From Agony to Transcendence

Nephren-ka

25/06/2021

Dolorem Records

Au pays, de Candy, comme dans tous les pays, on s’amuse, on pleure, on rit, il y a des méchants et des gentils...

 

Sauf que depuis le temps de notre jeunesse, les gentils se sont fait la malle du pays de Candy, alors que les méchants y sont restés. D’ailleurs, au moment où je vous parle, la pauvre blondinette bouclée se fait méchamment sodomiser dans un fourré, par une créature difforme issue de l’imagination infecte d’un auteur porté sur la mythologie égyptienne. La culotte maculée de petites tâches de sang sur les chevilles, la gamine se fait besogner par l’ignoble NEPHREN-KA, le chibre turgescent, et l’écume aux lèvres, jouissant de sa propre perversion, et de sa condition historique de dernier pharaon de la troisième dynastie, et premier à imposer le culte du Dieu-animal. Alors, la pauvrette hurle de douleur, la taille du phallus en question dépassant de loin les capacités de son pauvre vagin et de son petit sphincter.   

   

Le concert de hurlements de de couinements de plaisir, mélangé à un brouhaha de cris gravissimes réveille tout le monde à dix bornes à la ronde, mais personne ne bouge, car tout le monde connaît la violence et la bestialité du pharaon noir, son absence totale de morale, et son appétit sans borne pour les petites chattes inexplorées. Depuis 2006, cette sale bestiole mi-homme lubrique mi-animal sadique agite l’underground et pollue de ses émanations Death tous les mondes imaginaires les plus innocents, pour imposer sa vision des choses : le monde est un cloaque, et il compte bien y régner sans partage ni capote.

NEPHREN-KA c’est l’histoire d’un monstre difforme, mais imposant de sa volonté et de sa voix. Né en 2006 du côté d’Auzon, osons-le dire, NEPHREN-KA a prononcé ses premiers borborygmes deux ans plus tard via un premier avertissement en forme de démo, Maze of the Black Pharaoh, avant de confirmer sa cruauté deux ans en aval via un court format, Revenge and Supremacy. Depuis, ses discours impitoyables se sont étoffés, et pris la forme de longue-durée, avec en première boucherie The Fall of Omnius en 2013, puis La Grande Guerre De L'epice quatre années plus tard. En 2021, c’est fort d’un renouvellement de ses membres que l’atroce bestiole s’en revient mettre tout à sperme et à sang, via un terrassant From Agony to Transcendence, dont le seul but est de vous transcender via une cure d’ultraviolence.

Et autant dire que Sébastien Briat (guitare) et Thibaud Pialoux (batterie) connaissent le sujet sur le bout du médiator et des baguettes. Accompagnés depuis 2019 par deux nouveaux branques, Dimitri Boudon à la basse et Sylvain Bayle au chant, les deux membres d’origine affichent fièrement leurs intentions, et laissent s’exprimer une vilénie accentuée par les années de silence imposées par la restructuration. Mixé et masterisé par Stefano Morabito au 16th Cellar Studio, flanqué d’un artwork signé du graphiste qui ne dort jamais Stan W Decker, From Agony to Transcendence continue le travail de sape, et ne propose que ce que les fans du groupes veulent entendre depuis le début : un Death bestial, brutal, viscéral et clinique, joué par des cadors du genre, qui refusent toute compromission ou autre concession. Et en termes de Brutal Death joué techniquement au biseau,  NEPHREN-KA n’a de leçon à recevoir de personne.

On peut d’ores et déjà dire que From Agony to Transcendence est l’album le plus solide et crédible de la formation. Sans dévier de sa ligne de conduite, le groupe et ses compositeurs ont bouché les quelques fuites au mastic, et ont consolidé un instrumental déjà fort conséquent. Les parties brutales le sont de plus en plus, la dextérité s’est encore affinée, et le jeu nucléaire de Thibaud Pialoux est encore monté d’un cran dans les tours. Autant le dire, l’homme donne le sentiment de se transcender dans un concert de fills et autres acrobaties permanentes, et ses blasts sont d’une précision exemplaire. Evidemment, me direz-vous, la sensation d‘avoir entendu ça des dizaines de fois picote un peu les oreilles, mais on ne cherche pas l’originalité en piochant un album de Brutal Death : ce qu’on cherche c’est l’efficacité, la cruauté, la gravité de ton, et la puissance de fond. Et avec ces éléments en tête, impossible de surpasser cette troisième réalisation qui s’approche dangereusement de la perfection dans le genre.

N’étant pas moi-même un grand fan du style, j’ai pris mon pied en encaissant de plein fouet ces riffs morbides et sans émotion, ces rythmiques écrasantes, et surtout, ces lignes vocales venues du fond des temps, révélant le plein potentiel de Sylvain Bayle, qui s’affirme comme le vociférateur idéal pour le groupe. Le tout se cimente d’une cohésion indiscutable, et les minutes passent sans que l’inspiration ne souffre d’une baisse de régime, nous malmenant l’âme et nous pulvérisant les organes internes. Soli propres, comme d’habitude, breaks écrasants qui rappellent le poids de la terre sur les épaules d’Atlas, et petites fantaisies personnelles qui agrémentent l’horreur générale.

Pris dans son élan, NEPHREN-KA s’est même fendu de deux reprises en bonus-track, provenant de deux univers différents. D’un côté, le « Gods of Hate » de nos nationaux MASSACRA, religieusement relu, de l’autre, le classique lapidaire du Texas « Strength Beyond Strength » de PANTERA, joué comme on décapite une centaine de pauvres chèvres, ou comme on besogne une bergère entre deux massacres. Tout ça n’apporte pas grand-chose de plus, mais démontre le bon goût de ces chevaliers du mauvais goût.

Candy est en ce moment même allongée dans l’herbe, les larmes aux yeux, et le sperme qui coule de l’anus. La pauvre est partagée entre deux sentiments, celui d’avoir connu un orgasme stellaire, et celui d’avoir été souillée par une bête sans pitié. Laissons-là se rhabiller dans la dignité.

 

                                                                                                                                                                                                       

Titres de l’album:

01. L’Abomination (From Agony to Transcendence)

02. Corioli Storm

03. L’Agonie De L’Epice

04. Sédition

05. Vision Of The Secher Nbiw

06. Levenbrech Sardaukar

07. Conspiracy For The Fall Of The Atreides And The Reclaim Of The Golden Lion’s Throne

08. Abu Dhur, le Père Des Routes Indéfinies Du Temps

09. Sea Of Sand

10. Strength Beyond Strength (PANTERA Cover)


Facebook officiel

Bandcamp officiel


par mortne2001 le 27/07/2021 à 18:24
78 %    85

Commentaires (0) | Ajouter un commentaire

pas de commentaire enregistré

Ajouter un commentaire


Derniers articles

Blood Sugar Sex Magik

mortne2001 25/09/2021

From the past

Benighted + Shaârghot + Svart Crown

RBD 22/09/2021

Live Report

Use Your Illusion I & II

mortne2001 18/09/2021

From the past

Witchfuck : le contre-pouvoir en Pologne

Simony 14/09/2021

Interview

Voyage au centre de la scène : CATACOMB

Jus de cadavre 29/08/2021

Vidéos

LA CAVE #6 : une sélection d'albums Metal Extreme

Jus de cadavre 20/08/2021

La cave

Suffocation 2014

RBD 09/08/2021

Live Report

SWAMP TERROR : La bête des marais !

Simony 16/07/2021

Interview
Concerts à 7 jours
Tags
Photos stream
Derniers commentaires
metalrunner

Très  bon album une bonne claque vivement du live .

26/09/2021, 09:12

RBD

Cette prolongation de "Surgical Steel" va certes ramener dans le camp des déçus ceux qui espéraient que ce précédent n'était qu'un tour de chauffe avant un "Heartwork II" ou un "Symphony of Putrefac(...)

25/09/2021, 22:24

Sakura

transophobe black metal

25/09/2021, 14:15

Je te sodom à l\'agent orange

@Drift : tu préfères quoi haineux? haïsseurs? Je vois en quoi en utiliser un anglicisme comme haters rend nul le reste de son propos. En tout cas, pour toi, j'ai une expression bien française : sac à merde.

25/09/2021, 14:13

drift

Encore un gogo qui parle "haters"

25/09/2021, 12:34

araf

Il est grand temps qu'ils arretent les frais

25/09/2021, 12:32

Gargan

Très futé comme commentaire. Je ne crois pas qu’il faille forcer les choses à ce niveau, sinon c’est l’effet repoussoir assuré. Faire écouter les classiques du rock / hard / heavy en crescendo, c’est déjà pas mal. Quand ta p(...)

25/09/2021, 10:30

Pine de pute

@KerryKing : espèce de gros blaireau, n'oublie pas la bière dans le biberon. Si ce sont des gros nazes comme toi qui sont les porte-flambeaux de "notre héritage", pas étonnant qu'on ne soit que rareent pris au sérieux. Et franchement, va te f(...)

25/09/2021, 07:26

Ander

Pas trop mal ce titre. J'aime bien le son de basse qui se démène derrière.

24/09/2021, 08:37

Kerry King

Vieille bonne époque, rien a voir avec le collège d'aujourd'hui, on a tous commencé avec le hard rock et differentes vagues, mais pour sauver notre héritage va falloir commencer par plus fort !Mon fils sera bercé des sa naissance part du Death e(...)

24/09/2021, 01:05

Humungus

Moshimosher + 1.

23/09/2021, 17:28

Moshimosher

Necromantia avec une seule basse, c'est plus vraiment Nécromantia... dommage...

23/09/2021, 16:08

Orphan

Et je trouve le titre de grande classe

23/09/2021, 15:28

Orphan

Excellente news !20 ans plus tard, il y a toujours un moment dans l'année où je me réécoute ANCIENT PRIDE

23/09/2021, 15:21

metalrunner

Super version James a la pêche bravo pour ces petits concerts  a prix casse .

23/09/2021, 11:41

Humungus

Alors !J'ai enfin pris le temps d'écouter tout cela cher Jus de cadavre (car j'ai moi aussi de mon côté des trucs en attente à ouïr...). Et autant le dire tout de suite, je ne connaissais aucuns groupes de ta sélection.Alors c&ap(...)

23/09/2021, 11:37

Kerry King

En 2021 plus aucun intérêt de taper sur Metallica, on leur a taper dessus suffisamment comme ils l'ont mérité sur les 20 dernières années.Voyons maintenant ce groupe comme le pondeur de 5 albums majeur de l'histoire, d'une certaine no(...)

23/09/2021, 10:30

Humungus

OUHLALALALA !!! !!! !!!J'l'avais pas vu arrivé celle-là !Le titre est lambda. Malheureusement pas de retour au "vrai son NECROMANTIA".Hâte tout de même d'entendre l'album complet...

23/09/2021, 09:44

Humungus

On peut taper allégrement sur ces mecs (moi le premier), mais ce genre d'initiative "retour aux sources et aux fans", y'a quasi qu'eux qui le font...

23/09/2021, 09:38

Bones

Je me rends compte que j'ai visionné ça comme si j'avais retrouvé un vieil objet familier dans ma cave, analysant si l'humidité avait eu prise dessus, cherchant (et trouvant) les points de rouille... Ca fait bizarre de voir ces mecs prendre autant de rid(...)

23/09/2021, 07:50