OEF - Jeudi 3 Juillet

Comme chaque année, pas de temps mort, 10H pétante le premier groupe rentre en scène ! Mais ça commence gentiment avec CLOVEK V PLISNI, que j’avais déjà vu l’année dernière au club de bowling. Du crust à deux chanteurs, dont un qui porte une casquette en cuire à la Rob Halford (oui oui, ils sont plusieurs cette semaine à faire ça). 20 minutes en guise d’ouverture de cette journée, minutes que je vais surtout utiliser à fouiller les divers stands.
Puis comme chaque année, le festival accueille son lot de groupe en provenance de pays improbables, et ce matin la Nouvelle Calédonie est au rendez vous. Le trio BURST, donc enchaine avec son deathgrind. En 2015 c’était leur compère de ANALKHOLIC qui était venu défendre les couleurs de ce petit pays, et ça m’avait déjà plus marqué. Ici pas de groove, et pas beaucoup de débilité, au delà de quelques vocaux nasal façon GUTALAX. Rien de bien percutant si ce n’est le chanteur qui rentre sur scène soufflant dans un coquillage géant ou qui se met à convulser au sol pendant le set. Ils sont plus que contents d'être là, tellement qu’ils se font couper le son en fin de set avant de jouer leur dernier titre, car ils commençaient à trop déborder.

Enchaînement grind à présent avec CORRUPT MORAL ALTAR, qui est grosso modo une version moderne de NAPALM DEATH. Le groupe a pourtant une certaine réputation et signe ses disques chez des labels “importants”, pourtant il n’est que 11H : c’est la magie de l’OEF.
Bien trop moderne pour m'intéresser en tout cas.
Je ne connaissais pas les suivant, NERVE GRIND, et ce fut sûrement l’une de mes plus grosses découvertes du fest. Ici rien de moderne ou d’insipide, mais du grind ultra sauvage et violent avec la petite touche crust et death qu’il faut, en mode vieille école. Le bassiste est possédé, avec son instrument plein de taches de sang et sa pédale de noise scotchée dessus pour pimenter le set. Il headbangue de manière ultra vénère, le rendu est ultra violent : c’est typiquement comme ça qu’un groupe dit de “grind” doit sonner / se pointer sur scène.
Malheureusement je m’attendais à la même baffe venant de SUFFERING QUOTA, qui m’avait bien épaté quelques mois avant sur scène, mais ce midi, ça reste plus calme.
C’est beaucoup moins vénère du coup, mais en même temps difficile de passer après les Américains. Le trio se démène bien, pas de soucis, mais ça sonne tout de suite plus moderne et criard.

Le prochain enchaînement rassemble quant à lui des groupes déjà vu deux jours avant. Le trio PODRIDO dans un premier temps, qui va délivrer son set crust de manière pas mal vénère (le chanteur à le crane en sang à cause de son micro, ça aide). C’est pas super percutant non plus comme musique mais ça divertit. Le chanteur finira à chanter dans le pit, et le groupe conclut sur la reprise de GG ALLIN.
CARTILAGE prend la relève, et pour souvenir, ce fut ma révélation de la pré-party du mardi. Forcément la surprise est moins grande, mais quel plaisir de les revoir sur scène. Du coup même combat : chanteur en tablier de cuir noire, la guitariste en backing vocals, tenue ensanglantée et riff rip off d’EXHUMED. Le son est bien plus appréciable et moins fort qu’il y a deux jours, on entend tout et ça défonce encore plus. Ils savent clairement tenir une scène, et puis ce chanteur, il a tellement une gueule atypique, clairement un plus. Le set se termine encore par la reprise de IMPETIGO, l’histoire de clôturer en beauté.
C’est au tour de FECAL ADDICTION, groupe “exotique” qui ne m’avait pas convaincu sur scène. Là forcément ça prend une autre allure avec l’ambiance si unique du festival, le set à une autre gueule. Du coup j'apprécie bien plus cette formule deathgrind guttural / groovy, qui fait forcément mouche dans le pit (el famoso circle pit ou tout le monde danse). De plus ça reste suffisamment old school pour faire le taff.

On va maintenant enchaîner deux concerts qui m’ont laissé de marbre, avec THE PUBLIC et son punk hardcore. C’était à la fois bien vénère mais aussi ultra chiant et linéaire, comme l’impression d’entendre toujours le même titre sans trop de saveur. J’en garde presque aucun souvenir. C’est pareil pour ADACTA, dans un registre crust très hardcore. Les compos sont bien agressives, mais ça reste ultra inégal. Quelques titres d-beat sauvent le lot, mais sans plus. On finit cette pause mi figue mi raisin avec l’un des groupes les plus modernes de l’affiche, STILLBIRTH. Entre deathcore et partie slam, forcément ça fait mouche chez la frange brutal death du public, et il faut dire que le groupe est bien coté en ce moment. Véritable produit marketing, à l’image de VULVODYNIA qui à joué ici l’année dernière, les Allemands sont très forts dans le merch improbable (la cuvette de toilette notamment) et joue beaucoup là dessus. Mais  il faut pas oublier que le groupe revient de loin, et n’avait pas le succès de maintenant (il faut dire que vu leurs anciens visuels, ça aide pas à décoller… Je vous laisse chercher ça, mais attention les yeux). Bon il faut ajouter aussi que le groupe compte dans ses rangs une partie de l’orga du festival Death Feast, ça aide aussi pour se faire connaître. Bref, maintenant le groupe tourne souvent et devient petit à petit un gros nom.
C’est torse nu et en short de plage vert que les gars se présentent tous à nous sur scène. La scène est décorée de part et d’autre aux visuels du groupe, y’a pas de doute le groupe est bien en phase avec son époque. A tout cet atiraille on ajoute une musique ultra moderne et des gros subs pour le moment le plus “Slam Worldwide” du week-end. Le public répond forcément présent, et se lance même dans un wall of death durant le set. Ca reste très divertissant il faut l’avouer, et je m’attendais à clairement pire.

La prochaine claque est mise par NOISEM, que je connaissais que très mal. Car clairement je m’attendais pas à ça de la part du trio ! Encore une démonstration de sauvagerie, et de grind ultra vénère. C’est simple, il suffit d’imaginer une version grindcore de EXHUMED (bon la comparaison est facile, sachant que les deux groupes partagent le même guitariste), mais ça me fait clairement penser à ça ! La formule est ultra efficace, y’a pas de fioriture, ça va droit au but, et sur scène ça a de la gueule. Reste plus qu'à replonger dans leur discographie voir si ça fait le même effet !
Un autre groupe Américain déboule, mais dans une formule de grind moderne. Forcément CRYPTIC VOID me captive moins, surtout qu’il y a deux grattes, c’est le genre d’indice qui laisse présager beaucoup trop de chose pour un genre qui se veut épuré. Quelques touches de death sont présentes aussi : c’est simple, le groupe rentre clairement dans la catégorie “grind pour métalleux”.
Le prochain groupe est déjà plus fun dans son approche. Un sample de gémissements de chèvre se fait entendre, pas de doute c’est bien MILKING THE GOATMACHINE qui rentre sur scène. Première fois que j’ai l’occasion de les voir, et ça reste bien divertissant. Du deathgrind sympa, des relents brutal death et des samples de rap, pour une formule beaucoup plus sérieuse que prévu. Curieux de les revoirs en tout cas.

Deux groupes Japonais vont se succéder maintenant. Le premier joue du noisecore, et il s’agit bien évidemment des légendaires FINAL EXIT. La disposition de scène est atypique : sur la droite, la batterie, et juste en face le chanteur guitariste, qui pour l’instant met du temps à s’accorder. En effet il va bien mettre 10 minutes à se préparer, un comble pour la musique qu’ils font. Le chanteur lance au moins cinq fois un “are you ready ?” puis papote longuement avant de commencer le set. Une fois en place, le duo, pas tout jeune, vient combler les amateurs de bruit présent ce week end. Déjà présent il y a quelques années, ils avaient suscité la curiosité, donc beaucoup sont aussi là pour prendre leur dose de fun et de divertissement. Musicalement c’est du noisecore à la sauce Japonaise, donc avec des touches avant-gardistes et expérimentales, des mélodies random… De plus le chanteur et très bavard et parle entre chaque morceau, ça casse la dynamique je trouve.
Mais pour sur le groupe est content d'être là, et une fois le concert terminé ils n’hésitent pas à se jeter dans la foule, ou faire du air batterie (??!) sur les têtes du public. Merci de faire jouer plus de noisecore à l’OEF maintenant !
Difficile de passer après ça, du coup le set de FORWARD parait bien fade. Pourtant il s’agit encore une fois, à l’image de WARHEAD, d’un groupe culte, avec dans ses rangs notamment le chanteur de DEATH SIDE. Pendant tout le concert, celui ci nous explique qu’il ne parle pas Anglais et n’hésitera pas à venir chanter directement dans la fosse. Musicalement c’est du punk Hardcore très linéaire, qu’il fallait surement voire / écouter à l’époque, car aujourd’hui c’est très anecdotique.


Après ce long apéritif, il est temps d'enchaîner avec les têtes d’affiches de la journée, et comme chaque année le vendredi propose souvent LE gros groupe de l’édition.
On commence gentiment avec MISERY INDEX, présenté encore aujourd’hui comme le side project des ex DYING FETUS. En même temps difficile de pas penser à la bande de Gallagher, car beaucoup de choses y ressemble, mais, forcément, en moins bien amené.
C’est que la seconde fois que j’ai l’occasion de voir le groupe, mais je garde en souvenir un super set, aujourd’hui je suis moins enthousiaste. Déjà le son est super fort, et le trig de batterie aussi, ça casse vite la tête. Je connais pas plus que ça le groupe sur disque, tout ce que je peux dire c’est que c’est plein de breaks groovy, mais sans le côté frontal / bagarre de DF. Et quitte à continuer la comparaison, ça reste plus deathgrind et moins technique sur scène. La fin de set se voit ponctuée d’une reprise de “Dead Shall Rise” qui fait bien plaisir, puis une clôture avec leur morceau “Traitors”. Concert sympa mais sans plus, et j’aurais aimé plus de baston dans le pit, car les circle-pits, ça va cinq minutes… (oui, j’ai déjà fait cette remarque l’année passée, mais ça devient lourd).
Un groupe bien plus culte va faire son apparition, après de nombreuses années d’absence à Trutnov, DROPDEAD. Inutile d’en dire plus, si vous avez déjà vu cette institution sur scène, vous savez de quoi je vais parler. Valeur sur du powerviolence sur scène, ils vont encore nous donner une leçon. Ben Barnett, posté devant les retours en impose de charisme, et comme souvent, il est très bavard notamment avec son habituel slogan “we are the power”. Bob Otis, sous sa grosse barbe, impressionne aussi derrière son kit de batterie : il y a vraiment un feeling old school avec ce groupe, c’est classe sur scène, ça sonne vrai.
Beaucoup de discours sur des sujets actuels, avec par exemple un “Bullshit Tradition” dédié aux questions animales.
Les titres s'enchaînent, Ben fait tournoyer son micro dans les airs, c’est le chaos dans le pit. Un titre est dédié à CONVERGE, des nouveaux titres de la toute récente démo sont joués (démo sortie récemment afin de récolter des fonds suite au vol de leur matériel après un concert au Canada). Il est l’heure d’annoncer le classique “At the Cost of an Animal”, véritable hymne de la cause animal et du végétarisme / véganisme, dont les paroles seront criées par une poignée de fans. Le set se termine peu de temps après, puis le groupe quitte la scène. Ben reviendra quelques minutes après afin de remercier l'audience. Un set intense et vraiment classieux.

il ne reste que deux groupes, et pas des moindres, car c’est CANNIBAL CORPSE qui monte sur scène. il s’agit sûrement du plus gros groupe qui ait joué ici ! Ça fait même bizarre de les voirs à l’affiche, mais pas non plus incohérent. Le backdrop recouvre l’intégralité du derrière de scène, avec le logo en rouge, ça annonce la couleur. Le groupe se fait attendre, et pendant ce temps là on matte Begotten sur l’écran de gauche. J’en profite aussi pour me demander si l’inflation de 10€ du billet est causée en partie par les New Yorkais. La fosse est pleine à craquer, et j'espère que ça va pas être invivable comme à NAPALM DEATH l’année dernière. Un des techniciens pendant ce temps là en profite pour se moquer d’un mec du public qui fume, à la manière de Corpsegrinder. Le groupe finit par arriver et comme sur le reste de la tournée, commence le set par des titres très mid tempo, une excellente entrée en matière afin de faire monter la pression.
Sauf qu’un détail cloche : on a tous déjà vu des vidéos lives de l’OEF, on a tous ses images de dizaines de slammeurs par minutes sur scène. Sauf que là, peut être pour la première fois de l’histoire du festival, les personnes qui osent monter se font éjecter dans la seconde. Et il est presque interdit de traverser la scène… Oui oui vous l’avez compris, le groupe a donné ses consignes, et ce soir, le public n’est pas le bienvenu sur scène.
Alors oui des fois ça fait du bien de faire un concert sans se prendre des avalanches de slammeurs, sauf que là c’est quand même un poil culotté, et ça relève surtout du caprice de star. Beaucoup de groupes refusent de jouer ici à cause de ça, mais la moindre des choses, quand on accepte de venir, c’est de jouer le jeux. En tout cas certains sont mécontents et dressent quelques doigts envers le groupe.
A part ça, le groupe fait le taff, et répète sur toute cette tournée Européenne le même set et les mêmes mots pour communiquer (Fisher raconte mots pour mots la même chose sur chaque date, à la manière d’une pièce de théâtre sans âme). Il nous invite donc à le battre au headbanging pendant “I Cum Blood” (nous avons perdus d’avance, affirme t’il), jette des bouteilles d’eaux au public (j’en ai reçu une en pleine poire) et traite de looser ceux qui les rattrapes pas ou encore fait une blague sur le fait de jouer ou non un titre de plus… Soit exactement comme sur leur set quelques temps avant au Hellfest. Plus le set avance plus la sécurité est plus souple pour laisser les gens monter sur scène, mais pas d’invasion pour cette fois... Pourtant j’imagine que la foule aurait aimé envahir la scène sur le final avec “Hammer Smashed Face”.
Les stars Américaines repartent, et laisse place à un groupe plus humble, toujours du même pays, mais jouant du Punk Hardcore. Il s’agit des légendaires NEGATIVE APPROACH, surement mon groupe préféré de la scène. Un mini backdrop reprend le logo du groupe, ici le budget est pas le même, pourtant ils sont bien plus vieux. Le set est sans surprise, pas fun, vénère, avec un Jonh enragé derrière son micro : c’est le hardcore old school qui sent la baston. La discographie est pas bien grande, donc tous les tubes y passent. On chante donc à tue tête les refrains de “Can’t Tell No One”, “Nothing”, “Pressure” ou encore “Negative Approach”. Comme pour DROPDEAD y’a vraiment une classe et une sobriété qui se dégage de scène, y’a pas de superflu. Bien sur le set va avoir le droit au classique “Ready to Fight” joué sans aucune annonce mais aussi quelques reprises en fin de set. Chapeau bas, c’était un grand moment.

Je termine ma journée sur les concerts, je vais me coucher directement, laissant encore une fois derrière mois les shows de suspensions / SM qui ne m'intéresse pas. 

par Mold_Putrefaction le 31/07/2019 à 09:47
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Commentaires (6) | Ajouter un commentaire


RBD
membre enregistré
31/07/2019 à 23:55:21
Juste pour gnagnater, la Nouvelle-Calédonie n'est pas un pays mais une collectivité française - où j'ignorais qu'on faisait du GrindCore !

Merci beaucoup pour ce feuilleton que je compare au report informel que me font des copains qui y étaient aussi. J'aurais bien aimé revoir Misery Index, par exemple, cela fait bien longtemps.

À demain pour le nouvel épisode.

Jus de cadavre
membre enregistré
01/08/2019 à 00:57:40
100% d'accord avec ta réflection concernant Cannibal Corpse et ses "consignes" anti-slammeurs... putain tu viens à l'Obscene tu sais à quoi t'attendre et tu respectes le fest et son état d'esprit merde ! Et si tu veux pas bah tu n'y joue pas !
L'orga veut peut-être faire grossir le fest et accepte donc des compromis avec des gros groupes... fin bref j'en sais rien, mais comme tu dis ça fait très caprices de rock star tout ça... très ricains en fait.

Humungus
@37.58.180.76
01/08/2019 à 06:29:32
1) Je ne sais pas comment tu fais Mold_Putrefaction pour te taper sur un fest autant de groupes et surtout...
Ah merde ! Déjà dit tout ça...
2) Pas forcément d'accord avec vous les gars sur le cas CANNIBOUL.
Autant je suis furax quand une orga interdit les slams, autant un groupe boycottant le bazar, je comprends mieux : C'est tout de même eux qui ont le plus à craindre sur ce genre de "débordements" susceptibles de leur pourrir le set et donc leur prestation (cf. bousculades en plein solo, matos en vrac, etc).

Jus de cadavre
membre enregistré
01/08/2019 à 11:16:01
Humungus : ah mais je comprend tout à fait qu'un groupe puisse craindre pour son concert et son matos avec des dizaines de slammeurs sur scène, mais c'est un peu la marque de fabrique de ce fest ! Donc dans ce cas là tu ne vas pas jouer ! non ? C'est mieux que de faire chier les gens qui viennent pour ça... un concert à l'Obscene sans slam c'est un peu comme une galette complète sans cidre : ça ne devrait pas exister !

Humungus
membre enregistré
01/08/2019 à 13:48:02
1) Je reste sur ma position.
2) "Un concert à l'Obscene sans slam c'est un peu comme une galette complète sans cidre"
Trve Breton speaking.
"Un concert à l'Obscene sans slam c'est un peu comme un p'tit déj' sans pâté lorrain"
Trve Est speaking.

licks0re
membre enregistré
19/08/2019 à 15:08:10
Merci pour le report, très agréable à lire.
Juste en passant, une petite faute : "Beaucoup de groupes refusent de jouer ici à cause de ça, mais la moindre des choses, quand on accepte de venir, c’est de jouer le jeux." - jeu.

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"Pendant ce temps là le batteur de KORPSE fait un slam, et une nana vomit à côté de moi, parfait" xD !

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Excellent album ! Plus dynamique que le précédent tout en gardant cette lourdeur et cette hargne si caractéristiques du groupe !


merci beaucoup pour ce report, concis et précis...et merci de faire suivre l'actualité du brutol jusqu'à Roazhon...
Et enfin cimer pour Smat's...
ROM1 - KDS CREW


Hihi, je savais que c'était fait pour toi... :-D


Cette affiche... J'en rêvais... ... ...