JEUDI 19 JUILLET
 
Aujourd’hui le temps sera bien plus clément, et comme le reste du week end, extrêmement chaud !
C’est donc sous le soleil qu’on se dirige voir CONVULSIONS, excellent groupe de Grind en mode INSECT WARFARE : grosse violence, gros son, fidèle à la bagarre infligée sur CD. C’est clairement pas étonnant que les Espagnols commencent à se faire un petit nom chez les amateurs de Grind old-school (mais pas trop non plus). Les gars nous offrent deux reprises, dont une des Japonais de CARCASS GRINDER. Et la suite s’annonce tout aussi vénère et jouissive avec POWERXCHUCK qui délivre une Powerviolence dans la pure lignée de SPAZZ (dont ils joueront une cover). Là encore c’est une sacrée énergie que nous proposent les petits Australiens. Là encore pas de surprise de savoir que le groupe à déjà une bonne petite réputation derrière lui. Cette journée commence vraiment très bien.

Je dois avouer ne pas connaître le groupe suivant, qui pourtant officie depuis 98. Je découvre donc GOLERS qui nous propose 25 minutes de crossover, entre Thrash, Crust et Punk, c’est vraiment sympa, à l’occasion j’irais écouter leur discographie. Je ne sais pas si le groupe à un statut culte, en tout cas leur présence à l’affiche ne doit pas être anodine. Sinon, vous vous souvenez de mon report du mercredi (Jour 1) avec sa dose de groupes de Brutal Death restés bloqués dans les années 2000 ? SHAMPOON KILLER est aussi de ceux là ! Ici c’est une formation avec deux chanteurs sur scène, qui proposent quasiment le même type de chant bien guttural. Inutile de dire que c’est un bon moment mais qui est vite oublié.
L’Obscene à toujours voulu dynamiser ses affiches avec des groupes plus dans le Metal traditionnel, comme le Death et le Thrash, la preuve ici avec ULTRA-VIOLENCE. Autant vous le dire d’emblée, le pizza Thrash ne m’intéresse plus vraiment à l’heure actuelle, surtout ayant déjà vu le groupe en début d’année, j’avais trouvé la prestation vraiment molle et sans conviction avec un manque cruel d’efficacité. Les Italiens ont au moins le mérite de proposer un concert bien plus dynamique, débutant leur show par un sample du film Orange Mécanique, qui est l’influence visuelle principale du groupe, et lançant des circle-pits dans la fosse. Je reste malgré tout pas plus convaincu que ça.

Quel drole de cas que celui de CHEPANG, j’ai l’impression que le groupe à fait un petit buzz récemment. J’avoue ne pas encore avoir eu le temps de me pencher sur leur discographie, mais le concert m’en donne pas non plus trop l’envie. Certes le côté visuel avec deux chanteurs et deux batteurs reste intéressant, même si pas inédit, mais ça reste très Grindcore basique. Oui vous l’aurez compris, quand le groupe ne propose pas du Grind old-school ou avec une structure bien vénère à grand coup de break, ou de d-beat, ça ne m’intéresse pas vraiment.
On continue dans le Brutal Death / Deathgrind ? Allons y ! DISFIGURED CORPSE propose presque la même chose que les autres groupes : un son marqué par les années 2000, sans originalité et de troisième zone. De plus le vocaliste n’est pas dans un registre guttural, plus dans des variations Grind. Un concert vite oublié, à l’image de celui de ANTIGOD avec un chanteur déguisé en prêtre. Là encore du Grindcore qui ne rentre pas des mes critères de prédilection.

La suite est déjà plus marquante avec LICH KING que je n’avais pas encore vu, malgré leurs nombreuses tournées en Europe. Le groupe nous balance un Crossover / Thrash tellement plus efficace que ULTRA-VIOLENCE, là il y a vraiment de la patate, ça donne envie de descendre dans le pit, alors que sur CD j’en garde pas un souvenir impérissable. Le groupe va devoir par contre essuyer une coupure son qui va empiéter sur leur set (on est pas en salle, il est difficile de rattraper le retard). A revoir avec plaisir.


Le Slam Death, j’ai longtemps traîné dans cette scène, j’ai longtemps aimé cette scène, avant de me lasser et de me sentir perdu. En effet, j’ai découvert le genre il y a presque 8 ans, même si la scène était déjà très stéréotypée, elle n’était pas aussi surchargée en sortie qu'à l’heure actuelle, notamment à cause d’un genre qui s’est vraiment développé, même si pas nouveau pour autant, le Slamming Deathcore. C’est une version dépoussiérée du Slam de la fin des années 2000 avec des éléments ultra modernes, et un joli packaging (le même principe que le Deathcore moderne grosso modo). Ça a permis de remettre au goût du jour le Slam, et même de l’imposer comme un courant de mode : même en France aujourd’hui on écoute du Slam, ou tout du moins les petits jeunes pensent en écouter. Tout ça pour introduire le groupe suivant, phénomène du nom de VULVODYNIA. C’est un de ses groupes qui a explosé sans prévenir et qui fait hérisser les cheveux des vrais fans de slam. Évoluant dans un univers fluo, entre chant Deathcore, riff Slam et grosse production, c’est le combo idéal pour remplir une fosse, même à l’OEF. Le public présent en masse est ultra réceptif et se lance dès le premier titre dans un circle-pit au rythme des riffs, dans la grande tradition des concerts de Slam. Il faut bien l’avouer, même si j’écoute le groupe depuis ses débuts et que j’ai toujours trouvé ça très très moyen, en live c’est foutrement divertissant (oui, mon taux de crédibilité baisse de plus en plus), et très carré. Les moshparts font le taff, on regrette juste que le côté Deathcore soit trop poussif et surjoué. Une coupure de son aura lieu en début de set, sans pour autant perturber la prestation.

Retour aux valeurs sûres, et à mon premièr amour, le Goregrind ! Direction les Espagnols de GRUESOME STUFF RELICH qui ont trop bouffé de IMPETIGO et de film d’horreur ! Un régal que de les revoir en concert tant ils maîtrisent à la perfection le son old-school et le côté groovy ultra sérieux, le tout accompagné d’un pitch-shiffter du plus bel effet ! De plus le groupe nous a gratifié cette année du chef d’oeuvre Cannibalized!, un album qui nous rappelle qu’on peut faire du Goregrind très Rock'n'roll à l’ancienne sans tomber dans le groovy Goregrind pipi caca ! Une belle leçon en tout cas, malgré une affluence pas très nombreuse.

La suite avec LOBOTOMIA, qui compte dans ses rangs un chanteur aux airs de Max Cavalera. C’est grosso modo du Crossover avec l’accent sur le Punkhardcore, dans la lignée de la scène Brésilienne. Enchaînement avec FLESHCRAWL, le groupe le plus Suédois d’Allemagne, qui propose là un très bon set qui écrase haut la main la prestation très moyenne de GRAVE deux jours plus tard. En plus les gars nous balancent "The Day Man Lost" de CARNAGE. C’est clairement un groupe que je dois creuser sur CD.

Je vais également enchainer deux concerts sans grande connaissance des groupes, tout d'abord AXIS OF DESPAIR qui balance un Grind très Hm-2 en mode ROTTEN SOUND, donc forcément gros gros son (d’ailleurs ces derniers étaient dans les gradins pour regarder le set). A noter que le guitariste avait la main dans le plâtre, c’est pas courant. Bonne surprise de la part de ACIDEZ, qui propose un Street Punk (look inclus) bien plus intéressant que sur CD (je trouve ça vraiment nul d’ailleurs sur galette), ça donne envie de se frotter dans le pit, à l’image du chanteur de LICH KING déchaîné qui enchaîne les stage diving.

Là le niveau monte d’un cran, on assiste à l’un des plus gros groupes de l’affiche, et comme à chaque fois, Matt Harvey nous présente GRUESOME comme un tribute / cover band de DEATH. De toute façon rien de nouveau, à part si vous habitez dans une grotte, on connait tous ce nouveau groupe de Floride qui a réussi à conquérir grand nombre (sauf les ronchons qui aiment pas les copies). Le All Stars band nous propose encore une fois que ses classiques, avec la part belle à son premier opus. C’est un déluge de skank beat, d’hymnes ("Savage Land", "Trapped in Hell"...), et de riff rip-off à la band de Schuldiner, et moi ça me convient parfaitement, pour la quatrième ou cinquième fois que je les vois ! Le groupe opte en live pour un son des plus brut et old-school, ne mettant pas autant en avant les solos et passages mélodiques comme sur album. Et puis on a aussi eu le droit à une reprise de "Pull the Plug", la classe.

Maintenant place à la bête de foire, GUTALAX ! Découvert en 2011 avec le premier album Shit Beast, c’était une de ces énième sortie du label Bizarre Leprous, la sortie qui passe inaperçue, ça m’a pas empêché d’user l’album, c’était l’époque ou je découvrais cette scène, j’étais jeune, et le cul entre deux chaises entre un amour pour le Goregrind old-school et le groovy Goregrind débile. Aujourd’hui j’ai choisi mon camp, mais ça m'empêche pas d’aller faire la chenille sur des groupes pipi caca par nostalgie et par plaisir coupable. Sauf que GUTALAX, je peux plus ! Après les avoir vu bien 10 fois dans autant de pays différents, ça devient difficile d’apprécier, même pour la blague. Et il faut dire que depuis c’est devenu vraiment un phénomène qui dépasse toutes les frontières ! On a tous un pote qui aime ce groupe alors qu’il a jamais posé une oreille sur toute les autres merdes similaires. Résultat des courses c’est archi blindé, on est compressé entre des centaines d’objets gonflables et des gens qui dansent sans même que le concert commence. GUTALAX c’est l’équivalent de ULTRA VOMIT au Hellfest, tout le festival est là pour faire la teuf ! Le groupe commence à jouer, c’est invivable, j’ai tout simplement pas vu un seul membre du groupe tellement il y avait de monde sur scène. Et le groupe à gentiment opter pour un son très Hardcore / Metalcore, presque NASUM, en mettant bien en avant les breaks. De toute façon ça à jamais était un groupe bien sale, ils ont toujours eu une production bien clean (sauf sur le split avec SPASM) mais là c’est flagrant, et c’est pas le feat avec Julien de BENIGHTED qui va changer la donne.
J’ai vraiment passé l'âge pour ça, et je préfère de loin écouter des groupes pires, mais qui possède au moins des vrais éléments Goregrind.

En parlant de Goregrind, voici le meilleur concert du jour, EXHUMED ! Là pas de brosse à chiotte ou de pig-squeal pour ado, là c’est une rétrospective sur le début de carrière du groupe qui va nous donner une leçon Carcassiene à l’ancienne ! Deuxième concert pour Matt de la journée, accompagné de sa bande, dont le charismatique Ross Sewage pour nous assommer d’une heure de classique comme "Necromania", "Limb for Limb", "Open the Abscess"… Avec un jeu de scène très grand guignol comme les concerts de GHOUL, avec un médecin légiste à la tronçonneuse qui vient étriper quelques mannequins et nous déverser du sang. Un très grand show consacré uniquement au début de carrière du groupe, on pourra quand même regretter l'absence du titre "Torso" et de son sample culte.

Place à une institution, les légendaires SUFFOCATION, influence majeure de tout une partie de la scène Death (Brutal Death, Slam Death, Deathcore) et qui distribue toujours quelques mandales à chaque concert. Pour cette tournée c’est le retour de Ricky (de DISGORGE, entre autre) plutôt méconnaissable sans ses cheveux, et tant il a adopté le jeu de scène de Frank (j’avais eu un doute au Hellfest, pensant encore une fois à un nouveau chanteur) et surtout tant sa voix était tellement plus Disgorgesque sur la tournée en 2015. Le concert est bon mais sans plus, ça fait juste le taff. La setlist est la même que sur le reste de la tournée, avec les classique "Effigy of the Forgotten", "Piece from Within", les titres très moshable du dernier album ("Clarity Through Deprivation"), et le classique de fin par "Liege of Inveracity" (et sa moshpart monumental pour casser des bouches en mode New York), "Catatonia" et "Infected the Crypts". De toute façon un concert moyen de Suffo reste un très bon set, surtout depuis que les gars ont décidé de mettre des breaks dans tout les titres en live.

D’habitude le festival clôture toujours sa journée du jeudi par une tête d’affiche, mais là elle propose encore un groupe, DAYGLO ABORTIONS, qui nous propose du Rock'n'Roll très speed et punk pour cette fin de soirée. Je viens de lire sur le net que c’est un groupe actif depuis le début des années 80, j’avoue êtes passé à côté depuis toutes ces années. Je donnerais peut êtres une chance sur CD au groupe, mais pour le moment c’est l’heure d’aller se coucher, car les deux prochains jours sont particulièrement long (de 10h à 3h), je loupe donc tous les spectacles de performances (SM, suspensions, mutilations…) car ça se renouvelle que très peux d’année en année (c’est les mêmes artistes) et que ça ne m'intéresse pas. 


Report Jour 1


Report Jour 2

par Mold_Putrefaction le 01/08/2018 à 08:11
   277

Commentaires (3) | Ajouter un commentaire


joelindien
@94.199.125.58
01/08/2018 à 10:38:06
20 groupes en une journée ! t'as vraiment la foi, chapeau bas !

Humungus
membre enregistré
01/08/2018 à 17:07:55
"On connait tous ce nouveau groupe de Floride qui a réussi à conquérir grand nombre (sauf les ronchons qui aiment pas les copies)".
J'en suis...

Jus de cadavre
membre enregistré
01/08/2018 à 18:07:10
Ouais Suffocation sur scène c'est la branlée assurée... Un SUFFO et au lit quoi... Pardon... Je sors...

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J'aime et j'aime pas Machine Head suivant les albums, mais en live c'est très bon.


Très belle pochette.


Machine Head a quand meme m'y un bon coup de pied au cul a pas mal de monde sur Burn My eyes.

Le reste n'a rien d'extraordinaire, sauf le second et the blackening qui sont de bon défouloir.

Les deux albums Neo c'est du pompage pour surfer sur la vague.


Machine Head a quand meme m'y un bon coup de pied au cul a pas mal de monde sur Burn My eyes.

Le reste n'a rien d'extraordinaire, sauf le second et the blackening qui sont de bon défouloir.

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Excellente nouvelle


Arrêtez, merde, je me prends un sale coup de vieux à cause de vous ! ^^


Il était meilleur dans VIO-LENCE, c'est clair...


Achat obligatoire !! Même si je l'ai en vinyle d'époque, hé, hé...


AH AH AH !!!
Superbe vanne de quarantenaires effectivement...


Buck Dancer + 1.


J'ai jamais aimé, ni même en encadrer Machine Head et j'ai pourtant essayé. En plus Robb Flynn me paraît insupportable sur scène.... Mais 3h30 de concert et ça sur quasiment toute les tournées c'est RESPECT.


Merci pour la piqûre de rappel sur la sortie de ce nouvel album, dont j'étais passé à côté. A l'écoute du titre sorti il y a quelques semaines, Chritus manquait, mais le côté un peu plus direct du morceau n'était pas fait pour me déplaire. J'espère, en tout cas, un aussi bon album que le(...)