C'est avec un souvenir très positif de SEPTICFLESH au Fall Of Summer (malgré une météo peu clémente), et l'envie ferme de revoir INQUISITION une troisième fois dans cette salle, que je me rends au CCO de Villeurbanne pour assister à cette date qui, sans être annoncée sur le tard, est tombée comme ça, sans prévenir, il y a quelque mois. Excellente surprise donc de savoir que l'année concert commence en grande pompe avec ces deux groupes à la réputation grimpante. Peu fan de SEPTICFLESH, incapable de retenir les titres de INQUISITION, et dans un état second dès l’entame du concert, il me sera tout bonnement impossible de vous sortir la setlist (à part celle trouvé pour la tête d'affiche).


C'est dans un CCO déjà bien remplie donc, que nous nous engageons mon acolyte et moi, pile au moment où ODIOUS a terminé son set, nous n'en parlerons donc pas dans ce papier, trop occuper que nous étions à entamer la soirée et à faire la route. Si la salle n'est pas complète le soir-là, elle n'est pas déserte non plus, loin de là, la foule est amassée devant la scène avant même le début du set de INQUISITION, le groupe qui m'a personnellement décider à venir ce soir. En effet, le groupe est réputé pour ses prestations scéniques minimaliste mais efficace au son irréprochable, et ce, alors qu'ils ne sont que deux sur scène. Verdict ?

Sans surprise, c'est avec les deux premières pistes de son dernier opus que INQUISITION entre en scène. Et sans surprise, le show est déjà dantesque. Ambiance cosmico-macabre, show de light simple et efficace, son excellent, à part peut-être pour la guitare dans le premier quart d'heure un peu noyée sous la batterie, les deux comparses nous livrent un concert excellent comme à leur habitude. Dominée par Ominous Doctrines et Bloodshed Across, la setlist rend hommage à toute la carrière du groupe depuis 2002, et ce, toujours dans cette ambiance hypnotique et minimaliste. C'est incroyable ce que l'on peut faire avec une simple batterie et une guitare ; les Colombiens par exemple, arrivent à nous faire entrer dans leur univers ritualiste avec une simple guitare pour instrument mélodique, et cette dernière sonne comme si deux étaient présentes. Vraiment étonnant ! Enfin bref, peu de choses à rajouter pour cette quatrième fois que je vois INQUISITION, jamais décevant, toujours frappant, soufflant même, surtout lors des blasts qui sont d’une précision déconcertante, et d’une violence inouïe, le duo est une valeur sûre en live que je ne peux que vous conseiller si vous êtes un minimum fan de Black Metal, et si les groupes peu loquaces ne vous dérangent pas, car les seuls mots prononcés pour le public, sont de sympathiques "Thank You !", toujours appréciable.

Comme expliqué en intro, même si je ne suis pas fan de SEPTICFLESH, je garde un excellent souvenir de ces derniers en concerts. Pour illustrer mon propos, je vais reprendre les paroles de mon camarade, lui aussi, peu fan du quartet, qui sont : "Le meilleur son que j’ai pu entendre en live, c’est SEPTICFLESH, en première partie de AS I LAY DYING et AMON AMARTH dans un gymnase au Luxembourg" (j’ai vérifié, c’était en 2011 à Differdange). Et bien je ne peux qu’acquiescer à ces propos. SEPTICFLESH est certainement l’un des groupes au son le plus propre qu’il m’ait était donné de voir en concert. Pourtant, la musique des grecques est loin d’être la plus subtile, entre blast effrénés, riffs assassins, lourdeur Gojiresque et surtout, ces samples symphoniques épiques à souhait, il serait très vite possible de tomber sur une bouillie infâme, mais la réputation de SEPTICFLESH le précède, car tout le monde connaît, avant même d’assister à leur concert, la rigueur et la précision du son du groupe.

Bref, je tiens à préciser à nouveau que je ne suis pas un inconditionnel du groupe. Ayant pourtant écouté Codex Omega en entier, je me réjouissais de l’entame du concert, en espérant secrètement que ces derniers attaquent avec "Dante’s Inferno", et ce fût le cas. Pas besoin de plus pour enflammer le public du CCO déjà bien en forme et présent en masse. C’est donc dans une ambiance de fête que SEPTICFLESH entre en scène, bonhomie et destruction en perspective, vu le nombre de fois où le chanteur a répété le mot "Destroy" avant les breaks (gimmick très drôle pour ma part, cliché lassant pour d’autres). On se prend même à dire « Destroy » avant Spiros Antoniou, leader extrêmement sympathique et surtout charismatique, capable de soulever une foule avec bien peu de mots, les Horns et les cris d’encouragement du public en attestent. Les morceaux s’enchaînent, les vannes aussi, Codex Omega, dernier très bon effort du groupe, étant très bien représenté. Le public commence à se chauffer, et ce sera surtout deux jeunes gens qui se ferons remarquer par le groupe, Spiros n’hésitant pas à couper sa ligne de basse et chant en cours, pour rattraper les jeunes voulant monter sur scène pour slammer. Très bonne ambiance je vous disais. D’ailleurs, à partir de "Prometheus" le roadie des grecques va commencer à avoir quelques coups de chaud, enfiler son gilet de signalisation, faisant passer les slammeurs à droite, à gauche, courant, sans jamais montré aucun signe d’animosité, chapeau bas monsieur ! S’enchaînent un "Portrait Of The Headless Man" excellent, transportant grâce à ce jeu de lumière encore, ainsi que ces jets de fumée, certes gadget, mais tout de même, du plus bel effet. "Anubis" suit dans l’approbation générale et c’est avec "Dark Art" que le groupe clôture son show, sans même de rappel.

Excellente date donc que ce SEPTICFLESH et INQUISITION, deux groupes qui ne font que justifier de leur réputation montante. L’un étonnant de justesse avec bien peu de moyens, l’autre, tête d’affiche incontournable, fédérateur à souhait, que l’on soit fan ou pas. Car oui, SEPTICFLESH en live est irrésistible, troisième itération pour ma part, et je n’en suis toujours pas lassé, malgré le fait que je dois écouter un album du groupe par an. SEPTICFLESH a cette flamme en lui, une flamme naissante de grands du Metal, et franchement, il y a de grandes chances que, dans les années qui viennent, le groupe ne fasse plus la première partie de AMON AMARTH ou BEHEMOTH, mais remplisse un Transbo.

Merci aux groupes pour avoir donné leur meilleur.

Merci aux ingés sons et lumière, qu’ils soient avec le groupe ou de Mediatone, excellent travail !

Merci, bien évidemment, à Mediatone pour nous avoir donné l’occasion de voir cette très bonne date !

Setlist SEPTICFLESH :

  1. Dante's Inferno
  2. The Vampire From Nazareth
  3. Martyr
  4. Prototype
  5. Pyramid God
  6. Enemy of Truth
  7. Communion
  8. Prometheus
  9. Portrait of a Headless Man
  10. Anubis
  11. Dark Art
par Bocchi le 17/01/2018 à 12:10
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Commentaires (2) | Ajouter un commentaire


Jus de cadavre
membre enregistré
17/01/2018 à 13:01:33
Un bien bon premier live report ;)
Septic ne m'a jamais attiré mais vu les presta live ça me plairait sûrement sur scène.
Concernant Inquisition là c'est autre chose ! Tuerie ce groupe ! Hélas vu qu'une fois en live et au Hellfest en plus... et pas dans un état de grande fraîcheur : D ... mais quel groupe !

Tranbert
membre enregistré
18/01/2018 à 12:10:42
Comme quoi les goûts et les couleurs...Autant j'adore Septic Flesh sur album (même si depuis Communion ça sonne tjs un peu pareil) autant en live je trouve ça...A chier!
Aucune spontanéité, musiciens qui ont l’air de s'emmerder, bassiste avec basse inutile...bref vraiment pas mon truc. Pourtant je les ai vu 3 fois, et ça m'a tjs fait le même effet...

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Allez savoir pourquoi putain ?!?!
Aaaahhhlala ! Les fameux critiques-pisse-vinaigre... … ...


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