans la pénombre où l'on distingue difficilement les musiciens. Par contre on distingue parfaitement le son, qui lui est solide, très lourd et clair mais surtout très naturel. Le groupe est une fois de plus lui-même et hors de question de gommer les pains et autres approximations, même en studio. DOWN est pur et vrai, comme toujours. Quand le morceau démarre réellement la lumière éclate et laisse apparaitre le décor : sobre. Quelques tapis au sol, un backdrop, les amplis Orange, deux écrans géants sur les côtés et une jolie lumière rougeâtre, chaude comme leur musique. Et puis on découvre Phil, le visage très grave, accroché à son pied de micro (ce n'est pas son habitude) qui a l'air plus concentré que jamais. On retient notre souffle et là il commence à chanter "This time is real, its a love I feel..." et c'est parfait bordel. Phil is back ! Bon dieu que c'est bon de le retrouver comme ça... Certes tout n'est pas toujours juste, mais quand c'est plein d’âme comme ici, on lui pardonne tout au bonhomme. Il veut bien faire et ça s'entend. Ce premier titre s'achève dans une lourdeur que beaucoup de groupe n'arriveront jamais à atteindre même à la fin de leur meilleure prestation. Putain que ça commence bien !

Des remerciements assez rapide - mais sincères - que Phil ne veut pas trop long car comme il dit "C'est étrange", et on le comprend : devant lui à part une poignée de techniciens il n'y a personne pour lui répondre... Même si sur toute la planète, comme il le rappel, des fans les regardent à cet instant.

Le pro-marijuana "Hail The Leaf" prend la suite tout en lourdeur lui aussi, quelques légères approximations à la fin ne gâchent pas notre plaisir. Phil, alors qu'il n'a pas chanté si bien avec DOWN depuis des années, semble contrairement à son habitude particulièrement stressé en ce début de show. Alors que Kirk, Jimmy, Pepper et Patrick (basse) sont eux à fond dedans et carrément à l'aise. Il faut dire que cette performance sans public à de quoi vous déstabiliser surtout quand vous êtes habitués à jouer devant des milliers de personnes déchainées. Même les Rock star peuvent avoir des moments de doute. Et c'est peut être le cas aujourd'hui pour Phil, qui sait qu'à ce moment il n'a aucun filet de sécurité, que toutes ses "erreurs" seront facilement discernables, car non couvertes par le brouhaha qui règne en concert. Sans compter qu'en concert ses errements tout le monde s'en fou. 

Puis vient "Lifer" dédicacé à tous leurs amis et groupes avec qui ils "tournaient et fait la bringue" durant toutes ces années. Pepper est lui comme un ado qui découvre les gros riffs et en milieu de morceau Anselmo qui semble se détendre dédie finalement le titre à Dimebag et Vince en pointant le ciel du doigt. 

Un "Rehab" très juste et plus posé est lui dédié au Japon et aux fans japonais.

"Jim... give me some drums, brother" introduit "Losing All" ou Phil est juste excellent. "Pillars Of Eternity" est lui dédié à l'Australie et à tous les fans de cet immense pays. Anselmo engage ensuite "Temptation's Wings" (dédié à l'Angleterre, l'Irlande et l’Écosse) en nous prévenant qu'il a du mal à être toujours juste sur celui-ci ("c'est un titre difficile pour moi")... Je trouve ça juste génial ce genre de modestie de la part d'un mec de ce calibre. Et le pire c'est qu'il s'en sort plutôt bien au final !

"Underneath Everything" est joué ce soir "Pour l'Europe qui nous manque terriblement", rappelons que le groupe avait prévu une tournée européenne et qu'il devrait en ce moment même être sur les routes de notre vieux continent. Phil semble maintenant en tout cas plus détendu même si toujours très concentré.

"Swan Song", plus anecdotique (selon moi), ensuite puis le classique "Stone The Crow" orgiaque de guitares. Le pied ! Pepper et Kirk ne boudent pas leurs plaisirs tout comme Anselmo qui balance à la fin du titre un "Thank you very much !" comme si il y avait dix mille personnes devant lui. On sent qu'il n'y avait pas que nous d'envouté à ce moment. A fond dedans le bonhomme, même si il semble un peu galérer dans les passages les plus "chantés" sur le titre.

Répétition, la veille du concert...

Un écran noir s'affiche durant quelques instants puis nous retrouvons le groupe assis, dans des tenues différentes. Étrange. Seul Pepper, Pat et Anselmo sont toujours sur leurs guiboles. "Mais bon dieu qu'est ce qui se passe ?" (ça c'est ce que je me demande à ce moment). Puis Phil nous dit qu'ils vont jouer le morceau comme ils l'ont écrit : assis. Parce que défoncés à l'époque. Non on ne rêve pas DOWN va nous balancer "Jail". Bordel. Là, si tu n'avais pas encore eu envie de rouler un gros joint, c'est le moment. "Jail" pour rappel n'est à ma connaissance quasi jamais joué par le groupe sur scène. Mais l'occasion, ici en studio, était trop belle. Kirk a sorti ses lunettes, un clavier fait aussi son entrée et Jimmy a quitté son kit pour se poser derrière de petits tambours. Phil est par moments encore un peu à la limite, mais qu'importe c'est l'intention qui compte et le titre ne perd pas du tout en ensorcellement ! Il n'est par contre pas joué en entier, le groupe s'arrêtant au pont central du morceau.

On retrouve le groupe en mode "normal" pour le premier morceau non tiré de Nola ce soir. "Lysergik Funeral Procession" qui ne démarre... pas bien du tout ! Ça sonne faux et on sent comme un flottement. Et là, DOWN, dans son naturel déconcertant s'arrête tout simplement de jouer. Pepper vient voir Phil et lui dit "j'ai foiré" ! "Really ?" lui répond Anselmo. Qu'à cela ne tienne on repart du break et basta. Juste énorme. Notre chanteur fétiche en est d'autant plus hargneux pour la suite du morceau. Et Keenan de s'excuser de son erreur à la fin, comme un ados en répète. 

Le rugueux "Ghosts Along The Mississippi" fait suite. Encore un titre sorti du deuxième album du groupe (Down II: A Bustle in Your Hedgerow...) tout comme l'avant dernier joué ce soir : "New Orleans Is A Dying Whore". Lui est bien évidemment dédié à leur ville chérie comme on pouvait s'en douter. Juste avant d'attaquer, nous avons l'explication de la coupure pour le morceau "Jail". C'est en fait la prise d'hier (en répétition) qui nous a été diffusée car un problème technique entachait la version du jour. Tout s'explique. Bref, "New Orleans Is A Dying Whore" est méchamment lourde, comme le climat de l'ancienne ville française. 

On sent que la fin approche et c'est un Anselmo maintenant littéralement en nage qui annonce le dernier titre qui est bien entendu l'unique, l'énorme, le surpuissant "Bury Me In Smoke" qui clôture tous les shows des louisianais. Et comme de coutume à la fin du titre - d'une lourdeur implacable - des invités en tout genre viennent jammer avec le groupe. A commencer par un indien, un des représentants de la tribu des Houmas, qui vient avec son tambourin rituel pour donner encore un peu plus d'âme à une musique qui n'en manque pourtant absolument pas. Phil va le chercher pour le mettre au plus près des caméras. Je ne sais pas d’où vient cet intérêt pour les indiens de Louisiane mais on peut dire que quand DOWN à quelque chose qui lui tient à cœur, ils y vont à fond. Et c'est tout à leur honneur. La petite amie d'Anselmo puis d'autres amis présents dans le studio prennent ensuite les instruments pour terminer le titre dans un joyeux bordel. Embrassades, tapes dans le dos, grands sourires, un "We love you !" sincère de Philou... 

Moi je vous le dis : DOWN is Back !

Et bon dieu que c'est bon !

Nous avons eu de plus le droit à tous les titres de l'album Nola (si l'on excepte l'interlude instrumentale "Pray for the Locust"), et il n'y a pas à tortiller, il ne contient quasiment que des hits ! Nous le savions déjà, certes, mais quelle confirmation en live !

Voilà c'est fini pour ce "Livestream report"... Le premier pour moi et le dernier j'espère ! Je ne sais pas si ça valait le coup pour vous, me concernant ça m'a peut-être encore plus rendu fou amoureux de ce groupe qui d'ailleurs est bien plus qu'un simple groupe. DOWN c'est de l'âme mis en musique, interprété par des gars qui en ont traversé, qui en ont chié mais qui ne se plaignent pas et qui transforment toutes ces peines et ces épreuves en amour et en musique.


DOWN est grand.


Down - Nola (25th Anniversary) tracklist :

01. Intro - 02. Interviews - 03. Fans Video Compilation - 04. Eyes Of The South - 05. Hail The Leaf - 06. Lifer - 07. Rehab - 08. Losing All - 09. Pillars Of Eternity - 10. Temptation's Wings - 11. Underneath Everything - 12. Swan Song - 13. Stone The Crow - 14. Jail - 15. Lysergik Funeral Procession - 16. Ghosts Along The Mississippi - 17. New Orleans Is A Dying Whore - 18. Bury Me In Smoke - 19. Outro

par Jus de cadavre le 17/09/2020 à 13:39
   305

Commentaires (8) | Ajouter un commentaire


RBD
membre enregistré
19/09/2020, 13:15:37
Beau report, plein d'amour mais rendu consistant par une connaissance profonde du groupe, son histoire et son milieu. Il faut que je me dégage un moment pour le voir, avec tous les dvds de live que j'ai en retard aussi...

Buck Dancer
@191.85.170.21
19/09/2020, 13:55:40
Joli report qui respire la passion.
Dès que j'ai une heure devant moi, je me dois de regarder ce concert, je n'ai vu que deux extraits pour le moment.

Living MOnstrosity
@83.155.204.94
19/09/2020, 15:28:03
Visionnage obligatoire !

Pour la petite anecdote : je tannais un collègue de taf récemment pour qu'il écoute ENFIN ce disque. Il était fan de Pantera dans les 90's mais était complètement passé à côté de Down.
Il y a quelques jours il m'a incendié, les yeux en trous d'épingles : il s'était enquillé 3 écoutes successives de Nola dans la nuit. Absolument dingue de cet album. Totalement converti !

On a parfois des petites satisfactions personnelles. :-)

Humungus
membre enregistré
20/09/2020, 05:00:57
Ton anecdote Living Monstrosity me parle drôlement :
Pendant des décennies, je suis passé totalement à côté de ce groupe.
A la sortie de leur première galette, j'étais pour ma part à fond dans le brutal et donc à mille lieux d'apprécier la lourdeur émotionnelle de l'album. De fait, je n'avais ensuite pas creusé plus attentivement la chose.
Pire ! Pendant des années, je me suis foutu de la gueule d'une bande de potes qui eux étaient über fanatiks du bazar. Je me souviens d'un merveilleux HELLFEST 2010 où ils passaient en boucle la chose sous la tonnelle. Et moi de dire : "C'est mou vot' truc merde ! Il est où le bon vieux temps de PANTERA bordel ?!"
... ... ...
Bah depuis (seulement !) 4 ans, j'ai enfin compris le bins autour de cette formation et suis désormais fan à mon tour. Il m'en aura fallu du temps hein ?!?!

La Gule
@79.95.127.158
20/09/2020, 11:12:47
Report au top ! Merci de me transmettre ta passion depuis toutes ces années...

Living Monstrosity
@83.155.204.94
20/09/2020, 22:00:03

@ Humungus :

Je pense qu'on a tous connu des petites lenteurs au démarrage pour apprécier certains groupes, quitte à se coller des baffes ensuite pour avoir pris le train avec autant de retard et manqué autant de bonnes choses.  :-))))  J'ai mis 10 ans avant d'acheter un album de Led Zep, Deep Purple, Thin Lizzy ou Sabbath. 

Bha c'est ça qui est appréciable finalement, il y a tellement de pépites à découvrir encore, même avec du retard ! On ne fera jamais le tour complet du bazar.  :-D


Arioch91
@92.174.137.249
21/09/2020, 07:42:57

@Living Monstrosity : "Je pense qu'on a tous connu des petites lenteurs au démarrage pour apprécier certains groupes"

+1000 !

Mes dernières "découvertes" en date du même acabit : Nocturnus, Mercyful Fate...

Pendant des années, j'écoutais ça de loin en ponctuant par des "mouais".

Quel con !

Trop bon !


Bones
membre enregistré
22/09/2020, 18:20:07

Vraiment sympa ce live. Des conditions un peu bizarres mais même sans public on retient le nectar de ces morceaux et l'alchimie très spéciale de ce groupe !

QUE C'EST BON !!!

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